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Jean-Pierre Sturm, Auteur de théâtre

Pour cet ancien animateur de télévision et radio, se reconvertir à 40 ans, après 20 ans de carrière, était une évidence afin de suivre son rêve d’écriture. Son envie: faire rire le public! En 1988, Jean-Pierre Sturm crée JP SHOW, société de production, d’organisation de spectacles… En 2004, il révèle le talent de sa plume avec la pièce hautement acclamée Ma Commère Alfred. Depuis, il enchaine les succès de ses comédies au théâtre et, les voyages dans le monde.

Nom: Sturm Prénom: Jean-Pierre

Age:  30 ans et +  Couleur: Bleu

Dicton: “Tout arrive à qui sait attendre”

Activité professionnelle :auteur de théâtre, de séries, touche à tout

Lieu de résidence: Entre Guadeloupe et France

Contact: www.jpshow.com, son Facebook @jpshow, son Twitter @jpshow, sa chaine YouTube JPSHOW,

PARCOURS

"J'écris à tout moment! J'ai en permanence un petit carnet"

Quand et pourquoi as-tu décidé d’écrire, de mettre en scène et de produire ? J’ai toujours voulu écrire des pièces de théâtre, mais je remettais toujours à plus tard trop pris par mes activités radio et télé pour RFO. Je me faisais la main en écrivant des textes drôles pour la pub, les textes d’Albè et Léyon pour le “jambon Rio” c’était moi ! Multi cash et beaucoup d’autres, mais personne ne le savait. J’ai vraiment décidé d’écrire quand j’ai quitté RFO, mais la première pièce écrite n’a jamais été jouée à ce jour, un metteur en scène antillais réputé l’a lue, mais son appréciation m’a cassé, à me faire regretter d’avoir osé écrire. Pourtant, le directeur du théâtre Charenton de l’époque avait aimé, malgré selon lui, quelques retouches à y apporter. J’ai mis un frein à l’écriture pour me consacrer aux tournées de Jean Yves Rupert, Viviane Emigré et des pièces de José Jernidier. En 2003, en Martinique au cours d’un diner de fin de spectacle de Viviane Emigré, je commande alors à José Egouy présent, une réécriture de sa pièce à succès “Vikto makoumè”. Assuré d’avoir flairé le bon coup, je réserve des dates pour 2004 aux salles de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Paris, sentant à nouveau le triomphe de cette célèbre pièce. Mais, c’était mettre la charrue avant les bœufs, les premières pages ne me convenaient pas du tout, c’est ainsi que je me suis décidé à écrire Ma Commère Alfred !

Explique-nous ta profession. Maryse Condé lors d’une interview me disait “l’écriture vient en écrivant” elle n’avait pas tort car depuis le triomphe de Ma Commère Alfred, c’est une nouvelle passion dont je ne peux plus me passer, j’écris à tout moment ! J’ai en permanence un petit carnet sur lequel je note des répliques drôles à insérer un jour dans une pièce à venir.
Pourquoi mettre en scène ? En réalisant pour la télé la série Rigobè et Dèdète que j’ai créée, je dirigeais déjà les comédiens, c’est tout naturellement que j’ai mis en scène le premier spectacle que nous faisions tiré de la série. J’y ai pris goût, mais je ne me considère pas comme un metteur en scène de théâtre, je mets plus en espace pour que tout soit harmonieux, pour que les gags, les comiques de situation, les déplacements, l’effet visuel global soient efficaces.
Produire, c’est mon autre activité, je préfère tout maitriser de la création à la diffusion. 

Comment te vient l’inspiration? L’inspiration vient de mon observation. Pour écrire le personnage de Josué , dans “Bienvenue lajol”, j’ai pris pendant quinze jours des trains de banlieue tous les matins pour écouter le langage des jeunes de banlieue, et je prenais des notes. Pour Rigobè et Dèdète, c’est en voyant à la rue Nozières, une libanaise maltraitée son frêle mari que l’idée est venue, sauf qu’elle n’était pas forte comme Dèdète. Mais, c’est en puisant aussi dans mon entourage, après c’est la caricature poussée à l’extrême qui détermine le côté ridicule du personnage.

Jean pierre sturm
(De gauche à droite): Christian Julien, Jean-Piere Sturm, Daniel Bilong. ©Lucien Courtil

Comment s’est passée la transition professionnelle après 20 ans de carrière à la radio et TV? Après 20 ans de radio et 10 ans de télé, quand tout s’arrête, c’est la douche froide ! Un hyper actif comme moi, se retrouvait à parcourir le monde tout simplement, n’ayant rien d’autre à faire ! J’ai estimé ma mise à la retraite forcée un peu précoce. Mais, je suis quelqu’un qui ne blâme jamais une contrariété, çà devait se passer de cette façon. J’avais toujours dit à mes amis et proches qu’à 40 ans, j’allais faire autre chose. Avec le recul, il fallait que je quitte la machine RFO qui m’a broyée, pour me consacrer à ma propre production, est ce que j’aurais écrit des pièces de théâtre si j’étais resté au sein de RFO, probablement pas, car, faire de la radio et de la télé, c’est du plein temps, les gens ne s’imaginent pas l’énergie dépensée et les sacrifices à faire pour toujours être sur une grille de programme, passer à l’antenne. Pendant toutes ces années, je n’ai jamais pris de vraies vacances ! Je me suis rattrapé depuis (rires).
Quand il s’est agit de faire autre chose, j’ai décidé de relancer ma société de production que j’avais mis en sommeil pour être directeur de l’antenne radio de RFO Guadeloupe. Et c’est ainsi que j’ai commencé à produire de jeunes talents du rire, et des tas de spectacles en Guadeloupe, Martinique et Guyane et surtout en région parisienne. Parallèlement à cela, j’ai lancé en 1994 le “Bokit” et le “sorbet coco” à la Foire de Paris.

Quelle a été ta formation ? Ma formation, un DUT transport et logistique me destinais à travailler dans une compagnie maritime, ferroviaire ou aérienne. Après mon service militaire, mon premier poste fût au Havre, bon salaire, j’y suis resté une journée, j’ai pris le train retour l’après midi même après avoir vu la cantine où j’allais devoir manger tous les midis peut être pendant de nombreuses années. Dans le train je me disais, ça sera dur ! Mais, c’est à la radio que je veux bosser.

"Il me fallait lutter sans arrêt, rien ne s'est fait sans devoir batailler ferme"

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? La chose la plus difficile pour réaliser mon rêve de radio, c’est tout plaquer, alors que la route était toute tracée pour terminer qui sait avec les années, chef d’escale ou plus à Air France ou la CGM ! Un vrai métier comme dirait ma mère ! Car la radio pour beaucoup c’est un passe temps ! Je n’étais pas fait pour travailler dans un bureau huit heures et jusqu’à maintenant.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ? Les obstacles ne m’ont jamais quitté ! C’était permanent, il me fallait lutter sans arrêt, rien ne s’est fait sans devoir batailler ferme ! J’ai du faire face à d’innombrables épreuves, surmonter les impondérables de la vie, et contrer jalousie, traitrise, calomnie en tous genres. Mais, ça va ! Grâce à Dieu ! Tout ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort !

Des projets futurs ? Le projet actuel c’est ma nouvelle pièce de théâtre “Bienvenue lajol” un huis clos saisissant, une comédie hilarante qui se déroule dans une cellule de prison, loin des clichés habituels de la prison, c’est de loin ma plus belle pièce, car plus aboutie.

INSPIRATION

Quelle est ta source d’inspiration dans la vie ? Tout ceux qui œuvrent pour le bien être de cette planète et le vivre ensemble, ces rêveurs comme Martin Luther King, ou ces sages comme Amadou Hampâté Bâ. Je voudrais aussi dire, j’ai une profonde admiration et beaucoup de respect pour tous ces jeunes africains, à la recherche d’une hypothétique vie meilleure en Europe, qui traversent au péril de leur vie la Méditerranée. Tout comme nos ancêtres autrefois, ils arrivent à s’en sortir malgré tout, leur effroyable et terrible périple et le mépris des Européens à leur égard.

Si tu étais une personnalité, ce serait qui ? Je n’ai jamais voulu être quelqu’un d’autre, sinon moi en mieux.

MESSAGE

"Tout arrive à qui sait attendre"

Que dirais-tu aux guadeloupéens/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Que dire, il faut aller au bout de ses rêves, il faut se battre même si ça peut paraitre décourageant par moment ! Avoir confiance en soi ! Tout arrive à qui sait attendre.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Toutes les initiatives d’où qu’elles viennent pour faire baisser le taux de criminalité et de violence en Guadeloupe.

jean pierre sturm

“Bienvenue Lajol” le nouveau spectacle de Jean-Pierre STURM débarque en Guadeloupe dès le 22 Novembre. Plus d’infos sur www.jpshow.com.

Avant de se quitter, découvrez Jean-Pierre Sturm plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Difficile de me décrire, je laisse ça aux autres.

Que fais-tu de ton temps libre ? Mon temps libre je le passe à voyager quand je peux; Istanbul, Rome, Bruxelles sont mes villes de prédilection. J’aime écouter en boucle une musique que j’apprécie, et écrire…Flâner dans les rues de Paris et quand je suis en Guadeloupe, admirer la mer, parcourir mon pays qui m’enchante toujours.

Dans ta playlist, on trouve qui ? La “marche de l’Empereur” de Beethoven, Schubert, le “Trio N°2” Michael Jackson l’album Thriller, Véronique Samson “Amoureuse” Tout Bob Marley, MHD “Fais le mouv”, Soprano “Fresh prince”, Oleta Adams “reach out”, Eagles “Hotel California”, Tout Akiyo et n’importe quel morceau de quadrille.

Ton artiste préféré ? Michael Jackson, Véronique Samson.

Un voyage mémorable ? Une croisière dans les fjords chiliens, de Buenos Aires à Santiago du Chili, et aussi Pétra en Jordanie.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascine et pourquoi ? Tout ce qui vient de l’Afrique me fascine, et l’Egypte ancienne.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Tous ceux qui doivent surmonter un lourd handicap et qui s’accroche malgré tout à la vie.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Faire un tour du monde complet en 180 jours, il y a des compagnies maritimes qui le font.

Quelle est ta plus grande peur ? Perdre ceux que j’aime.

Un mot pour la fin ? Venez voir ma nouvelle pièce, vous allez passer un super bon moment.


Flo, Auteur et Entepreneure

Basée à Miami depuis plus de 10 ans, FLO est une rappeuse qui démontre que le hip-hop n’a pas de frontière. Anglais, créole, français…ses lyrics sont toujours gage d’un flow original. Artiste guadeloupéenne tombée dans le mouvement depuis les années 90, devant un mic ou encore des jeunes américains, son objectif reste le même: transmettre son amour de la musique et de sa culture. Le 23 Mars 2018 sortait son premier opus “A long time coming”, savoureux mélange de rap/hip-hop/kako/electro… Rencontre avec ce Talan incroyable du rap game

Nom: FLO Couleur: Pink et turquoise pour le summer, j’aime bien la couleur corail aussi.. sinon les couleurs de terre, le vert le marron, mais aussi le noir!

Dicton: Sé kouto sèl ki sav sa ki ni an kè a jiromon

Activité professionnelle :Auteur & Entrepreneure

Lieu de résidence: Miami

Contact: son Instagram, son Twitter, son YouTube, son Facebook @gwadaflo

Prix: Participation aux Bet Hip Hop Awards 2007,  dans la Cypher (freestyle) #3

PARCOURS

"Arriver à mélanger toutes mes sources d’inspirations musicales était le challenge"

Quand as-tu décidé de devenir rappeuse et pourquoi? Je n’ai pas vraiment décidé… Quand la culture Hip Hop est arrivée à moi fin des années 90, j’y ai vraiment adhéré puis progressivement j’ai participé à cette culture en tant que rappeuse. Après pourquoi j’ai choisi de m’investir de façon plus professionnelle au fil des années, c’est parce que j’en avais fait une discipline qui regroupait pas mal de choses qui m’intéresse. De l’écriture au design ou de mon travail en tant qu’éducatrice au marketing. Et puis surtout, je prends mon pied. Tant que créer de la musique restera un kiff, je continuerai à en faire.

Trois mixtapes, plus de 10 années aux États-Unis, des programmes éducatifs*, etc. Comment gères-tu cela ? Le 23 Mars, j’ai sorti mon premier album commercial il s’intitule « A Long Time Coming » on y retrouve des featurings tels que Dominik Coco, Jean-Michel Rotin ou Wozan Monza sur des compositions d’Exxòs et de Staniski sur un titre. Le 31 Mai à Lakasa (Guadeloupe), j’ai invité du beau monde à un showcase privé de présentation du projet, qui a reçu un accueil très chaleureux. Alors tout cela est la consécration de pas mal de projets effectivement: 3 mixtapes et un premier projet street album « Aflowdiziak » qui a vraiment laissé sa marque sur l’underground Hip Hop Kréyòl Gwada. Beaucoup de singles aussi sur toutes les plateformes digitales et des clips de qualité avant la sortie de l’album « A Long Time Coming » m’ont permis de créer ce momentum pour mon premier album. La gestion c’est surtout de savoir s’adapter car aujourd’hui les choses bougent vite surtout dans l’industrie de la musique. Et puis, bien s’entourer. Big up au passage à Naïka d’Ikone Caraïbes, au Kako Label, à Reedan, Xavier Dollin et Street Jam!

Raconte la genèse de ton projet. J’avais effectivement sorti pas mal de mixtapes sur des instru connues (Face B) ou aussi des titres originaux. Cependant, quand j’ai pensé à cet album, je voulais réussir à créer des sonorités qui me représentent vraiment (pas que mon côté Américaine ou Caribbean). Arriver à mélanger toutes mes sources d’inspirations musicales était le challenge. Petit à petit, en créant j’ai filtré les choses jusqu’à ce que je me retrouve avec beaucoup de morceaux qui fonctionnaient bien avec Exxòs. Alors on s’est concentré sur notre alchimie et tout naturellement l’album a pris forme progressivement…C’est ainsi qu’on retrouve le titre « When you come around » avec Jean-Michel Rotin qui a une influence Zouk R&B, « An Rèv An Mwen » avec Dominik Coco qui mélange un son Kako avec des batteries Rock ou des vibes Reggae-Hip Hop avec Djahibre sur le titre « One Love ». La fondation Hip Hop est bien là, avec une couleur Electro et Afrobeat Kako style !

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Je suis encore en train de rêver de pas mal de choses que je n’ai pas encore accomplies. Mais jusqu’à présent, le plus dur je trouve c’est vraiment d’être le leader de son propre rêve tout en arrivant à bien s’entourer, enfiler plusieurs casquettes à la fois dans des projets en auto-prod… Sans relâche, s’armer de patience et de persévérance pour arriver au bout de chaque étape. Pas toujours évident sans label ou de trouver des partenaires qui jouent le jeu.

 

*Reportage de France Ô “FLO, la rappeuse militante” à visionner ici

"Les principaux obstacles que j’ai pu rencontrer venaient plutôt de moi-même"

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie? Comment les as-tu surmonté? Les principaux obstacles que j’ai pu rencontrer venaient plutôt de moi-même. Certaines peurs, des doutes qui ont bloqué ma progression, ont pu parfois me faire perdre de belles opportunités. Je les ai surmontés en devenant de plus en plus consciente de tout cela justement, et en arrêtant de pointer le doigt sur les autres quand les choses n’allaient pas dans le sens que je voulais.

Quelle a été ta formation? J’ai un Bachelor en Journalisme et Communication de masse. Je suis également autodidacte en infographie.

Quelle est ta plus grande peur ? Pas fan du tout des animaux rongeurs en tous genres, pour ne pas citer mon ennemi principal lol.

Des projets futurs? Pour le moment le développement de cet album « A Long Time Coming » avec de nouveaux marchés à conquérir, tels que les States, l’Afrique, la France ou encore le reste de la Caraïbe. Ainsi que, la préparation de la sortie du prochain single « Work it », titre composé par Staniski!

flo
Crédits photo: Xavier Dollin

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Dans la vie, mes parents avant tout. Je peux toujours me référer aux valeurs qu’ils m’ont inculquée pour prendre certaines directions ou gérer des situations difficiles. Puis, plein d’autres personnes m’inspirent: certains amis pour leur façon admirative d’élever leurs enfants et des créatifs en tous genres qui poussent leurs limites. 

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui? Pourquoi? Je dirais Assata Shakur pour le coté révolutionnaire à n’importe quel prix de cette militante ou Angela Davis pour le féminisme black et la résistance par le savoir.

Quelle est ta principale source d’inspiration? Comme mon écriture est relativement introspective, du coup quand je prends le temps de faire face à certains sentiments, des peurs ou juste des situations qui peuvent être difficiles ou pas, c’est à ce moment que je suis plutôt inspirée. Ma principale source d’inspiration me vient des interactions que j’ai avec les gens, de mes sentiments sur certains sujets de société, de mes propres cheminements.

Flo
Crédits photo: Adéola Bambé

MESSAGE

"Nos peurs sont nos limites, donc c’est important aussi de ne pas négliger la construction d’une belle spiritualité pour nous accompagner dans nos rêves"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves? Les plans sont les plans et c’est bien d’en avoir. Mais la capacité d’acceptation et d’adaptation aux plans qui n’ont pas marché comme on voulait est selon moi la clé pour atteindre certains rêves. Chacun son timing, on dit souvent « sky is the limit » mais je crois que nos peurs sont nos limites, donc c’est important aussi de ne pas négliger la construction d’une belle spiritualité pour nous accompagner dans nos rêves.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne? En un mot je dirai responsabilisation, car personne ni aucun système ne le fera pour nous. Travail et amour, écoute et tolérance…la base quoi!

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu? J’aime beaucoup les actions associatives de proximité qui favorisent le lyannaj intergénérationnel et la santé publique.

Un mot pour la fin? Merci à TAN pour cet entretien et à vos lecteurs. Je vous invite à découvrir mon univers à travers mes clips vidéos sur youtube.com/freemyflo. Take care!

Album disponible en physique en Guadeloupe à la Fnac de Collin Petit-Bourg ainsi que sur iTunes,
Spotify et Deezer.

Avant de se quitter, découvrez FLO plus en détails: 

PORTRAIT

Flo
Crédits photo: http://thesystemlife.com

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Small island girl with big city dreams!

En un mot? F.L.O. (F.or L.overs O.nly)

Que fais-tu de ton temps libre ? J’essaie d’être libre de mon temps Freemyfloo! (rires) En général j’en profite pour me reposer, me mettre à jour sur mes séries Hulu, regarder des interviews, des clips et quelques gossips sur YouTube. Cette année, j’ai commencé le crossfit donc c’est ma routine sportive, je cuisine un peu… J’aime bien faire des concerts, des festivals, un petit match NBA de temps en temps, des expo d’art. Les plages et rivières, la famille… si je suis au péyi c’est un must!

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Les énergies positives et négatives coexistent donc je crois que maintenant plus ça va plus j’essaie de prendre du recul sur des situations irritantes, et de me nourrir des expériences positives. Heureusement que chaque jour on peut toujours faire mieux qu’hier… ou pas! Lol.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Ces temps-ci j’écoute tous les derniers projets avec Kanye (Nas, PushaT, Kid Cuddi…) Le dernier de Rae Sremmurd, le ASAP Rocky, et j’ai commencé á écouter Book of Ryan de Royce Da 5’9 … Sinon j’adore le dernier album de Solange, j’aime bien SZA, la bande sonore de Black Panther, beaucoup de west coast… Kendrick, Nipsey Husslte, YG, The Game… aussi du Dave East, Cardi B, A Booggie, Rapsody, Jhené Aiko, Miguel, Anderson .Paak, Chonixx, Jidena, Jean-Michel Rotin, Fabolous, du jazz du reggae et plein d’autres…

Ton artiste préféré ? Beaucoup pour n’en citer qu’un alors, Lauryn Hill, Nas, Tupac, Missy etc.

Ton repas préféré ? J’aime beaucoup la cuisine thaï… Pas vraiment de repas préféré, je suis gourmande j’aime beaucoup de choses… En cuisine locale, je dirais le fricassée de lambi. Et tout ce qui est poisson et fruits de mer en général.

Un voyage mémorable ? Un voyage en Californie á Oakland quand j’étais ado. Je crois que c’est vraiment à ce moment que mon envie de vivre aux USA s’est renforcée. J’étais dans une famille afro à la Cosby show avec 2 filles dont une un peu plus âgée que moi qui voulait me montrer la life! J’ai vraiment aimé la vibe à Oakland.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? A travers mon expérience je réalise vraiment la richesse de chaque culture et comment elles coexistent en général et aussi en nous. Beaucoup des cultures du continent Africain et des régions de la diaspora où la colonisation a eu lieu me fascinent car on peut s’y retrouver soi-même d’une autre manière…

Des habitudes bizarres ? (Rires) Je peux être un peu maniaque en tant que bonne vierge née en Septembre, mais rien de bizarre…Enfin pas à ma connaissance, lol!

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Les enfants et Mère Nature.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Un peu cliché mais je me dis qu’au final chaque matin, quand je me réveille je vis mon plus grand rêve. Nous vivons tous une réalité unique par la nature même de nos génomes. Donc le plus grand rêve qu’on peut vivre est celui qu’on se laisse à imaginer. Pour être pragmatique, je dirais que de pouvoir voyager sans limites et voir du pays, des cultures c’est quelque chose qui pourrait représenter «vivre mon plus grand rêve».


Jessy Schuster, Journaliste

A 18 ans, elle quitte sa Guadeloupe natale pour vivre son “propre rêve”: étudier aux USA et devenir journaliste. Vingt ans plus tard, Jessy Schuster est une journaliste aguerrie, ainsi qu’une productrice et présentatrice reconnue par ses pairs. Celle qui oscille entre Miami et la Guadeloupe, est avant toute une amoureuse de la vie…et du Carnaval. Son dernier (et 4ème) documentaire, MAS, crée le pont entre le Carnaval de son île et celui de Trinidad-et-Tobago. Il était d’ailleurs en lice à l’édition 2018 du Nouveaux Regards Film Festival de Guadeloupe. Rencontre avec ce Talan on fire.

Nom: Schuster Prénom: Jessy

Age:  38 ans  Couleur: Bleu

Dicton: You have one life, there is only one you. Make it count.

Activité professionnelle : Journaliste/Présentatrice/Productrice

Lieu de résidence: Miami/Guadeloupe

Contact: son instagram @jessy.schuster

Prix: Best Journalism Student – Nomination au Soca Award for Best New Artist – Who’s Who list

PARCOURS

"Atteindre les buts fixés est parfois amer quand on ne peut pas célébrer ces moments de réussite avec ceux qui comptent dans sa vie"

Quand as-tu décidé d’être journaliste? Dès l’âge de 7 ans. J’étais fascinée par la télévision et les reporters. La manière dont ils racontaient des faits divers ou « breaking news » et que le monde était à leur écoute. Ils donnaient une voix à ceux qui n’en avaient pas. Je me créais mes propres émissions imaginaires, j’interviewais ma famille, mes amis, des étrangers. C’est devenu concret le jour où j’ai reçu ma première caméra à 14 ans. Je filmais tout autour de moi. 

Comment te viens l’inspiration pour créer? Elle vient quand je regarde autour de moi et que je garde mon esprit ouvert aux autres, quand j’écoute les histoires de vie, quand je vois les gens interagir, discuter, danser, parler. La nature m’inspire aussi. Et bien sûr les émissions, les films et le cinéma sont des sources d’inspiration constantes.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Être loin de mes proches. Atteindre les buts fixés est parfois amer quand on ne peut pas célébrer ces moments de réussite avec ceux qui comptent dans sa vie. Devoir faire les bons choix aussi a été difficile, car parfois on veut tellement une chose que l’on ne prend pas le temps de se demander si cette chose est faite pour soi.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie? Comment les as-tu surmonté? L’apprentissage d’une nouvelle langue a été difficile au début car s’exprimer dans la vie de tous les jours en anglais est une chose, mais refaire toute une scolarité dans une langue étrangère en est une autre! Imaginez les cours de biologie et physique en anglais! Les Etats-Unis sont une terre d’opportunité mais c’est un travail acharné avec en plus, une dose de compétition extrême. Parfois, il faut faire les choix de sacrifier ses valeurs et ses principes mais j’ai décidé très tôt dans ma carrière de ne pas le faire, donc certaines opportunités se sont fermées à moi. J’ai pu affronter cela car j’ai toujours su ce que je voulais accomplir et j’ai réalisé que la base de mon éducation en Guadeloupe est ce qui me démarquait aux USA. Me fondre dans ce moule et rentrer dans la Matrix Américaine n’était pas la solution pour moi. Donc je suis restée fidèle à mon essence tout en évoluant et apprenant des expériences autour de moi.

Quelle a été ta formation? Je suis diplômée de l’Université de Miami d’une Licence en Journalisme et Science Politiques avec option en Business et Multimedia. L’an dernier, j’ai obtenu un Certificat de Spécialiste en Communication Intégrée.

"La base de mon éducation en Guadeloupe est ce qui me démarquait aux USA"

Quelle est ta plus grande peur ? De ne pas avoir eu le temps de faire tout ce que je voulais entreprendre dans ma vie. J’avais une liste que je voulais finir avant mes 30 ans. Je l’ai faite, et parfois je me dis que prendre son temps est aussi une bonne chose sinon on peut devenir un peu blasée ou stressée à force de courir derrière les choses comme une « check-list » à finir. La vie en elle-même est l’aventure à vivre.

Des projets futurs? Oh oui! Plein. Partir au Pérou, mon émission télévisée, du bénévolat, un 5ème documentaire.

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Ma mère. Elle a le don de relativiser, ce qui lui donne la force de toujours essayer de nouvelles choses quelque soit les défis. Essayez donc de dire «non, ce n’est pas possible» à ma mère… Elle vous démontrera par a+b comment, non seulement c’est possible, mais avec le sourire et la gaîté.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui? Pourquoi? C’est une question difficile car nous avons toutes nos propres destins et j’ai du mal à subtiliser celui d’une autre et me l’approprier. Ce serait une femme si je devais choisir.

Quelle est ta principale source d’inspiration? La femme de manière générale. Je suis épatée par tout ce que nous accomplissons tous les jours. Dès que j’ai besoin d’inspiration, j’ouvre mon livre des Everyday Women Extraordinary Things, les histoires des femmes de tous les jours qui ont fait des choses extraordinaires. Je me dis si elles y arrivent, je ne peux pas me plaindre, donc je peux le faire. Yes I can!

Interview de l'historien trinidadien Gérard Besson pour le documentaire MAS de Jessy

MESSAGE

"Le monde ne s’arrête pas a nos soucis quotidien, à notre ile, à nos problèmes. Il y a beaucoup plus et on peut accomplir beaucoup en ouvrant son esprit"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves? Apprendre à se connaître soi-même et surtout d’ouvrir leur esprit. Le monde ne s’arrête pas à nos soucis quotidiens, à notre île, à nos problèmes. Il y a beaucoup plus et on peut accomplir beaucoup en ouvrant son esprit. N’ayez pas peur de penser différemment, d’être moins conforme, de montrer vos émotions et de vous servir de votre particularité pour accomplir vos rêves. Oubliez le «mais ici, c’est comme ça», soyez l’instrument du changement sociétal que vous demandez. Oui, il faut bosser, oui il faut donner pour recevoir. La vie des réseaux sociaux est une vitrine, n’oubliez pas que tout ce qui brille n’est fait d’or. Vous avez un trésor en main, vous avez été élevés en Guadeloupe, et les valeurs que vous avez acquises vous serviront toute votre vie.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne? Revaloriser qui nous sommes. Pour avoir voyagé, travaillé ailleurs et côtoyé des étudiants internationaux, entrepreneurs, collègues et autres, nous avons une force incroyable en Guadeloupe. Une connaissance que nous ne réalisons même pas, car pour nous c’est normal. Notre éducation scolaire jusqu’au lycée est bien meilleure que celle des Etats Unis, notre débrouillardise nous permets de trouver de solutions à des problèmes plus rapidement dans la vie de tous les jours. On côtoie la nature et on a un respect de l’environnement que l’on ne retrouve pas ici. Exemple concret: après les cyclones à Miami, les gens devenaient fous au bout de 2 jours sans clim et électricité avec les magasins fermés. J’ai coupé des cocos, dormi à la belle étoile et j’ai fait un petit feu pour cuisiner ce qui me restait de mon frigo! Merci Guadeloupe. Protégeons notre ile, construisons ensemble, consommons local, soutenons les artisans, aidons vos voisins, conseillons les plus jeunes, et arrêtons de nous battre entre nous car ça nous empêche de regarder l’horizon et de construire des projets ensemble.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu? J’admire ma voisine qui continue à faire son marché chaque matin sur la place de la Victoire. J’admire mes amies qui sont revenus en Guadeloupe et ont ouverts leurs entreprises alors que tout le monde leur disait qu’elles «étaient folles de rentrer». J’admire les jeunes qui osent dire «non» quand il le faut. J’admire la jeune fille Guadeloupéenne qui a compris qu’elle n’a pas à suivre ce rôle que notre société nous a imposé pendant si longtemps, et qu’elle aussi a droit de poursuivre ses rêves. J’admire ceux qui demandent de l’aide psychologique quand ils en ont besoin, j’admire l’homme qui pleure car il n’a pas honte de montrer ses sentiments. J’admire la personne qui va aider son compatriote qui se fait agresser, celui qui aide la personne âgée à traverser la rue, celui qui emmène des vêtements et des repas à St Vincent de Paul par exemple.

Un mot pour la fin? Faites de vos vies un tableau de collection et si vous pouvez toucher d’autres tableaux avec les couleurs de vos peintures, assurez-vous que c’est pour les embellir et non les détruire.

Avant de se quitter, découvrez Jessy Schuster plus en détails: 

PORTRAIT

Présentatrice de la parade du Mardi Gras 2018 sur la chaîne Guadeloupe 1ère

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Optimiste, tenace, créative, têtue, “don’t take no for an answer”.

En un mot? Fire (NDLR: anglais de feu).

Que fais-tu de ton temps libre ? Découvrir de nouveaux restaurants (elle en parle davantage à Food’îles ici), faire du yoga, sortir danser, faire du volontariat et rêver en regardant le ciel.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Tout d’abord la reconnaissance, ensuite je prends le temps de savourer la sensation de bonheur.

Et une situation irritante ? D’abord respirer plusieurs fois et essayer de régler le problème tout en le mettant en perspective par rapport à des choses beaucoup plus graves.

Dans ta playlist, on trouve qui ? FreshlyGround, Salif Keïta, Machel Montano, Dominique Coco, Annie Martin, Otis Redding, Sting, Moune de Rivel, Nicky Jam.

Ton artiste préféré ? J’en ai un pour chaque style de musique…

Ton repas préféré ? Fricassée de lambi pour le Guadeloupéen et Pfannis pour l’Allemand..

Un voyage mémorable ? La Thaïlande. J’ai même songé à y déménager.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? L’histoire de l’Egypte Ancienne. J’ai grandi avec cette fascination de l’Egypte et j’ai ensuite étudié l’archéologie. L’avancée technologique et surtout le rôle essentiel de la femme de l’Egypte Ancienne m’inspirent. Je m’y suis rendue aussi et je me suis sentie connectée à ce lieu.

Des habitudes bizarres ? (rires) Quand je mange des cookies, je les mets d’abord au congélateur! J’ai le talent de dormir en transport de manière instantanée! Ca compte comme talent étrange, non ?

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Voir le soleil se lever chaque jour, la pluie tomber et écouter le vent. Quelque que soit ce qui se passe dans le monde, ces trois choses se produiront toujours donc ça me donne l’espoir en la nature et donc la vie.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Voyager pendant 1 an avec un sac au dos et écrire un livre.

jessy schuster
jessy schuster

Teaser de "MAS" par Jessy Schuster


Annélia Théodose, Créatrice de mode

Osez être celle que vous désirez être” c’est le proverbe de SweetSecret, marque de mode créée en 2010. A sa tête, Eshe, mieux connue sous le nom d’Annélia Théodose, scande une féminité cosmopolite et affirmée à travers des pièces raffinées et uniques pour sublimer la Femme. Celle qui vient de dévoiler sa 6ème collection Blooming Summer, épouse avec brio la définition de l’autodidacte. Rencontre avec cette jeune femme originaire de la Guadeloupe et…du Gabon!

Nom: Théodose Prénom: Annélia

Age:  30 ans  Couleur: Je les aime toutes (rires)

Dicton: « Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu au jour où être fort est ta seule option. »

Activité professionnelle : Créatrice de mode

Lieu de résidence: Libreville, Gabon

Contact: www.sweetsecret.fr, son facebook @sweetsecretoff, son instagram @sweetsecretofficiel

Prix: Meilleur Styliste Gabonais (2016)

PARCOURS

"J'essaie de rendre les femmes heureuses"

Quand as-tu décidé d’être créatrice? J’ai toujours aimé la mode, entourée de femmes stylées sans complexe. Je faisais des défiles petite (rires). J’ai fais un BTS communication des entreprises en me disant que je travaillerais pour un magasine de mode ou dans l’événementiel mode. Mais en arrivant à Paris, je ne me voyais pas m’asseoir dans un amphi ou un bureau… Mon côté artistique a pris le dessus alors j’ai intégré une école de stylisme/modélisme!

Explique-nous ta profession et ton parcours? J’essaie de rendre les femmes (en particulier) heureuses! Je crée des collections selon mes états d’âmes et avec l’influence des tendances. Je dessine, je choisis mes matières avec mon équipe, on se met d’accord sur le montage des pièces et voilà!

Guadeloupéenne et gabonaise…comment s’exprime ta double culture dans ton art? Par les coupes surtout, et bien sûr le choix du pagne ou wax sur les pièces. La robe à cors revisitée apparait souvent dans mes modèles. Dans ma première collection Let me be a sweetsecret (sortie en 2013), j’y avais aussi intégré du madras (NDLR: Avant de repartir au Gabon, la styliste a vécu plus de 13 années en Guadeloupe).

Raconte-nous la genèse de SweetSecret. Durant ma deuxième année d’école de stylisme/modélisme, j’ai décidé de créer la marque sans vraiment savoir quelle direction prendre. Étant donné que le monde de la mode à Paris est très fermé -et plutôt saturé- j’avais déjà en tête de rentrer au Gabon pour lancer mon petit atelier, et surtout me perfectionner avec l’expérience. J’ai commencé par travailler avec un jeune styliste Gabonais puis, progressivement avec ma notoriété montante, je me suis lancée seule! Chaque jour, je me bats pour conquérir de nouveaux marchés.

Quelle a été ta formation? Trois ans de stylisme/modélisme à l’école parisienne MJM Graphic Design puis j’ai appris sur le tas.

"Chaque jour, je me bats pour conquérir de nouveaux marchés."

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? De se faire un nom (même si il me reste du chemin) et d’affronter la critique.

Quelle est ta plus grande peur ? Avant qu’une collection ne sorte j’appréhende son impact « ça plait? ça ne plait pas? »

Des projets futurs ? J’ai déjà une boutique et un atelier au Gabon. Pour la suite, j’aimerais beaucoup ouvrir une boutique en ligne (j’y travaille) ainsi qu’une boutique en Guadeloupe ou en Martinique.

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Sur le plan professionnel, Mademoiselle Coco Chanel, of course! Sinon, mes parents.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Martin Luther King pour la noblesse de son combat et son courage.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? La vie en général, le détail d’un vêtement, le charisme d’une femme ou encore une tendance…

MESSAGE

"N’ayez pas peur de l’échec, persévérez jusqu'à trouver la bonne formule!"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens/caribéens pour les motiver? Chaque grande révolution ou invention est née d’une petite idée, et c’est avec le travail et la foi qu’elle grandie! Alors n’ayez pas peur de l’échec, persévérez jusqu’à trouver la bonne formule.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Je ne saurais en citer en priorité car notre diaspora est pleine de personnes brillantes et combattives depuis des siècles…Toute œuvre servant à la valorisation et au développement est pour moi admirable.

Un mot pour la fin ? Kenbé rèd pa moli! Et merci à vous!

Avant de se quitter, découvrez Annélia Théodose plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Jeune femme amoureuse de son travail, curieuse de tout, épicurienne. J’aime apprendre des gens et passer du temps avec ma famille et mes amis proches. J’aime aussi rire et taquiner mon entourage. Sans oublier: faire la fête (sang caribean et africain oblige lol)

En un mot? FEMME.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je passe des heures à rêver seule dans mon lit, j’écoute de la musique, je prend le temps de rigoler avec mes proches…ou je LOVE (rires).

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? J’explose de joie, je la partage avec mes proches. 

Et une situation irritante ?  En grandissant, j’ai appris à rester silencieuse et analyser la situation avant de réagir…Mais sinon, je démarre au quart de tour!

Dans ta playlist, on trouve qui ? Oulala la musique est un exutoire pour moi, j’ecoute un peu de tout, des artistes antillais, nigerian music,jazz Blues…etc. Les bon vieux zouk retros mais aussi du Migos,Cardi B lol! 

Ton artiste préféré ? Sade.

Ton repas préféré ? Salade, avocat et crevettes.

Un voyage mémorable ? À chaque fois que je retourne dans les iles, je redécouvre toujours la beauté  et l’authenticité de nos iles, ça m’apaise et m’inspire alors c’est toujours mémorable pour moi.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? Les différentes cultures africaines car elles ont une riche histoire avec un côté magique et ancestral qui fascine et donne ce côté mystérieux au continent. 

Des habitudes bizarres ? Déformation professionnelle: j’analyse tout le monde des pieds à la tête (rires).

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Quand je vois des gens qui ne sont pas forcément nantis mais qui ont le sourire et se battent pour leur famille. Ainsi que quand je pense à mes neveux et nièces…la génération future.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je ferais le tour du monde pour voir la beaute du monde et des cultures.

Retrouvez la nouvelle collection BLOOMING SUMMER à Paris dans le pop up store de SweetSecret (12 rue Notre Dame de Nazarather 75003, de 10h à 19h) jusqu’au 15/07! La créatrice Annélia Théodose décrit cette 6ème œuvre ainsi:

« Blooming Summer est un reflet de l’été avec beaucoup d’imprimés fleuris. C’est une femme heureuse, riche en couleur avec des pièces faciles à porter qui s’apparente à un dressing d’été. J’évolue au cours des collections vers des pièces plus accessibles et qu’on retrouverait dans différents contextes. Avant j’étais davantage dans une déclinaison de robes de cocktails et donc plus difficile à porter. Aujourd’hui, Blomming Summer est exclusivement du prêt-à-porter! »

Précédentes collections de SweetSecret: Let me be a sweetsecret (2013), Attaché à toi (2014), Rouge Désir (2015), Black tendresse (2016), Plaisir Exotique (2017).

Crédits Photo: MyFantasyPictures et VincePhotographe


Joachim Des Ormeaux, Artiste et Musicien

Une maîtrise -incontestable- de la locution, une puissance vocale mystique, c’est un bon début pour décrire Joachim Des Ormeaux!
Cet artiste de Jazz, poète originaire de la Martinique est avant tout un autodidacte. Après Horizon Jazz Kréyòl son premier album, Sak lanvi maintient, trois ans après, sa lignée originale dans le Jazz…Ce deuxième opus s’ancre sans efforts dans le patrimoine créole et caribéen. Rencontre.

Nom: Des Ormeaux Prénom: Joachim

Age:  Des fois j’ai l’impression d’avoir 300 ans et des fois j’ai l’impression de ne pas être encore né.
Mais je pense surtout avoir l’âge de la raison.
Couleur: Rouge royal

Dicton: « Fo pa ou souflé difé épi mangé fawin manniok an menm tan » (il ne faut pas s’éparpiller)

Activité professionnelle : Auteur, compositeur, interprète jazz créole

Lieu de résidence: Région parisienne

Contacts: www.joachimdesormeaux.com
Réseaux sociaux : Joachim Des Ormeaux Officiel
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PARCOURS

"La toxicomanie aurait pu être un obstacle insurmontable, mais au contraire elle m’a révélé, et sublimé"

Quand as-tu décidé d’être artiste? Explique-nous ta profession. Je ne suis pas certain de l’avoir décidé. Cela s’est naturellement mis en place par … mimétisme.
J’ai grandi dans un environnement artistique, de part un père musicien, dans un quartier foyalais où j’ai pu croiser beaucoup d’artistes tel Marius Cultier ou Francisco par exemple. Un milieu passionnant pour l’enfant curieux que j’étais. Je me suis imprégné de cette ambiance artistique et des ressentis, ce qui a certainement révélé, d’une manière inconsciente, une certaine aptitude à l’expression artistique qu’elle soit musicale ou, théâtrale.
Plus jeune il n’était pas rare que je retrouve mes amis à l’angle de ma rue afin de chanter et jouer aux tambours, ce qui d’ailleurs rassuraient les parents car ils pouvaient nous entendre et de fait savoir où nous étions. Ma vision de la profession d’artiste ne se limite pas à une seule expression. Je m’exprime par le biais de différents supports que sont la musique, la vidéo ou les textes (poésie)… Mais je n’exclus pas une incursion dans des genres ou des arts où je ne serais pas attendu.
En effet, je pense que les actes artistiques sont légitimes dans la mesure où ils sont réalisés dans la règle de … l’Art présenté, dans leur quintessence et une intégrité essentielle
.

Conducteur de Bus, musicien…comment tu gères tout cela ? Je tiens à préciser que je suis « machiniste-receveur », ce qui est différent de l’appellation de « conducteur de bus » puisque je conduis, en effet, une machine a vocation de service publique et commercial. J’ai une double formation de motoriste et commercial dans le domaine des engins terrestre et maritimes pour le reste je suis essentiellement un autodidacte. Je suis arrivé grâce aux circonstances de la vie à ce métier, et j’y ai trouvé une dimension humaine très intéressante dans le contact avec la foule.
En effet, je peux croiser jusqu’à 500 personnes par jour. Ce sont autant d’attitudes, d’expressions de visage ou verbales qu’il m’est donné d’approcher. Cela crée un rapport humain très fort. Doté de cette capacité sensorielle développée, je reste positivement ouvert aux gens. Cela passe beaucoup par un contact important : le regard. Il est doux et agréable croiser ou de manifester le regard de l’univers dans le regard de l’autre.
Je trouve qu’il y a même une analogie avec le « travail » d’artiste qui doit aller vers son public et être dans une démarche d’ouverture, d’échange et de proposition.
D’ailleurs, les conditions de travail de nuit correspondent à mon rythme de vie artistique. J’évolue dans un cycle inversé qui correspond lui-même à mon profil spirituel puisque c’est dans la dynamique mystique de la nuit que tout peut se produire, se réaliser ou alors se manifester…

Raconte-nous la genèse de ton 2ème album “Sak Lanvi”.
Sak Lanvi, c’est en premier lieu un titre composé par Arnaud Dolmen dont j’ai écrit le texte. Reflet d’une collaboration avec le batteur guadeloupéen qui va bien au-delà de l’amitié et de la confiance mutuelle. Le sens donné au texte sur les sentiments vertueux d’espoir et de travail ont évolué vers un besoin de déposer ce sac d’envies au pied du public. Des envies assouvies ou inassouvies, témoins de l’évolution du chemin parcouru depuis le 1er album en 2013.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton/tes rêve(s) ?
Aller puiser, au plus profond de moi, des sentiments enfouis pour leur donner corps à travers mes mots, les expressions de mon visage, ou encore mon regard. Et, donc arriver à un lâcher prise sur mon passé.

"Les actes artistiques sont légitimes dans la mesure où ils sont réalisés dans la règle de l’Art, présentés dans leur quintessence et une intégrité essentielle"

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmontés ?
Sans détour, la toxicomanie aurait pu être un obstacle insurmontable, mais au contraire elle m’a révélé, et sublimé. Né et élevé dans un contexte familial parfois difficile, j’ai tricoté une souffrance depuis l’enfance accentuée par les obstacles de la vie à l’âge adulte. Séparé de ma première fille, j’ai été ramené à mon histoire familiale et d’enfant non désiré confié à sa grand-mère dès l’âge de trois mois. Pour tromper cette souffrance, et essayer de l’atténuer, j’ai pris certaines substances dites de drogues dures.
Assez paradoxalement, cette consommation s’est révélée être un déclencheur de prise de conscience spirituelle. Je n’ai jamais autant lu ou cherché à me documenter pour porter ma quête spirituelle et d’émancipation psychologique durant cette période. Je ne m’en cache pas, car je l’associe à cette démarche salutaire par la seule force de mon esprit, et la volonté de l’univers.

Quelle est ta plus grande peur ?
J’ai peur du feu, des flammes. Ne supporte pas plus les bougies d’ornement. Peut-être est-ce dû à un traumatisme de brûlure étant enfant. En toute contradiction, issu d’un signe de feu (lion) je m’identifie pourtant à un volcan en éruption.


Des projets futurs ?
Je projette de mettre en lumière mes textes, mes mots dans une recherche d’épanouissement intellectuel et artistique. Je poursuis mon travail d’échanges et de synergie pluri-artistique avec mon réseau de « Friends » tout autant sur le plan de la musique, mais aussi d’autres disciplines telles que le théâtre, la sculpture, la danse etc.

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ?

Ma grand-mère. Une femme forte qui m’a élevé, à la « dure », en m’inculquant des valeurs morales que je transmets moi-même à mes filles.
Sa présence est en filigrane dans mon écriture en créole authentique et empreinte d’envolées métaphoriques qui caractérisent ma plume.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ?

Un homme utile pour les autres mais dans l’action. Un Coluche ou un Abbé Pierre.

Quelle est ta principale source d’inspiration ?

La spiritualité, la dimension de l’univers, la communication non conventionnelle.
Je suis passionné. Je l’adapte d’ailleurs dans mon écriture, la sortant de son sens religieux pour en utiliser les images poétiques.

MESSAGE

"Soyez curieux et dépassez vos frontières"

Ton message aux martiniquais/caribéens pour les motiver?

Soyez curieux, et dépassez vos frontières, physiques ou psychologiques, pour voir ce qui se passe ailleurs, et vous en inspirer !
Je pense qu’il faut sortir de ses habitudes de « consommations » artistiques, intellectuelles, même alimentaires pour s’ouvrir au monde.

Quelle direction devrions-nous prendre en faveur de notre société?

Je souhaiterais qu’il y ait enfin une politique culturelle plus marquée envers la jeunesse. Je pense aux conservatoires de musique et à des espaces d’expression d’art, ou structures adaptées, afin d’éduquer les jeunes par la culture, notamment ceux issus des quartiers populaires ou défavorisés.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ?

Toutes les actions positives de/ou en faveur des compatriotes méritent d’être soulignées. En effet, il nous faut être plus uni pour être plus fort. Et tous ceux qui travaillent en ce sens ont mon soutien et mes encouragements. Aujourd’hui, je soutiens l’action du collectif pour une fréquence FM de Radio ô.

Un mot pour la fin ?

Je n’ai pas de mot pour la fin puisque ce n’est pas la fin.

"L’album SAK LANVI s’inscrit dans ma démarche d’hommage aux rythmes traditionnels caribéens. Il y mêle l’énergie des musiques actuelles, et éclectiques tout en revendiquant la langue créole."

Avant de se quitter, découvrez Joachim plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire quelques mots ? Déterminé, réfléchi et spirituel. 

Et en un mot ? Discret…voire timide.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je suis un cinéphile averti et un grand amateur de documentaires de culture générale que ce soit sur la nature, les sujets de société, l’histoire…

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Je conçois les deux émotions comme identiques énergétiquement, à ceci près que la réaction peut être intellectuellement différente. J’intériorise beaucoup, ceci est certainement lié à ma nature profonde de discrétion. J’évite les situations conflictuelles afin de ne pas me laisser aller à de mauvaises colères. Je m’isole donc émotionnellement, et physiquement.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Fal frett, Kool and the Gang, Earth Wind and Fire en passant par Grégory Porter, ou Nougaro.

Ton artiste préféré ? Je suis extrêmement touché par Toots Thielemans, harmoniciste, siffleur de jazz belge disparu l’année dernière.

Ton repas préféré ? Ti nain-lan mori-avoka accompagné d’une salade de concombre et du chiktay d’hareng-saur. 

Un voyage mémorable ? Atlanta 1996 pour les J.O.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascine et pourquoi ? A travers ma quête de savoir et de spiritualité, je m’intéresse à des cultures énigmatiques et mystérieuses, telle la culture Inca. Je reste persuadé que tout est à découvrir notamment sur son origine. Je m’incline assez vers l’hypothèse d’une culture bâtie par des êtres venus d’ailleurs. D’ailleurs, je retrouve cette dimension mystique dans la culture de l’Egypte ancienne, avec notamment les pyramides, leur construction, positionnement etc.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Une habitude bizarre, oui … Je me ronge les ongles !
Un talent, tout aussi étrange pour beaucoup : Je suis doté d’une douce paranoïa qui me permet d’anticiper, même sensoriellement, beaucoup de situations ou circonstances.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Je dirais que tout dépend de la notion de l’espoir… Le fait de pouvoir me réveiller en vie chaque jour, de respirer à plein poumons l’air qui m’est donné, nourrit les espoirs.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je vis déjà mon plus grand rêve.


Jenny Paulin, Chorégraphe et Danseuse

Jenny Paulin est une chorégraphe et danseuse professionnelle, passionnée de danse traditionnelle depuis son plus jeune âge. Conceptrice du concept Form’aKa, combinaison savoureuse de fitness et de gwo ka et Super Coach de Sokafit depuis Octobre 2017, alliance de fitness sur de la Soca, elle valorise la pratique du sport comme source de bien-être inépuisable.

Nom: Paulin Prénom: Jenny

Age:  34 ans  Couleurs préférées: Noir/Blanc/Rouge

Dicton: Sa ki la pou-w dlo paka chayé-y Activité professionnelle : Esthéticienne / Plasti-thérapeute / Professeure de danse / Danseuse / Maman

Lieu de résidence: Gosier, Guadeloupe

Contact: Facebook

PARCOURS

"La passion permet de s’organiser"

Quand as-tu décidé d’être chorégraphe-danseur? Je l’ai décidé petite, car j’ai commencé à danser très jeune. Agée à peine de 6-7 ans, j’avais déjà prédit que je serais danseuse et professeure. Ma famille m’a bénie très rapidement dans ce monde artistique, ça n’a fait que conforter un trait de ma personnalité. Les évènements qui ont suivi m’ont donné encore plus envie de rester dans cette branche!

Esthéticienne, danseuse, maman… comment tu gères tout cela ? C’est la question qui revient tout le temps…quasiment tous les jours (rires). Je réponds souvent que la passion permet de s’organiser. J’ai aussi de la chance d’avoir quelqu’un à mes côtés qui m’épaule et m’accompagne, ainsi qu’une famille exceptionnelle et maintenant un super manager. Le maître mot je crois que c’est l’ENVIE et L’ORGANISATION.

Raconte-nous la genèse de Form’Aka.C’est ma vie quoi ! Le Form’aka est né de deux choses commencées très jeune: le gwoka et le fitness. J’y ai pris goût progressivement. En plus, je suis une boite à idées, j’ai toujours un truc qui me vient à la tête et qui me stimule. Je me suis dit : « pourquoi ne pas allier fitness et gwoka ? », en donnant à ce sport une nouvelle saveur, tout en apportant une touche de modernité au gwo ka ! D’ailleurs, le Form’aka n’est pas qu’une combinaison de fitness et gwoka, il y a aussi une partie dédiée à la relaxation, à la fin du cours. Cela allie tout ce que je suis et que j’ai appris à faire.

Suivant votre expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser votre rêve?L’administration (rires). Je suis une fille du terrain et en général rien n’est éprouvant pour moi quand il s’agit de travailler et de mettre en pratique…mais la partie administrative (qui dès fois est très lourde), peut me freiner. Néanmoins, je tente d’aller au-delà de ce ressenti.

"La preuve, j’ai été maman très jeune...J’ai dû revoir mes objectifs et mes priorités et je ne suis pas si loin de ce à quoi j’avais pensé plus jeune..."

Quelle a été ta formation ? J’ai été formée par une des plus belles écoles en Guadeloupe selon moi… il y en a plusieurs. C’est l’Akadémiduka. Jacqueline Cachemire-Thôle a formé quasiment toutes les personnes qui ont des écoles de gwoka traditionnel chez nous. Je suis partie aussi en France pour développer des techniques… et je n’ai pas fini on n’a jamais fini d’apprendre. D’ailleurs j’ai été me former à Trinidad pour être Super Coach Sokafit en Octobre 2017.


Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ?
Obstacle ? Je trouve ce mot trop fort, ça voudrait dire que certaines choses m’ont arrêté et empêché d’avancer. Je dirais que les petites difficultés rencontrées contrairement à ce que j’avais programmé, pensé et organisé m’ont un peu freiné ! Mais au final je suis arrivée aux résultats espérés, même si cela a pris plus de temps que prévu. Ma vie c’est un ensemble de difficultés, ce n’est pas un long fleuve tranquille. La preuve, j’ai été maman très jeune. C’était une première difficulté, car je voulais être danseuse dans une troupe qui faisait le tour du monde. Du coup, j’ai dû revoir mes objectifs et mes priorités et je ne suis pas si loin de ce à quoi j’avais pensé plus jeune…


Comment les as-tu surmonté ?
On ne lâche rien et on continue d’aller de l’avant. On vise un objectif et on le garde en tête. C’est comme l’autoroute. Si tu es distrait en conduisant, tu rates la bretelle de sortie que tu devrais prendre, et là tu as un très grand détour à faire (car on n’est pas en Guadeloupe avec nos chimen chyen)… Dès fois dans la vie, tu peux louper le coche si tu n’as pas pris l’entrée qu’il fallait, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une autre alternative, qui t’emmènera au bon endroit.

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande peur concerne souvent la santé, élément qu’on ne maîtrise pas. La santé pour mes enfants, ma famille, puisque j’ai perdu une très jeune cousine il y a de cela 2 ans. J’ai beaucoup de craintes…


Des projets futurs ?
J’en ai TOUT LE TEMPS. Je ne peux pas rester sans en avoir. Le proche c’est l’évolution et le développement du Form’aka et du Sokafit au niveau national et international avec notamment la formation de coachs. Il y a un autre projet très proche, mais je ne vous en dirais pas plus pour l’instant (rires).

INSPIRATION

Qui est votre modèle dans la vie ? J’en ai plein…Mon premier modèle est ma mère. Chaque enfant s’inspire souvent de ses parents. C’est le premier contact que l’on a, ce sont les premières personnes à qui l’ont fait confiance. Je suis vraiment admirative de ma mère… puis de mon frère encore plus. Il y a aussi ma maman de cœur, Jacqueline Cachemire-Thôle. En fait tous les gens qui m’entourent m’inspirent sont des modèles… J’aimerais d’ailleurs qu’ils le sachent.

Si vous étiez une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Solitude car c’est une femme charismatique. Elle s’est sacrifiée pour son peuple et les gens qu’elle aimait. Je pourrais en faire autant aisément…

Quelle est votre principale source d’inspiration ? Ma maman, Jacqueline Cachemire-Thôle…ce sont mes mentors.

MESSAGE

"Ayez la foi quoi qu'il arrive"

Que diriez-vous aux jeunes et moins jeunes martiniquais/caribéens pour les motiver? Ayez la foi quoi qu’il arrive…peu importe ce que la vie vous montre et vous apprend ne doutez jamais, il y a un plan de vie. Vous n’êtes pas seuls. Il faut croire en soi et surtout en ses capacités. N’oubliez pas que lorsqu’on est créateur de pensées, cela signifie qu’on est capable de les réaliser.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société? La foi, l’unité et le respect.

Quelles actions positives de compatriotes admirez-vous ? Quand les gens aident leur prochains je suis admirative…J’ai déjà assisté à des actions menées pour venir en aide aux sinistrés de catastrophes naturelles, je trouve cela très beau. Il est tout de même vrai, que ce sont les petits gestes du quotidien qui me font chaud au cœur. Aider quelqu’un qui est tombé à se relever, porter les courses d’une personne âgée, etc.

Un mot pour la fin ? VIVE LA VIE! Il faut vivre la vie comme on l’entend, dans le respect de l’autre, dans la progression de son être et dans la foi au quotidien tout en préservant sa santé. Et surtout de l’amour au quotidien dans ce petit cœur qui bat chaque jour pour nous permettre de vivre.

Avant de se quitter, découvrez Jenny plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Souriante, spontanée, aimante, dévouée… J’aime les gens et surtout aider, me sentir utile.

Peux-tu te décrire en un mot ? Vraie.

Que fais-tu de ton temps libre ? (Rires) Le si peu de temps que j’ai..soit je danse soit je le consacre à ma famille, mes enfants. 

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Pour la situation positive, je suis démonstrative: j’exclame ma joie ou je m’agenouille pour remercier le Seigneur. Pour la situation irritante, j’ai d’abord un instant de choc. Puis dans la minute qui suit, je retrouve mon dynamisme et cherche des solutions!

Dans ta playlist, on trouve qui ? Il n’y a QUE Machel Montano, je suis fan de lui (rires). Il est poétique dans sa façon de chanter et il est dynamique, ce qui va bien avec ma personnalité. Pour la Guadeloupe, on trouve aussi Krys (qui est aussi un ami) et la Martinique c’est JmaX avec notamment son titre “An pa tou sèl”. C’est vraiment une playlist caribbéenne. J’écoute de la soca depuis très jeune car mon aïlleule vient de la Dominique. On avait d’ailleurs un ami de la famille qui avait une boutique de musique. Il me faisait toujours des compilations de sons qui n’étaient pas encore sortis en Guadeloupe.

Ton artiste préféré ? Machel Montano (et un peu KES aussi).

Ton repas préféré ? Concombre, chicktay de morue et avocat. Je peux manger ça 3 fois par jour…J’adore la saison des avocats. Ils se marient avec tout!

Un voyage mémorable ? A la base, dès que je voyage c’est mémorable! Un restera extraordinaire: c’est le Sénégal, le lac rose, l’île de Gorée… En plus, c’était un voyage que j’ai partagé avec mon père!

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascine et pourquoi? Je trouve vraiment toutes les cultures fascinantes, je vois le positif partout. Néanmoins, j’ai un coup de coeur pour l’Inde. Mon grand-père est d’ailleurs un indien d’Inde. Les indiens me fascine pour leur joie de vivre, patience, douceur, spiritualité. Même si ils connaissent la misère, on ne sent pas d’agressivité.

Des habitudes bizarres? Mon côté maniaque. Je peux être fatiguée et déjà couchée et me dire “mince il y a des chaussures sur le tapis”. 

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir en général? Ma foi. Dieu remet toujours qq chose dans mon petit coeur. Et il y a aussi les gens qui m’entourent avec de l’amour, ça me redonne de la force et de l’espoir. 

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je vis mon rêve déjà…plus grand ce serait d’aller encore plus loin dans ce que j’ai entrepris. Sinon il y a un temps, je rêvais d’être DJ (rires).

La talentueuse Jenny PAULIN débarque demain à Paris avec ses musiciens, pour proposer un cours de Form’aKa du tonnerre au Studio MRG!
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Marie et Olivier Labourg, Entrepreneurs

En Août 2014, ce jeune couple en CDI chez des grands groupes décide de tout quitter pour s’installer en Martinique et ouvrir leur entreprise dans le courtage (assurances et financement). MVP courtage voit le jour six mois plus tard. Aujourd’hui s’ajoute à leur expertise la gestion immobilière. Indéniablement, Marie et Olivier cultivent l’esprit du «Dream Big». Ils gèrent désormais trois entreprises situées en Martinique et à Strasbourg. Et, ils projettent d’en ouvrir d’autres en France. En exclusivité, Talan An Nou a rencontré ces serial-entrepreneurs.

Nom: Labourg Prénom: Olivier 

Age:  28 ans  Couleur: Noir

Dicton: « Whatever it takes to realize your Dream… Just Do it ! » Activité professionnelle : Courtier en Assurances et Solutions Patrimoniales

Nom: Labourg Prénom: Marie

Age:  27 ans  Couleur: Noir

Dicton: « When you really want something, all the universe conspires in helping you to achieve it» (L’alchimiste de Paulo Coelho)

Activité professionnelle : Courtier en Opération de Banque et Services de Paiements

Lieu de résidence: Le Robert, Martinique

Contacts: www.mvp-courtage.fr, Facebook,

PARCOURS

"Ça a été assez déstabilisant de quitter une situation stable pour l’inconnu, mais aujourd’hui nous sommes contents de l’avoir fait"

Quel est votre métier?

Olivier: La mission du Courtier en Assurances, en tant que représentant de l’assuré(e), est de lui fournir les contrats les plus adaptés à sa demande, sur des critères variés comme le type de contrat (assurances de biens ou assurances de personnes, contrats spécifiques…), le rapport garantie-prix, et d’autres critères divers. En tant que courtier, je collabore avec de nombreuses compagnies d’assurance, ce qui me permet de fournir à mes clients les meilleurs contrats en fonction de leur situation et de leur budget. Notre objectif est que les clients ressortent de l’entretien en ayant parfaitement compris les enjeux et les garanties autour des solutions d’assurances qu’ils auront souscrites.

Marie: Je suis Courtier en Opération de banque et en Service de Paiement. Pour faire plus simple disons Courtier en financement. Le réflexe de la plupart des particuliers en recherche de crédit est de contacter uniquement leur propre banque sans consulter les offres proposées par le reste des organismes de crédit. En tant que Courtier en Financement j’interviens comme un intermédiaire entre les clients et les banques.
Mon objectif est de rechercher et de négocier à la place des clients le prêt le plus adapté à leur situation et à leurs besoins du moment.

Racontez-nous la genèse de MVP Courtage. 

Olivier: J’ai été pendant près de 4 ans salarié de grands groupes d’assurances à Strasbourg en tant que Conseiller Patrimonial.  D’abord chez AXA France durant 3 ans et ensuite chez Swisslife durant 1 an. (NDLR: Olivier a été major de la promotion nationale chez AXA durant son cursus scolaire).

Marie: J’ai commencé dans ce domaine en tant que collaboratrice chez un courtier pendant 1 an. J’ai ensuite rejoint l’AGIPI (Filiale Haut de Gamme du Groupe AXA) durant 2 ans en tant que Gestionnaire.

Olivier: En 2014, alors que j’étais en poste chez Swisslife et Marie à l’AGIPI, nous avons décidé de tout quitter pour nous lancer dans la création notre propre Cabinet de Courtage en Assurances et de quitter Strasbourg pour s’installer au Robert en Martinique. Après quelques mois de préparation, le Cabinet MVP Courtage Assurances & Patrimoine voit donc le jour le 05 Mars 2015.  Je suis un grand fan de basket et chaque année dans le Championnat Américain on décerne le titre de MVP (Most Valuable Player) au Meilleur joueur de l’année. Véritable clin d’œil à ma passion, j’ai choisi de donner au cabinet le nom de MVP mais avec une signification légèrement différente : Most Valuable Partner (Votre Meilleur Partenaire).

Marie: Au départ, il était prévu qu’Olivier gère l’aspect commercial et relation client et que je m’occupe de la gestion administrative de son Cabinet mais au fur et à mesure nous avons commencé à avoir de la demande en terme de Crédit immobilier. J’ai donc décidé de créer ma propre entreprise en parallèle et c’est alors qu’est né MVP Courtage Conseils & Financement le 13 Juillet 2015. Depuis nous travaillons main dans la main pour offrir à nos clients un service de qualité.

"Nous avons beaucoup d’admiration pour le courage de tout ceux qui décident de créer des entreprises et de créer des emplois"

Quels sont vos domaines d’expertise ?

Olivier: En tant que Courtier, je suis un généraliste de l’assurance. Cependant, je suis spécialisé dans la protection financière du chef d’entreprise. Cela passe par la mise en place de solutions d’assurances pour pallier aux carences des Régimes Obligatoires des chefs d’entreprise en matière de Retraite, Prévoyance, ou Frais de santé.

Marie: Je peux accompagner mes clients pour tout type de financement, mais ce qui me plait vraiment c’est le montage des dossiers pour les projets d’acquisition de résidence principale. J’aide mes clients à réaliser, ce qui est pour beaucoup, le projet de toute leur vie et c’est vraiment gratifiant.

Suivant votre expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser votre rêve ?

Marie: Pour tous les deux, le plus dur a vraiment été de franchir le cap entre la prise de décision et l’exécution réel du projet. Nous étions tous les deux embauchés en CDI dans des grands groupes avec de nombreux avantages sociaux. Ça a été assez déstabilisant de quitter une situation stable pour l’inconnu, mais aujourd’hui nous sommes contents de l’avoir fait. Le fait de développer ensemble notre Cabinet est une vrai source d’épanouissement personnel.

Olivier: C’est en août 2014 qu’on a décidé de se lancer dans l’entreprenariat et trois mois plus tard on commençait nos démarches. Nous sommes arrivés en Martinique en Février 2015. En rentrant en Martinique c’était un parfait tremplin pour nous aider à démarrer notre activité grâce au soutien familial. En effet, on vivait chez mes parents et on n’avait pas de loyers à régler! Je viens d’une famille d’entrepreneurs, mon père et ses frères ont une entreprise familiale. J’ai toujours vécu dans le milieu de l’entreprenariat. Quand je leur ai annoncé mon envie de me lancer ils m’ont naturellement bien expliqué que ce n’est pas évident et de prendre mon temps pour peser le pour et le contre. Une difficulté que j’ai rencontré c’est le système autour de l’insularité. En effet, j’avais constaté que mes demandes de partenariats (sièges situés en France) n’aboutissaient pas. Un jour j’ai décidé d’ouvrir un bureau à Strasbourg (une simple adresse au début) et tout a changé. En voyant une adresse postale en France Hexagonale, là les partenaies ont commencé à me répondre… Autre difficulté rencontrée: les banques n’étaients pas habituées à ce moment à travailler avec les courtiers donc il a fallu tout mettre en place. Cependant pour trouver le bon interlocuteur, mettre en place les partenariats et trouver les clients, un an s’est écoulé…

Quels principaux obstacles avez-vous rencontré pour votre profession ? dans votre vie ? Comment les avez-vous surmontés ?

Marie: Le plus compliqué lorsque nous nous sommes installés en tant que Courtiers ça a été de trouver des partenaires de qualité avec qui collaborer. Cela a pris du temps, mais aujourd’hui pour le financement je propose des solutions en partenariat avec diverses enseignes. 

Olivier: En effet, il a fallu convaincre les compagnies d’assurances et les banques de nous signer des conventions de Partenariat afin que nous puissions commercialiser leurs produits. Aujourd’hui, nous avons chacun des partenaires de qualités. La valeur ajoutée d’un courtier est de proposer un large choix de partenaires à ses clients. 

Quelle était votre plus grande peur ?

Marie: Notre plus grande peur était de savoir comment nous allions concilier notre vie de couple et notre vie professionnelle. Mais nous avons su trouver un certain équilibre et cette aventure a finalement permis de resserrer nos liens.

Des projets futurs ?

Olivier: Nous sommes actuellement en cours de création d’une 3ème structure que nous avons nommée MVP Courtage Immobilier & Défiscalisation. Comme son nom l’indique il s’agit d’une agence immobilière spécialisée dans la commercialisation de logements neufs éligibles aux dispositifs de défiscalisation Pinel ou Girardin (NDLR: Ouvert en 2017). En parallèle, nous recrutons actuellement des commerciaux indépendants en tant qu’Agents Mandataires pour proposer nos solutions en Martinique mais aussi en Métropole. On a choisi de ne pas passer par des salariés et prendre des commerciaux mandatés car ils sont payés à la commission. (NDLR: Olivier et Marie passent pas le centre d’affaires REGUS pour faciliter leur gestion qui propose des bureaux entièrement équipés, des espaces de coworking, des solutions de domiciliation d’entreprise, des salles de réunions ainsi que des solutions de télétravail sous forme de salons d’affaires). Nous avons d’ailleurs ouvert un bureau à Strasbourg (depuis le 1er Mai 2017) où nous avons une bonne clientèle et prévoyons d’en ouvrir dans d’autres villes en 2018.

 

INSPIRATION

Qui est votre modèle dans la vie ?

Olivier: Mon père Julien et ses frères Maurice et Roger qui avaient bâtis ensemble Les Meubles LABOURG. Ils sont pour moi un beau modèle de réussite entrepreneuriale en famille.

Marie: Ma mère car c’est une une grande bosseuse qui a toujours travaillé dur pour subvenir aux besoins de sa famille.

Si vous étiez une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ?

Olivier: Michael JORDAN car c’est un athlète noir qui s’est imposé comme une icône mondial dans son sport et admiré dans le monde entier. Aujourd’hui sa carrière sportive est terminée mais avec sa marque de chaussure JORDAN, il s’impose encore comme un leader dans son domaine. C’est cette mentalité de gagnant que j’essaie d’adopter. C’est un MVP !

Marie: Katherine JONHSON ! C’est une physicienne, mathématicienne et ingénieure spatial afro-américaine, qui a contribué aux programmes aéronautiques et spatiaux de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Elle s’est imposée dans un domaine où l’on n’attendait pas une femme à cette époque. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’il est plus difficile pour une femme de s’imposer en tant que chef d’entreprise et c’est un des combats que je mène au quotidien.

Quelle est votre principale source d’inspiration ?

Olivier: Nous écoutons beaucoup les speech d’Eric THOMAS, un Coach de vie Américain qui délivre des messages de motivation dans des écoles et des entreprises du monde entier. Son parcours est inspirant et ses discours nous permettent de rester motivé dans les moments difficiles de notre vie d’entrepreneurs.

Marie: Notre plus grande force aujourd’hui c’est peut-être aussi le fait que nous travaillions en couple. Nos clients apprécient le fait que nous soyons une entreprise familiale. Beaucoup de nos amis nous demandent comment nous faisons mais nous voyons vraiment cela comme une source de motivation au quotidien. Nous avons chacun nos compétences et c’est la somme des ces compétences qui nous permet aujourd’hui d’accompagner efficacement nos clients.

MESSAGE

"Croyez en vous et lancez-vous!"

Que diriez-vous aux jeunes et moins jeunes martiniquais/caribéens pour les motiver?

Olivier: Je leur dirais que s’ils ont un rêve alors il faut tout faire pour le réaliser. D’ailleurs pour ceux dont le rêve est de se lancer dans l’aventure entrepreneurial, nous sommes entrain de monter une association à but non lucratif pour les accompagner. Beaucoup de jeunes voudraient se lancer mais ne savent pas vers qui se tourner pour des conseils ou ne connaissent pas par exemple les dispositifs d’aides mis à leur disposition par la Région et l’État. Nous allons donc organiser des conférences, des séminaires, des débats et des formations avec des entrepreneurs et des aspirants entrepreneurs afin de créer un environnement d’échange et de partage où les expériences de chacun serviront aux autres.

Quelles actions positives de compatriotes admirez-vous ?

Marie: Depuis que nous sommes nous même chef d’entreprise. Nous avons beaucoup d’admiration pour le courage de tout ceux qui décident de créer des entreprises et de créer des emplois car nous savons que c’est un vrai défi au quotidien.

Un mot pour la fin ?

Olivier: Quelque soit vos rêves croyez en vous et lancez-vous !

Avant de se quitter, découvrez Marie et Olivier plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en un mot ? Olivier: Pragmatique / Marie: Fonceuse.

Que fais-tu de ton temps libre ? Olivier: Basketball / Marie: Élevage de SharPeï.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ?

Les Deux: Pour la situation positive, en remerciant le seigneur pour les situations positives / Les Deux: Pour la situation irritante, en parlant ensemble pour les situations irritantes.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Olivier: Booba, Kalash, Keros’n, Drake / Marie: Beyoncé, Vybz Kartel, Kalash,  Lauryn Hill.

Ton artiste préféré ? Olivier: Booba / Marie: Beyoncé.

Ton repas préféré ? Olivier: Langouste Grillé / Marie: Mine Frire (Plat Mauricien).

Un voyage mémorable ? Les Deux: Notre 1er voyage ensemble à l’Ile Maurice.

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? Les Deux: La Famille.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Olivier: Je prendrais des cours de pilotage pour devenir pilote d’avion et d’hélicoptère / Marie: J’aurais aimé être vétérinaire pour travailler avec les animaux


Daniella Jacques, Politologue

Politologue, Entrepreneure, Maman, Conférencière, Daniella Jacques rappelle que chacun pose ses propres limites… Rien ne l’arrête.
Lancé en Mars 2016, elle est à la tête de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haïti (CCFEH). C’est une plateforme associative d’entreprises et de professionnelles appartenant à différents secteurs, qui vise à soutenir, favoriser et renforcer la productivité dans le pays par l’accompagnement des femmes dans le domaine de l’entrepreneuriat. Rencontre avec cette haïtienne engagée.

Nom: Jacques  Prénom: Daniella 

Age:  34 ans Couleur: Multi Couleur

Dicton: « Si ce n’est pas pour une bonne cause, c’est pour une bonne leçon » Activité professionnelle : Politologue

Lieu de résidence: Thomassin, Pétion Ville, Haiti

Contacts: Facebook, Twitter (@DanJacPenn)

Prix: 1er prix du concours de droits humains de l’Ambassade Américaine en Haiti (2004) ; JCI 2015

PARCOURS

"J’accompagne des femmes entrepreneures dans la création de leurs entreprises"

Quelle a été ta formation ? Je suis politologue.

Quand as-tu décidé de devenir consultante ? Il y a quelques années j’ai commencé à travailler pour des institutions internationales sur des projets bien spécifiques, et cela m’a permis de beaucoup m’épanouir. J’ai mis mes compétences au service de partis politiques, ministres, femmes candidates. Aujourd’hui j’accompagne des femmes entrepreneures dans la création et le développement de leurs entreprises pour la création de richesse en Haïti. Ainsi, je contribue à faire reculer la pauvreté. 

Avant cet emploi, que faisais-tu ?  Durant plus de deux ans, j’ai piloté au sein du Ministère du Commerce et de l’Industrie, deux projets spécifiques : « Promotion et encadrement de l’Innovation et le « Concours national des Jeunes entrepreneurs innovants ».

Que défends-tu à travers ta position ? Je défends de meilleures conditions de vie pour les femmes en général, les femmes d’affaires en particulier. J’appuie l’organisation du secteur féminin afin d’éradiquer la pauvreté en leur sein. Mon premier métier c’est la politique et mon second, l’entrepreneuriat.

Comment s’est déroulé le lancement de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haïti ? La société civile en général, le secteur privé, le secteur public, les femmes d’affaires de tous les secteurs (qu’elles soient formelles ou informelles) ont reçu avec satisfaction l’arrivée d’une structure de ce genre. Il faut noter que cette structure était une demande des femmes entrepreneures partout sur le territoire haïtien. Aujourd’hui, nous sommes en train de faire le tour du pays pour présenter des séminaires et organiser des formations pour le renforcement des entreprises dirigées par des femmes.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Le plus difficile était de me faire accepter comme jeune mais surtout comme femme. J’ai très mal vécu cette situation mais j’ai su la surmonter car, je me suis toujours dit que le meilleur est à venir pour moi et pour toutes les femmes.

Quels sont les principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmontés ? Il y en a pas mal, après mes études classiques j’ai voulu faire Sciences po mais mon papa voulait que je sois économiste, j’ai acheté tous les livres de débutants en Sciences éco – mais j’en ai profité pour prendre quelques livres politiques aussi, après la première année j’ai dit à mon papa voilà ton année d’économiste maintenant je vais faire ce qui me plaît vraiment. Ce n’était pas facile mais j’ai fini par le convaincre quelques années plus tard avant son décès il était très fier de moi.

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande a toujours été l’échec, rien qu’en y pensant j’ai froid au dos, ce qui m’a permis de devenir très exigeante envers moi-même, je fais toujours un kilomètre de plus. Je dors toujours une heure en moins, je refais toujours une dernière lecture…

Des projets futurs ? Je suis du genre « pro active » donc beaucoup de perspectives qu’on aura surement à partager très bientôt.

"Le plus difficile était de me faire accepter comme jeune mais surtout comme femme"

Daniella est :

– Présidente de la CCFEH / Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haiti
– CEO de Mapou Investment Group SA
– Sénateur de la Jeune Chambre Internationale / JCI
– Fondatrice de Agir Aujourd’hui pour Demain / AGIRAD
– Directrice générale de Tetra Consult
– Membre de l’Association des Consultants Politiques d’Haiti / ACPH

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Ma maman.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Sœur Theresa – j’aime sa patience, sa sagesse, son humilité.

Daniella Jacques Talan An Nou
© 1ère édition du Sommet International des Femmes du Numérique en Haïti organisé par la CCFEH

MESSAGE

"N’abandonnez pas si personne ne vous fait confiance"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes haïtiens/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Mes principaux leitmotivs sont : la détermination, la discipline, la constance, la persévérance et l’innovation. Vous avez un rêve, commencez à le rédiger sur un bout de papier, faites confiance à votre intuition, cherchez de l’aide, mais surtout n’abandonnez jamais même si personne ne vous fait confiance, la persévérance peut vous ouvrir beaucoup de portes.

Quelle route déjà tracée, en faveur du développement de la société haïtienne,  devrait-on suivre ? Nos ancêtres nous ont donné la liberté, depuis, les autres générations n’ont pas su faire ce qu’il fallait pour développer le pays. Aujourd’hui nous le disons haut et fort « cette génération ne passera pas sans qu’Haïti ne change » mais ce changement n’est pas l’apanage d’un groupe de personnes de sexe masculin en laissant les femmes de côté – vice versa, pour y arriver toutes les forces vives de notre nation « femmes et hommes » doivent se mettre ensemble en respectant notre devise « l’Union fait la force ».

Un mot pour la fin ? Je remercie Talan an nou de m’offrir cette opportunité de partager une partie du fonds de ma pensée avec les lectrices et lecteurs. Je souhaite du succès à cette initiative.

Daniella Jacques Talan An Nou
© Daniella Jacques

Avant de se quitter, découvrez Daniella plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? L’une des personnes les plus extraordinaires au monde. C’est tout ce que je peux dire.

Et en un mot ? Entreprenante.

Que fais-tu de ton temps libre ? Avec moi, c’est un peu difficile de parler de temps libre, parce que je travaille toujours et prends beaucoup de plaisir à cela. Sinon, je peux dire que les rares fois que je pourrais considérer comme temps libre, je contemple le beau sourire de mon fils et de mon mari qui sont les personnes qui font le plus palpiter mon cœur. Mes plus grandes bénédictions.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante? En général j’essaye toujours de chercher le bon côté des choses. D’ordinaire, ma première réaction est d’afficher un léger sourire et une profonde respiration, tout dépend de la situation face à laquelle je suis, ma réaction est la même. Parce que le principe pour moi c’est que : « si ce n’est pas pour bonne cause, c’est pour une bonne leçon».

Dans ta playlist, on trouve qui ? Tout type de musique, mais particulièrement du Jazz, de la chanson évangélique et du reggae. On a plein de CD dans la voiture, parce que c’est qui nous permet après une dure journée de boulot de nous relaxer et retrouver plus ou moins un certain équilibre. Je pourrais dire que je ne conçois pas la vie sans musique. Cela dit : elle serait sans rythme, sans douceur et sans plaisir…

Ton artiste préféré ? Je pense que je dirais Lucky Dubbe.

Ton repas préféré ? Homard grillé.

Un voyage mémorable ? Hawaii en 2010.

"Je défends de meilleures conditions de vie pour les femmes "

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La culture asiatique. J’ai passé trois semaines à Singapour, la gentillesse des gens m’a laissée sans voix.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Je n’ai rien en tête. Mais étrangement, je crois que mon mari m’avait dit une fois, que s’il n’y a aucune porte de sortie, on pourrait chanter.

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? Beaucoup de choses le sont, mais en particulier je crois que c’est « la famille ».

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Je dirais « le sourire » que je vois aux visages des gens (pauvres ou riches, jeunes ou vieux, hommes ou femmes …) malgré des fois, la misère, le manque de responsabilité des élites de mon pays. Mais on voit que l’espoir est là.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Ce serait sans aucun doute de faire le tour du monde avec mon mari et mon fils. Cela aurait été un vrai bonheur !

Daniella Jacques Talan An Nou
© Site internet www.sifnuh.com

Laurence Maquiaba, Chef de projet

Âgée de 35 ans, Laurence Maquiaba est un chef de projet. Considérant la communication comme un moyen, et non une fin en soi, elle l’utilise avec brio et donne vie à tous types de projets. En 2006, la guadeloupéenne crée Neeya, son agence de conseil en stratégie et développement de projets. Moteur de l’ascension du Slam sur l’île, passionnée d’histoire, cette jeune femme est aussi connue pour sa diction incisive. Parmi ses nombreux activités, Laurence co-produit le Festival « Éritaj, Mémoires Vivantes » pour la commémoration du 27 Mai depuis trois ans. Entretien.

Nom: Maquiaba  PrénomLaurence

Age:  35 ans Couleur: Gris

Dicton : « It always seems impossible until it’s done »   Activité professionnelle : Chef d’entreprise

Lieu de résidence : Guadeloupe

Contact : Son facebook, son twitter

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PARCOURS

"La Guadeloupe gagnerait à faire plus confiance à ses jeunes et à leur confier des responsabilités"

Quand as-tu décidé de devenir entrepreneur ? Chef de projet ? D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours imaginé ma vie professionnelle comme indépendante. Enfant, je m’imaginais en « Perry Mason », en avocate. Ma mère a compris bien avant moi que la communication serait bien plus pour moi que le droit. Après quelques années d’expérience, je me suis rendue compte que « Chargée de communication » n’était pas vraiment mon métier. La communication arrive à un moment sur les projets sur lesquels je travaille, mais ce n’est pas le coeur de mon activité. Je suis de fait plus chef de projet que communicante.

Slams session, Wilson Café, Allo La France, Be Black, Bouquet Africa TV, Kolèktif Jénès Gwadloup, Festival éritaj, management d’artistes… comment tu as géré/gères tout cela ? Les choses se sont faites assez naturellement. J’ai commencé à organisé les slams sessions avec Josué Léguier qui a vécu longtemps à Porto Rico. Ça m’a mis le pied à l’étrier pour commencer mon réseau professionnel, mettre un pied dans le monde culturel et surtout l’organisation d’évènements. En 2007, mon cousin Charly et moi nous sommes lancé le défi de reprendre le bar que tenait mes grands-parents et mes oncles… Le WILSON CAFÉ fût une belle expérience mais qui s’est avéré éreintante.

En 2009, je suis partie à Paris… j’avais besoin de m’éloigner de la Guadeloupe que je n’avais pas voulu quitter pour les études. Ce changement m’a conduit à travailler sur le lancement de la chaîne BEBLACK qui était un projet très ambitieux à la base. Cela m’a surtout donné l’occasion de travailler avec la communauté africaine, j’y ai fait de très belles rencontres.

En 2013, je suis rentrée chez moi. La Guadeloupe me manquait. La Ville de Petit-Canal m’a fait confiance et le festival ÉRITAJ est né de la volonté affichée de valoriser le patrimoine historique de la ville. Pour la 3ème année, nous avons ce rendez-vous pour parler d’Histoire: c’est à dire de comment ceux qui nous ont précédé ont vécu, quels ont été leurs choix et ce dont nous avons hérité. Il s’agit ensuite de voir comment nous faisons fructifier cet héritage.

Le Kolektif Jénès Gwadloup est une association importante pour moi, j’y suis arrivée après sa création après avoir assisté au 1er bik. Travailler avec des plus jeunes sur des projets qui concernent la jeunesse me donne espoir en l’avenir, la Guadeloupe gagnerait à faire plus confiance à ses jeunes et à leur confier des responsabilités.
En fait, mes expériences sont surtout des rencontres. Souvent les gens parlent des mauvaises rencontres, de bâtons mis dans les roues. Je retiens au contraire ceux qui m’ont tendu des perches, ceux qui m’ont présenté aux décideurs, ceux qui m’ont fait confiance.

Raconte-nous les débuts de Neeya ? Que défends-tu à travers ton agence de communication? Neeya est née en 2006. J’étais encore étudiante, j’avais organisé un Forum des communicants qui était en fait un devoir, ça m’a permis de voir ce que c’était de faire les choses par soi-même, de dépasser sa timidité pour aller vers l’autre. Neeya veut dire en swahili l’objectif, le but et en arabe « celle qui fait confiance à la vie ». C’est surtout le réceptacle des challenges que je tente de relever. Je pense vraiment que c’est à chacun de faire sans attendre sur les politiques, sur les organisations représentatives etc… c’est à nous de porter ce qui nous tient à coeur. Ainsi j’ai espoir que ces projets soient un peu de ciment pour cette Guadeloupe que nous construisons aujourd’hui.

Laurence Neeya Maquiaba
Affiche de la 3è édition du Festival « Eritaj, Mémoires Vivantes » pour la commémoration du 27 Mai qui aura lieu le 26 et 27 Mai 2017.

Quelle a été ta formation ? J’ai une licence en science de l’information et de la communication..

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Me faire confiance. On a vite fait de se trouver des excuses pour ne pas bouger, rester dans sa zone de confort. Comprendre que j’étais capable a été le déclencheur.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ? J’estime que j’ai plutôt été chanceuse. Mon plus grand problème a été de « paraître » crédible: en étant femme, souvent la plus jeune, il a fallu parfois insister pour qu’on entende ma voix.

Quelle est ta plus grande peur ? Que mes projets, le festival, ne servent à rien… Maintenant que je suis Maman, j’ai peur de ne pas donner à mon fils suffisamment de force pour demain; de ne pas pouvoir lui donner tout ce que j’ai moi-même reçu de mes parents. On ne résiste pas à une passion… 

Des projets futurs ? Je suis en train de travailler sur des documentaires, j’espère pouvoir commencer à filmer à la fin de l’année.

"C’est à chacun de faire sans attendre sur les politiques"

SON PARCOURS EN DÉTAIL

2006: Organisation du Premier Forum des Communicants de Guadeloupe (pendant ses études Licence Science de l’Information & Communication).
 
2006: Avec Josué LEGUIER, Organisation des premières Slam Session et tournoi Slam en Guadeloupe : SLAMBLAG’.
Création de l’agence Neeya, conseil en stratégie et développement de projets.
 
2007/2008: SLAM’Arts au Centre des Arts (spectacles autour des expressions artistiques).
 
2008: Ouverture du « Wilson Café », Bar d’ambiance ouvert avec un associé Charly ANNICETTE.
 
2009: Départ pour Paris.
 
2010-2011: Collaboration avec BEBLACK, du Projet à la négociation CSA puis ouverture de l’antenne.
 
2011-2012: Mobilisation ALLO LA FRANCE pour la Téléphonie mobile.
 
2011-2013: Rédactrice en chef BOUQUET AFRICA TV (Magazine TV spécialisé sur les chaines africaines et diaspora).
 
2013: Retour au pays.
 
2013: Intégration du Kolektif Jénès Gwadloup.
 
2014: Organisation avec le Kolèktif Jénès Gwadloup sur l’Or Vert: permettre aux jeunes de découvrir les richesses et les potentialités du secteur en Guadeloupe.
 
2014: Intégration du groupe de Réflexion multidisciplinaire pour la Biodiversité et le Changement climatique qui se réunit autour du CAGI.
 
2015: Co-production du Festival « Eritaj, Mémoires Vivantes » pour la commémoration du 27 Mai. Évènement qui répond à une stratégie globale du territoire.
Rédaction du Plan Opérationnel Tourisme de la commune de Petit-Canal.
Direction de son agence de conseil en stratégie et développement de projets (à ce jour).
 
2016: Co-production de la 2ème édition du Festival « Eritaj, Mémoires Vivantes ».
 
2017: Co-production de la 3ème édition du Festival « Eritaj, Mémoires Vivantes ».
 

INSPIRATION

"Je serais Rosa Park car je pense qu’il faut savoir défier les règles et les lois quand elles sont injustes"

Qui est ton modèle dans la vie ? En dehors de mes parents? Mandela. Ce qui m’impressionne c’est la capacité qu’il a eu de garder son cap sans jamais se laisser tenter même quand il a remporté quelques victoires. Et en même temps, sa lucidité qui l’a fait reconnaitre qu’il s’était trompé à certains moments et même de comprendre les motivations des tenants du système qu’il combattait.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Dany Bebel Gisler, on ne parle pas assez de son travail, de l’empreinte qu’elle a laissé dans le combat pour la langue créole.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Babier! Lol! Sans rires, souvent ma motivation pour un projet vient d’un agacement, l’envie de changer une situation irritante.

MESSAGE

"N'attendez pas le messie, des conditions favorables ou qu'on vienne vous tenir la main"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Que Rosa Parks était assise seule au fond du bus. De ne pas attendre de messie, des conditions favorables ou qu’on vienne tenir leur main. Il y a beaucoup à faire en Guadeloupe, c’est l’occasion pour eux de créer la Guadeloupe qu’ils veulent.
En un mot donner corps à ses rêves dans la fraternité avec les autres.

Quelle route déjà tracée, en faveur du développement de la société guadeloupéenne,  devrait-on suivre ? Se faire confiance. Comprendre que nous sommes tout aussi valeureux que les autres, et que nous sommes les seuls à nous limiter. Soyons bienveillants envers nous-mêmes et envers les autres. Ce qui me désespère c’est le débat politique en Guadeloupe. Le fait qu’on ne puisse parler d’indépendance, d’autonomie ou d’évolution institutionnelle en dehors des dogmes… qu’on ne puisse simplement se poser la question de ce qui est le meilleur choix pour nous, quelles sont les entraves que nous devons lever.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Il y en a beaucoup, que ce soit des combats pour l’intérêt général ou des combats individuels. Je pense à Henry Joseph et son combat pour la pharmacopée et la biodiversité en Guadeloupe, Ti Malo qui met sa créativité au service du créole en écrivant le premier roman de science-fiction en créole (que je conseille à tous) qui met en mouvement notre imaginaire, Florence Naprix ou G’ny qui décident de sortir de leurs zones de confort pour aller au bout de leurs objectifs, la ténacité de Naomi Martino, Mark-Alexandre Montout qui sillonne la Guadeloupe avec son documentaire Karukéra, le travail de Jean-Paul Quicko pour valoriser les jouets traditionnels, l’artiste Paille qui lance une bourse pour les jeunes martiniquais… je pourrais continuer encore longtemps. Je suis fière par ricochet de ces gens que rien n’arrêtent, qui se dépassent et dont les combats rendront assurément demain meilleur.

Un mot pour la fin ? An nou! C’est un cri qu’on répète en défilant avec le mythique groupe Akiyo, pour se donner de l’élan. Imaginez des milliers de personnes très différentes, qui ne se connaissent pas, qui déboulent comme un seul homme, presqu’en transe. C’est juste impressionnant, cette masse que rien n’arrête… à l’image de la Guadeloupe quand elle l’a décidé. Alors, An nou!!!

Laurence Maquiaba Grand Corps Malade Slam
Concert de Grand Corps Malade lors du Slam'Arts 2, Guadeloupe - 2010 © IDLineStudio

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PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Je suis une guadeloupéenne, chef d’entreprise et aujourd’hui une maman!

Et en un mot ? Babyèz!

Que fais-tu de ton temps libre ? Quel temps libre? J’ai beaucoup de mal à déconnecter… Y’a toujours un dossier en cours ou une urgence à gérer. Heureusement, mon compagnon arrive à me décoller de l’ordinateur pour une randonnée ou un week-end à Marie-Galante (sans wifi). Ces moments dans la nature sont salvateurs.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante? Face à une situation positive, je remercie Dieu, l’Univers, le Très-Haut quelque soit son nom de permettre que les choses se déroulent favorablement. Face à une situation irritante… je babie (lol) … seule dans ma voiture, je m’énerve dans mon coin… j’ai appris à prendre du recul, être moins impulsive et ne pas réagir immédiatement sur la source d’irritation (mais faut pas me chercher longtemps hein). Après le coup de chaud, je me demande quelles pourraient être les conséquences de cette situation irritante et souvent je me rends compte que ce n’est pas si grave donc je relativise.

Dans ta playlist, on trouve qui ? De tout, je me promets de l’organiser depuis longtemps: on peut passer de Ray Charles, les Fugees, Beyoncé, Damian Marley à Dr Dre en passant par des chants traditionnels sud africains et quelques titres de zouk avec Jocelyne Béroard ou TSV, tout cela entremêlé de soul créole/ Kako Mizik avec Érik, G’ny, Florence Naprix, Dominik Coco, Meemee Nelzy et de Hip-Hop Kréyol Tysmé, Star Jee, Misyé Sadik, j’aime beaucoup la voix de Warped… Des titres récents comme de plus anciens, ce n’est pas la nouveauté qui fait la qualité de la musique.

Ton artiste préféré ? Jocelyne Béroard, ses mots disent tellement de nous! Sans jamais être larmoyante, avec une poésie indéniable, elle touche au coeur. Et j’aime ce qu’elle dégage de femme forte, inébranlable mais pas froide, les pieds sur terre mais le coeur grand ouvert.

Ton repas préféré ? Mon coeur balance entre un bon court-bouillon de poisson et un dombré et ouassous.

Un voyage mémorable ? L’Afrique du Sud, c’était un premier voyage seule et je m’attendais à ce que l’intitulé « Nation Arc-en-ciel » soit juste un slogan marketing au vu de l’histoire de l’apartheid qui est quand même très récente! J’ai eu un choc, j’ai été très surprise de me sentir à l’aise alors qu’à Paris on te suit dans les rayons des grands magasins ou qu’en Guadeloupe il y’a des séparations qui ne disent pas leurs noms.

"La culture guadeloupéenne me fascine…ce mélange entre chauvinisme et auto-flagellation qui produit de l’extraordinaire à coté de non-sens."

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La nôtre…ce mélange entre chauvinisme et auto-flagellation qui produit de l’extraordinaire à coté de non-sens.

Des habitudes bizarres ? Une mauvaise habitude… Beaucoup trop de sucre dans mon café, mon père dit que c’est un sirop..

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir? La nature… Le bruit des vagues ou une cascade qui te rappelle que demain est un autre jour, que la vie est un cycle et les tribulations du moment ne sont qu’une étape du voyage.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Ce que je fais aujourd’hui… et si je gagnais au loto pareil… j’ai la chance de faire ce que j’aime.

Laurence Neeya Maquiaba
© Facebook Laurence Neeya Maquiaba

Corinne Mencé-Caster, Professeure des Universités

Agrégée d’espagnol et docteur en sciences du langage, Corinne Mencé-Caster est Professeure des Universités en linguistique hispanique et traductologie à l’Université Paris-Sorbonne. Bachelière à 16 ans elle quitte son île et s’installe en France pour étudier. Des années plus tard, elle est nommée doyen de l’U.F.R de Lettres et Sciences Humaines de l’Université des Antilles Guyane (U.A.G.) en 2009 puis doyen de l’Université des Antilles (ex-U.A.G.) en 2013. C’est la première fois qu’une femme occupe ces deux postes.

Elle a su relevé de nombreux défis avec brio et admiration durant son exercice de présidente de l’Université des Antilles notamment la valorisation des formations, le développement de coopérations universitaires, la création de l’Université de Guyane et l’affaire très médiatisée CEREGMIA.

Médiéviste reconnue internationalement, caribéaniste, féministe, écrivain sous le pseudo de Mérine Céco, cette Martiniquaise est une « workaholic ». S’ajoute à cela son intérêt aux identités postcoloniales, l’histoire et à l’inconscient collectif de son pays. Entretien.

Nom: Mencé-Caster  Prénom: Corinne 

Age:  47 ans Couleur: Rouge

Dicton : Sa ki la pou-w, dlo pa ka chayé-y   Activité professionnelle : Professeure des Universités

Lieu de résidence : Paris

Prix, distinctions : Palmes académiques
Prix littéraire Gilbert Gratiant

PARCOURS

"Les jeunes générations ne cherchent pas vraiment à connaître leur histoire, ni les énormes combats qui ont été menés par les générations antérieures"

Quelle a été ta formation ? J’ai suivi des études supérieures en espagnol, philosophie et sciences du langage jusqu’au doctorat, puis ensuite j’ai soutenu une habilitation à diriger des recherches en traductologie et linguistique..

Quand as-tu décidé de devenir professeur ? Pourquoi l’enseignement puis la recherche ? J’ai décidé de devenir professeur après la licence, car j’aime apprendre et faire apprendre. La recherche est une passion qui est venue en maîtrise, quand j’ai découvert ce que cela pouvait être de découvrir de nouvelles choses par soi-même et de pouvoir les communiquer aux autres. 

De ton passage à l’Université des Antilles, on en retiendra ton courage exemplaire et ton intégrité sans faille. Quelle était ta personnalité à cette époque ? Comment as-tu réussi à prendre une telle décision de tout quitter?  (NDLR: Rappelons que Mme Mencé-Caster a survécu avec courage et intégrité à quatre années de vilipendages, de pressions, de menaces suite à la révélation du détournement de fonds d’un montant de 10 M€ du laboratoire de recherche!)

Ma personnalité était la même que depuis toujours : optimiste et déterminée à ne rien lâcher. J’ai décidé de tout quitter quand j’ai pensé que j’étais allée au bout de ma mission et quand j’ai senti que j’avais envie de nouveaux horizons, d’aller me ressourcer ailleurs pour ne pas perdre mon envie de faire de belles choses pour nos pays (sa lettre ouverte est disponible ici et celle de son entourage en hommage à son courage ici).

Corinne Mencé-Caster
© Bondamanjak

"Nous devons apprendre, nous, Antillais, Caribéens, à ne pas créer infiniment des systèmes D, plus ou moins illégaux"

Que défends-tu à travers ta position ? Simplement que nous devons apprendre, nous, Antillais, nous, Caribéens, à ne pas créer infiniment des systèmes D, plus ou moins illégaux, car un jour, il faudra bien que nous prenions les rênes de nos pays sans imposer de dictatures à nos compatriotes, parce que nous voulons que les biens soient confisqués par un petit nombre au détriment de tous les autres.

Tu commences ta carrière à l’U.A.G. en 1994, en tant qu’attachée temporaire d’enseignement et de recherche. Aujourd’hui tu travailles à la Sorbonne en tant que professeure de linguistique hispanique. Raconte-nous ton parcours. Mon parcours est celui d’une passion pour l’enseignement et la recherche, d’une envie de transmettre, de partager des projets pédagogiques et scientifiques avec des collègues, des étudiants et avec la société tout entière. Quand on travaille, qu’on réfléchit et qu’on construit ensemble de beaux projets pour demain, les barrières raciales et culturelles tombent, on est juste entre êtres humains. C’est ce que j’aime dans ma salle de cours et dans les laboratoires de recherche : une cohésion autour d’un projet..

Mérine Céco est ton pseudoyme de romancière. Tu écris autour de l’histoire, de la femme… Pourquoi ces thèmes ? Ces thèmes m’inspirent, parce que les jeunes générations ne cherchent pas vraiment à connaître leur histoire, ni les énormes combats qui ont été menés par les générations antérieures pour leur permettre de jouir de tout ce dont elles jouissent et qu’elles trouvent naturel, acquis…j’écris sur les femmes parce qu’elles sont les grandes oubliées de cette histoire qui se conjugue au passé, mais aussi au présent et qui détermine profondément notre avenir. (NDLR: Pour son roman “La Mazurka perdue des femmes-couresse”, Corinne Mencé-Caster a été lauréate du prix Gilbert Gratiant 2013 au premier Salon International du Livre de la Martinique).

Universitaire agrégée d’espagnol, docteure en sciences du langage et professeure de linguistique hispanique et de traductologie, ancienne présidente de l’U.A.G., romancière…Quel est ton secret ? Une boulimie du travail et de l’écriture. Je peux rester vissée sur ma chaise de bureau 24h non-stop si on ne m’en tire pas. Depuis toute petite, c’est comme ça. Mes parents cachaient mes livres, se levaient la nuit pour vérifier que je dormais et que je ne travaillais pas. On ne résiste pas à une passion… 

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Quitter mon pays, la Martinique, à 16 ans, après mon baccalauréat pour aller étudier en France.

"Quand on construit ensemble de beaux projets pour demain, les barrières raciales et culturelles tombent"

Quels principaux obstacles as-tu rencontré pour ta profession ? dans ta vie ? Comment les as-tu surmontés ? En réalité, je n’ai pas l’impression d’avoir dû surmonter d’obstacles particuliers, si ce n’est qu’au quotidien, il faut ajuster les choses pour ne pas se laisser piétiner et garder l’optimisme pour se dire qu’on est toujours plus près de ses rêves qu’on ne le croit.

Quelle est ta plus grande peur ? L’intolérance, un monde fratricide fondé sur la peur et la haine de l’Autre, ainsi que sur le repli sur soi.

Des projets futurs ? Oui, en cascade, et surtout celui de fonder une association qui rassemble des Caribéens autour de projets visant à une meilleure connaissance mutuelle les uns des autres, pour éviter ces « guèguères » fratricides et complétement stériles que nous vivons entre Martiniquais, Guadeloupéens, et Guyanais, cette sorte de mépris et de défiance à l’égad des Saint-Luciens, Haïtiens, Dominicais, etc.

Corinne Mencé-Caster Mythologies du vivre-femme. Essai sur les postures et impostures féminines
Corinne Mencé-Caster, « Mythologies du vivre-femme. Essai sur les postures et impostures féminines » - éditions Persée, février 2016

Pour en savoir plus sur son parcours: découvrez son cursus et ses publications.

INSPIRATION

"Je serais Rosa Park car je pense qu’il faut savoir défier les règles et les lois quand elles sont injustes"

Qui est ton modèle dans la vie ? Mes parents : j’admire leur simplicité, leur générosité et leur manière de nous avoir laissé mes frères et sœurs et moi, nous envoler, tout en restant toujours si près et en même temps invisibles pour ne pas nous gêner.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Je serais Rosa Park car je pense qu’il faut savoir défier les règles et les lois quand elles sont injustes, quitte à y laisser toutes ses plumes.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Le message d’amour de Jésus « donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

MESSAGE

"Nous avons la lampe, nous avons la lumière : il suffit juste d’allumer la mèche"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes martiniquais/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Je leur dirais de vivre au quotidien avec leurs rêves dans la tête pour ne pas les oublier, et de travailler sans relâche à leur concrétisation, mais sans écraser ni bousculer les autres pour autant.
En un mot donner corps à ses rêves dans la fraternité avec les autres.

Quelle route déjà tracée, en faveur du développement de la société martiniquaise,  devrait-on suivre ? Je dirais plutôt qu’il y a plein de petites routes tracées, dans les initiatives des associations, des personnes qui s’engagent, des élus politiques aussi qui essaient de faire avancer les choses, des enseignants et éducateurs, des sportifs et artistes, des chefs d’entreprises… Mais le problème est que ces initiatives bienveillantes et fécondes restent à l’état de dispersion, coupées les unes des autres, dans une île de 1000 kms2, ce qui crée l’impression que nous tournons en rond. Ce serait bien de les réunir dans un livre et de faire le point pour avancer vraiment.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Par exemple, sans flatterie, une initiative comme Talan An nou force mon admiration, parce qu’elle met l’accent sur ce que nous portons de beau, de constructif, de brillant en nous et vise à le faire connaître et savoir. C’est extraordinaire !

Un mot pour la fin ? Chez nous, nous avons la lampe, nous avons la lumière : il suffit juste d’allumer la mèche. Alors, faisons-le et ensemble !

La Mazurka perdue des femmes-couresse Corinne Mencé-Caster
Mérine Céco – La Mazurka perdue des femmes-couresse – éditions Ecriture – Paris – octobre 2013.

Avant de se quitter, découvrez Corinne plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Je suis optimiste, déterminée et dotée d’un grand sens de l’humour qui me permet de relativiser les choses dans les épreuves.

Et en un mot ? Déterminée.

Que fais-tu de ton temps libre ? J’écris et je lis énormément.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante? Face à une situation positive j’en profite pleinement en me disant que chaque bon moment est à prendre. Irritante, je me demande si je m’en souviendrai ou non dans deux jours.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Kassav’, Francis Cabrel, Malavoi, Adèle…

Ton artiste préféré ? Eddy, mon époux.

Ton repas préféré ? Colombo de poulet et riz créole.

Un voyage mémorable ? Oui celui organisé à Margarita, où j’ai pu nager au milieu des étoiles de mer.

"J’aime les cultures plurielles comme la culture caribéenne où rien n’est vraiment figé"

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? J’aime les cultures plurielles comme la culture caribéenne où rien n’est vraiment figé.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Celui de lire parfaitement sur les lèvres..

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? La sincérité.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Le fait que le soleil a toujours brillé après la pluie.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Fonder une école divergente avec un enseignement multilingue, écologique et fondé sur l’interculturel.

Au revoir Man Tine Corinne Mencé-Caster
Mérine Céco, « Au revoir Man Tine » - éditions Ecriture, février 2016.