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« Il n’y a que vous qui pouvez d’abord croire en vous-même »

Krs One, Erik Pédurand, Osmojam, Benaja, Sébastien Drumeaux ont tous un point commun. Lequel? Ils ont tous collaborés avec l’apprenti magicien de Yubaba dans le Voyage de Chihiro, Haku, Akuji, plus communément appelé Célio Chomereau-Lamotte.

Ce jeune beatmaker a déjà sorti deux projets: F.L.A.V.O.U.R.I.T.E.S (2013) et Oceans (2014). Fils du grand percussionniste Charly Chomereau-Lamotte, il arpente avec brio les pavés de la nu soul avec des sonorités électroniques à la clé et de bons samples. Envie de réussir à vous évader? C’est l’objectif de sa musique. Allez, c’est l’heure d’en savoir plus sur ce Lauréat du Beatmaker Contest (édition 2014) qui a gentiment répondu à Talan An Nou. 

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Nom: CHOMEREAU-LAMOTTE  PrénomCélio  Pseudo: Akuji

Age: 32 ans   Couleur: Rouge

Dicton: « Sa ki la pou’w dlo pa ka chayé’y »

Activité professionnelle: Compositeur

Lieu de résidence: Paris

Contact: Soundcloud, Bandcamp, Facebook 

Prix : Demi-­finaliste Beatmaker contest (2012), Vainqueur Beatmaker contest par équipe (2014)


PORTRAIT


Peux-tu te décrire en quelques mots ? Sensible, empathique, passionné.

Et en un mot ? « Force tranquille ».

Que fais-tu de ton temps libre ? Le cinéma, le sport.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et irritante? Dans les deux situations, je garde toujours mon sang-­froid car je suis plutôt introverti.

Dans ta playlist, on trouve qui ? En ce moment: Cory Henry, Jean-Michel Rotin, Hiatus Kaiyote.

Ton artiste préféré ? Question piège car il y en a tellement…

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Ton plat préféré ? Le migan de fruit à pain.

Un voyage mémorable ? La première fois où, petit, j’ai pris l’avion tout seul pour me rendre à Paris.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Boire quelque chose de très glacé tout de suite après avoir bu quelque chose de très chaud. Talent étrange : bouger les doigts de chaque main de façon désynchronisée.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? La gentillesse.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Le fait de vivre de ma passion est déjà mon plus grand rêve (lol) donc tout arrêter n’aurait aucun sens pour moi.

 


PARCOURS


Quand as-tu décidé de devenir beatmaker? Il y a une dizaine d’années, tout simplement par amour de la musique et pour concilier mon besoin de créer.

Quelle a été ta formation ? Principalement autodidacte. Mais c’est mon père qui est lui même musicien qui m’a appris la musique. Plus tard, j’ai suivi une formation à la Reason School pour me perfectionner en M.A.O (musique assistée par ordinateur).

Accepter que l’on n’a jamais fini d’apprendre des autres, et que l’on sera toujours perfectible

Avec le beatmaking, que cherches-tu à transmettre ? De l’émotion. J’essaie juste d’aider les gens qui écoutent ma musique à s’évader. Et si jamais elle leur permet d’arriver à un stade introspectif, c’est encore mieux.

Comment te viens l’inspiration pour créer ? Par des idées qui me traversent l’esprit et bien souvent en écoutant d’autres artistes; l’émulation vient de là. Mes influences artistiques viennent principalement du jazz, puis du hip hop sans oublier, l’ensemble de la musique caribéenne.

 

HIGHER de Sébastien Drumeaux. Directed by Yannis Ste-Rose & Jonathan Drumeaux (On vous l’a présenté  déjà sur Talan An Nou. Oui souvenez-vous, son portrait est ici)

Suivant ton expérience, quelle a été le plus dur pour réaliser ton rêve ? Accepter que l’on n’a jamais fini d’apprendre des autres, et que l’on sera toujours perfectible.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ? Principalement d’être toujours un peu dans ma bulle, et je l’ai surmonté en m’ouvrant un peu plus aux autres.

Quelle est ta plus grande peur ? De mourir en ayant une frustration d’inachevé.

Des projets futurs ? Continuer à être inspiré et à collaborer avec de nombreux artistes.

 


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? Ma mère.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? George Nicolo. Car c’est grâce à lui que l’on peut avoir plusieurs chaînes sur nos télévisions.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Ecouter, observer les inconnus, les gens, ma famille vivre autour de moi.

 

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MESSAGE


Le développement de notre société guadeloupéenne passe par l’éducation

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Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Qu’il n’y a qu’eux qui peuvent d’abord croire en eux-­mêmes avant leur proches ou amis, et c’est là que se trouve la clef de la réussite.

Quelle direction devrait-on suivre, en faveur de notre société guadeloupéenne ? Prenons simplement l’exemple de nos parents, car si nous sommes là c’est qu’ils ont réussi. Pour moi, le développement de notre société guadeloupéenne passe par l’éducation.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? En grande partie, des actions menées par Lilian Thuram pour son île natale, que ce soit dans le développement culturel de l’île ou dans le développement de l’encadrement sportif chez les jeunes. Car il est toujours resté fidèle à ses racines et a constitué un bon relai et exemple de réussite pour les générations qui lui succèdent.

Un mot pour la fin ? La meilleure musique ne se trouve pas qu’à la radio… C’est agréable de découvrir aussi des choses par soi-­‐même ;).

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Merci Akuji !

Retrouvez son univers sur: Soundcloud, Bandcamp, Facebook 

Propos recueillis en Août 2015

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