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Marie et Olivier Labourg, Entrepreneurs

En Août 2014, ce jeune couple en CDI chez des grands groupes décide de tout quitter pour s’installer en Martinique et ouvrir leur entreprise dans le courtage (assurances et financement). MVP courtage voit le jour six mois plus tard. Aujourd’hui s’ajoute à leur expertise la gestion immobilière. Indéniablement, Marie et Olivier cultivent l’esprit du «Dream Big». Ils gèrent désormais trois entreprises situées en Martinique et à Strasbourg. Et, ils projettent d’en ouvrir d’autres en France. En exclusivité, Talan An Nou a rencontré ces serial-entrepreneurs.

Nom: Labourg Prénom: Olivier 

Age:  28 ans  Couleur: Noir

Dicton: « Whatever it takes to realize your Dream… Just Do it ! » Activité professionnelle : Courtier en Assurances et Solutions Patrimoniales

Nom: Labourg Prénom: Marie

Age:  27 ans  Couleur: Noir

Dicton: « When you really want something, all the universe conspires in helping you to achieve it» (L’alchimiste de Paulo Coelho)

Activité professionnelle : Courtier en Opération de Banque et Services de Paiements

Lieu de résidence: Le Robert, Martinique

Contacts: www.mvp-courtage.fr, Facebook,

PARCOURS

"Ça a été assez déstabilisant de quitter une situation stable pour l’inconnu, mais aujourd’hui nous sommes contents de l’avoir fait"

Quel est votre métier?

Olivier: La mission du Courtier en Assurances, en tant que représentant de l’assuré(e), est de lui fournir les contrats les plus adaptés à sa demande, sur des critères variés comme le type de contrat (assurances de biens ou assurances de personnes, contrats spécifiques…), le rapport garantie-prix, et d’autres critères divers. En tant que courtier, je collabore avec de nombreuses compagnies d’assurance, ce qui me permet de fournir à mes clients les meilleurs contrats en fonction de leur situation et de leur budget. Notre objectif est que les clients ressortent de l’entretien en ayant parfaitement compris les enjeux et les garanties autour des solutions d’assurances qu’ils auront souscrites.

Marie: Je suis Courtier en Opération de banque et en Service de Paiement. Pour faire plus simple disons Courtier en financement. Le réflexe de la plupart des particuliers en recherche de crédit est de contacter uniquement leur propre banque sans consulter les offres proposées par le reste des organismes de crédit. En tant que Courtier en Financement j’interviens comme un intermédiaire entre les clients et les banques.
Mon objectif est de rechercher et de négocier à la place des clients le prêt le plus adapté à leur situation et à leurs besoins du moment.

Racontez-nous la genèse de MVP Courtage. 

Olivier: J’ai été pendant près de 4 ans salarié de grands groupes d’assurances à Strasbourg en tant que Conseiller Patrimonial.  D’abord chez AXA France durant 3 ans et ensuite chez Swisslife durant 1 an. (NDLR: Olivier a été major de la promotion nationale chez AXA durant son cursus scolaire).

Marie: J’ai commencé dans ce domaine en tant que collaboratrice chez un courtier pendant 1 an. J’ai ensuite rejoint l’AGIPI (Filiale Haut de Gamme du Groupe AXA) durant 2 ans en tant que Gestionnaire.

Olivier: En 2014, alors que j’étais en poste chez Swisslife et Marie à l’AGIPI, nous avons décidé de tout quitter pour nous lancer dans la création notre propre Cabinet de Courtage en Assurances et de quitter Strasbourg pour s’installer au Robert en Martinique. Après quelques mois de préparation, le Cabinet MVP Courtage Assurances & Patrimoine voit donc le jour le 05 Mars 2015.  Je suis un grand fan de basket et chaque année dans le Championnat Américain on décerne le titre de MVP (Most Valuable Player) au Meilleur joueur de l’année. Véritable clin d’œil à ma passion, j’ai choisi de donner au cabinet le nom de MVP mais avec une signification légèrement différente : Most Valuable Partner (Votre Meilleur Partenaire).

Marie: Au départ, il était prévu qu’Olivier gère l’aspect commercial et relation client et que je m’occupe de la gestion administrative de son Cabinet mais au fur et à mesure nous avons commencé à avoir de la demande en terme de Crédit immobilier. J’ai donc décidé de créer ma propre entreprise en parallèle et c’est alors qu’est né MVP Courtage Conseils & Financement le 13 Juillet 2015. Depuis nous travaillons main dans la main pour offrir à nos clients un service de qualité.

"Nous avons beaucoup d’admiration pour le courage de tout ceux qui décident de créer des entreprises et de créer des emplois"

Quels sont vos domaines d’expertise ?

Olivier: En tant que Courtier, je suis un généraliste de l’assurance. Cependant, je suis spécialisé dans la protection financière du chef d’entreprise. Cela passe par la mise en place de solutions d’assurances pour pallier aux carences des Régimes Obligatoires des chefs d’entreprise en matière de Retraite, Prévoyance, ou Frais de santé.

Marie: Je peux accompagner mes clients pour tout type de financement, mais ce qui me plait vraiment c’est le montage des dossiers pour les projets d’acquisition de résidence principale. J’aide mes clients à réaliser, ce qui est pour beaucoup, le projet de toute leur vie et c’est vraiment gratifiant.

Suivant votre expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser votre rêve ?

Marie: Pour tous les deux, le plus dur a vraiment été de franchir le cap entre la prise de décision et l’exécution réel du projet. Nous étions tous les deux embauchés en CDI dans des grands groupes avec de nombreux avantages sociaux. Ça a été assez déstabilisant de quitter une situation stable pour l’inconnu, mais aujourd’hui nous sommes contents de l’avoir fait. Le fait de développer ensemble notre Cabinet est une vrai source d’épanouissement personnel.

Olivier: C’est en août 2014 qu’on a décidé de se lancer dans l’entreprenariat et trois mois plus tard on commençait nos démarches. Nous sommes arrivés en Martinique en Février 2015. En rentrant en Martinique c’était un parfait tremplin pour nous aider à démarrer notre activité grâce au soutien familial. En effet, on vivait chez mes parents et on n’avait pas de loyers à régler! Je viens d’une famille d’entrepreneurs, mon père et ses frères ont une entreprise familiale. J’ai toujours vécu dans le milieu de l’entreprenariat. Quand je leur ai annoncé mon envie de me lancer ils m’ont naturellement bien expliqué que ce n’est pas évident et de prendre mon temps pour peser le pour et le contre. Une difficulté que j’ai rencontré c’est le système autour de l’insularité. En effet, j’avais constaté que mes demandes de partenariats (sièges situés en France) n’aboutissaient pas. Un jour j’ai décidé d’ouvrir un bureau à Strasbourg (une simple adresse au début) et tout a changé. En voyant une adresse postale en France Hexagonale, là les partenaies ont commencé à me répondre… Autre difficulté rencontrée: les banques n’étaients pas habituées à ce moment à travailler avec les courtiers donc il a fallu tout mettre en place. Cependant pour trouver le bon interlocuteur, mettre en place les partenariats et trouver les clients, un an s’est écoulé…

Quels principaux obstacles avez-vous rencontré pour votre profession ? dans votre vie ? Comment les avez-vous surmontés ?

Marie: Le plus compliqué lorsque nous nous sommes installés en tant que Courtiers ça a été de trouver des partenaires de qualité avec qui collaborer. Cela a pris du temps, mais aujourd’hui pour le financement je propose des solutions en partenariat avec diverses enseignes. 

Olivier: En effet, il a fallu convaincre les compagnies d’assurances et les banques de nous signer des conventions de Partenariat afin que nous puissions commercialiser leurs produits. Aujourd’hui, nous avons chacun des partenaires de qualités. La valeur ajoutée d’un courtier est de proposer un large choix de partenaires à ses clients. 

Quelle était votre plus grande peur ?

Marie: Notre plus grande peur était de savoir comment nous allions concilier notre vie de couple et notre vie professionnelle. Mais nous avons su trouver un certain équilibre et cette aventure a finalement permis de resserrer nos liens.

Des projets futurs ?

Olivier: Nous sommes actuellement en cours de création d’une 3ème structure que nous avons nommée MVP Courtage Immobilier & Défiscalisation. Comme son nom l’indique il s’agit d’une agence immobilière spécialisée dans la commercialisation de logements neufs éligibles aux dispositifs de défiscalisation Pinel ou Girardin (NDLR: Ouvert en 2017). En parallèle, nous recrutons actuellement des commerciaux indépendants en tant qu’Agents Mandataires pour proposer nos solutions en Martinique mais aussi en Métropole. On a choisi de ne pas passer par des salariés et prendre des commerciaux mandatés car ils sont payés à la commission. (NDLR: Olivier et Marie passent pas le centre d’affaires REGUS pour faciliter leur gestion qui propose des bureaux entièrement équipés, des espaces de coworking, des solutions de domiciliation d’entreprise, des salles de réunions ainsi que des solutions de télétravail sous forme de salons d’affaires). Nous avons d’ailleurs ouvert un bureau à Strasbourg (depuis le 1er Mai 2017) où nous avons une bonne clientèle et prévoyons d’en ouvrir dans d’autres villes en 2018.

 

INSPIRATION

Qui est votre modèle dans la vie ?

Olivier: Mon père Julien et ses frères Maurice et Roger qui avaient bâtis ensemble Les Meubles LABOURG. Ils sont pour moi un beau modèle de réussite entrepreneuriale en famille.

Marie: Ma mère car c’est une une grande bosseuse qui a toujours travaillé dur pour subvenir aux besoins de sa famille.

Si vous étiez une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ?

Olivier: Michael JORDAN car c’est un athlète noir qui s’est imposé comme une icône mondial dans son sport et admiré dans le monde entier. Aujourd’hui sa carrière sportive est terminée mais avec sa marque de chaussure JORDAN, il s’impose encore comme un leader dans son domaine. C’est cette mentalité de gagnant que j’essaie d’adopter. C’est un MVP !

Marie: Katherine JONHSON ! C’est une physicienne, mathématicienne et ingénieure spatial afro-américaine, qui a contribué aux programmes aéronautiques et spatiaux de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Elle s’est imposée dans un domaine où l’on n’attendait pas une femme à cette époque. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’il est plus difficile pour une femme de s’imposer en tant que chef d’entreprise et c’est un des combats que je mène au quotidien.

Quelle est votre principale source d’inspiration ?

Olivier: Nous écoutons beaucoup les speech d’Eric THOMAS, un Coach de vie Américain qui délivre des messages de motivation dans des écoles et des entreprises du monde entier. Son parcours est inspirant et ses discours nous permettent de rester motivé dans les moments difficiles de notre vie d’entrepreneurs.

Marie: Notre plus grande force aujourd’hui c’est peut-être aussi le fait que nous travaillions en couple. Nos clients apprécient le fait que nous soyons une entreprise familiale. Beaucoup de nos amis nous demandent comment nous faisons mais nous voyons vraiment cela comme une source de motivation au quotidien. Nous avons chacun nos compétences et c’est la somme des ces compétences qui nous permet aujourd’hui d’accompagner efficacement nos clients.

MESSAGE

"Croyez en vous et lancez-vous!"

Que diriez-vous aux jeunes et moins jeunes martiniquais/caribéens pour les motiver?

Olivier: Je leur dirais que s’ils ont un rêve alors il faut tout faire pour le réaliser. D’ailleurs pour ceux dont le rêve est de se lancer dans l’aventure entrepreneurial, nous sommes entrain de monter une association à but non lucratif pour les accompagner. Beaucoup de jeunes voudraient se lancer mais ne savent pas vers qui se tourner pour des conseils ou ne connaissent pas par exemple les dispositifs d’aides mis à leur disposition par la Région et l’État. Nous allons donc organiser des conférences, des séminaires, des débats et des formations avec des entrepreneurs et des aspirants entrepreneurs afin de créer un environnement d’échange et de partage où les expériences de chacun serviront aux autres.

Quelles actions positives de compatriotes admirez-vous ?

Marie: Depuis que nous sommes nous même chef d’entreprise. Nous avons beaucoup d’admiration pour le courage de tout ceux qui décident de créer des entreprises et de créer des emplois car nous savons que c’est un vrai défi au quotidien.

Un mot pour la fin ?

Olivier: Quelque soit vos rêves croyez en vous et lancez-vous !

Avant de se quitter, découvrez Marie et Olivier plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en un mot ? Olivier: Pragmatique / Marie: Fonceuse.

Que fais-tu de ton temps libre ? Olivier: Basketball / Marie: Élevage de SharPeï.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ?

Les Deux: Pour la situation positive, en remerciant le seigneur pour les situations positives / Les Deux: Pour la situation irritante, en parlant ensemble pour les situations irritantes.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Olivier: Booba, Kalash, Keros’n, Drake / Marie: Beyoncé, Vybz Kartel, Kalash,  Lauryn Hill.

Ton artiste préféré ? Olivier: Booba / Marie: Beyoncé.

Ton repas préféré ? Olivier: Langouste Grillé / Marie: Mine Frire (Plat Mauricien).

Un voyage mémorable ? Les Deux: Notre 1er voyage ensemble à l’Ile Maurice.

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? Les Deux: La Famille.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Olivier: Je prendrais des cours de pilotage pour devenir pilote d’avion et d’hélicoptère / Marie: J’aurais aimé être vétérinaire pour travailler avec les animaux


Daniella Jacques, Politologue

Politologue, Entrepreneure, Maman, Conférencière, Daniella Jacques rappelle que chacun pose ses propres limites… Rien ne l’arrête.
Lancé en Mars 2016, elle est à la tête de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haïti (CCFEH). C’est une plateforme associative d’entreprises et de professionnelles appartenant à différents secteurs, qui vise à soutenir, favoriser et renforcer la productivité dans le pays par l’accompagnement des femmes dans le domaine de l’entrepreneuriat. Rencontre avec cette haïtienne engagée.

Nom: Jacques  Prénom: Daniella 

Age:  34 ans Couleur: Multi Couleur

Dicton: « Si ce n’est pas pour une bonne cause, c’est pour une bonne leçon » Activité professionnelle : Politologue

Lieu de résidence: Thomassin, Pétion Ville, Haiti

Contacts: Facebook, Twitter (@DanJacPenn)

Prix: 1er prix du concours de droits humains de l’Ambassade Américaine en Haiti (2004) ; JCI 2015

PARCOURS

"J’accompagne des femmes entrepreneures dans la création de leurs entreprises"

Quelle a été ta formation ? Je suis politologue.

Quand as-tu décidé de devenir consultante ? Il y a quelques années j’ai commencé à travailler pour des institutions internationales sur des projets bien spécifiques, et cela m’a permis de beaucoup m’épanouir. J’ai mis mes compétences au service de partis politiques, ministres, femmes candidates. Aujourd’hui j’accompagne des femmes entrepreneures dans la création et le développement de leurs entreprises pour la création de richesse en Haïti. Ainsi, je contribue à faire reculer la pauvreté. 

Avant cet emploi, que faisais-tu ?  Durant plus de deux ans, j’ai piloté au sein du Ministère du Commerce et de l’Industrie, deux projets spécifiques : « Promotion et encadrement de l’Innovation et le « Concours national des Jeunes entrepreneurs innovants ».

Que défends-tu à travers ta position ? Je défends de meilleures conditions de vie pour les femmes en général, les femmes d’affaires en particulier. J’appuie l’organisation du secteur féminin afin d’éradiquer la pauvreté en leur sein. Mon premier métier c’est la politique et mon second, l’entrepreneuriat.

Comment s’est déroulé le lancement de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haïti ? La société civile en général, le secteur privé, le secteur public, les femmes d’affaires de tous les secteurs (qu’elles soient formelles ou informelles) ont reçu avec satisfaction l’arrivée d’une structure de ce genre. Il faut noter que cette structure était une demande des femmes entrepreneures partout sur le territoire haïtien. Aujourd’hui, nous sommes en train de faire le tour du pays pour présenter des séminaires et organiser des formations pour le renforcement des entreprises dirigées par des femmes.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Le plus difficile était de me faire accepter comme jeune mais surtout comme femme. J’ai très mal vécu cette situation mais j’ai su la surmonter car, je me suis toujours dit que le meilleur est à venir pour moi et pour toutes les femmes.

Quels sont les principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmontés ? Il y en a pas mal, après mes études classiques j’ai voulu faire Sciences po mais mon papa voulait que je sois économiste, j’ai acheté tous les livres de débutants en Sciences éco – mais j’en ai profité pour prendre quelques livres politiques aussi, après la première année j’ai dit à mon papa voilà ton année d’économiste maintenant je vais faire ce qui me plaît vraiment. Ce n’était pas facile mais j’ai fini par le convaincre quelques années plus tard avant son décès il était très fier de moi.

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande a toujours été l’échec, rien qu’en y pensant j’ai froid au dos, ce qui m’a permis de devenir très exigeante envers moi-même, je fais toujours un kilomètre de plus. Je dors toujours une heure en moins, je refais toujours une dernière lecture…

Des projets futurs ? Je suis du genre « pro active » donc beaucoup de perspectives qu’on aura surement à partager très bientôt.

"Le plus difficile était de me faire accepter comme jeune mais surtout comme femme"

Daniella est :

– Présidente de la CCFEH / Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haiti
– CEO de Mapou Investment Group SA
– Sénateur de la Jeune Chambre Internationale / JCI
– Fondatrice de Agir Aujourd’hui pour Demain / AGIRAD
– Directrice générale de Tetra Consult
– Membre de l’Association des Consultants Politiques d’Haiti / ACPH

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Ma maman.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Sœur Theresa – j’aime sa patience, sa sagesse, son humilité.

Daniella Jacques Talan An Nou
© 1ère édition du Sommet International des Femmes du Numérique en Haïti organisé par la CCFEH

MESSAGE

"N’abandonnez pas si personne ne vous fait confiance"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes haïtiens/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Mes principaux leitmotivs sont : la détermination, la discipline, la constance, la persévérance et l’innovation. Vous avez un rêve, commencez à le rédiger sur un bout de papier, faites confiance à votre intuition, cherchez de l’aide, mais surtout n’abandonnez jamais même si personne ne vous fait confiance, la persévérance peut vous ouvrir beaucoup de portes.

Quelle route déjà tracée, en faveur du développement de la société haïtienne,  devrait-on suivre ? Nos ancêtres nous ont donné la liberté, depuis, les autres générations n’ont pas su faire ce qu’il fallait pour développer le pays. Aujourd’hui nous le disons haut et fort « cette génération ne passera pas sans qu’Haïti ne change » mais ce changement n’est pas l’apanage d’un groupe de personnes de sexe masculin en laissant les femmes de côté – vice versa, pour y arriver toutes les forces vives de notre nation « femmes et hommes » doivent se mettre ensemble en respectant notre devise « l’Union fait la force ».

Un mot pour la fin ? Je remercie Talan an nou de m’offrir cette opportunité de partager une partie du fonds de ma pensée avec les lectrices et lecteurs. Je souhaite du succès à cette initiative.

Daniella Jacques Talan An Nou
© Daniella Jacques

Avant de se quitter, découvrez Daniella plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? L’une des personnes les plus extraordinaires au monde. C’est tout ce que je peux dire.

Et en un mot ? Entreprenante.

Que fais-tu de ton temps libre ? Avec moi, c’est un peu difficile de parler de temps libre, parce que je travaille toujours et prends beaucoup de plaisir à cela. Sinon, je peux dire que les rares fois que je pourrais considérer comme temps libre, je contemple le beau sourire de mon fils et de mon mari qui sont les personnes qui font le plus palpiter mon cœur. Mes plus grandes bénédictions.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante? En général j’essaye toujours de chercher le bon côté des choses. D’ordinaire, ma première réaction est d’afficher un léger sourire et une profonde respiration, tout dépend de la situation face à laquelle je suis, ma réaction est la même. Parce que le principe pour moi c’est que : « si ce n’est pas pour bonne cause, c’est pour une bonne leçon».

Dans ta playlist, on trouve qui ? Tout type de musique, mais particulièrement du Jazz, de la chanson évangélique et du reggae. On a plein de CD dans la voiture, parce que c’est qui nous permet après une dure journée de boulot de nous relaxer et retrouver plus ou moins un certain équilibre. Je pourrais dire que je ne conçois pas la vie sans musique. Cela dit : elle serait sans rythme, sans douceur et sans plaisir…

Ton artiste préféré ? Je pense que je dirais Lucky Dubbe.

Ton repas préféré ? Homard grillé.

Un voyage mémorable ? Hawaii en 2010.

"Je défends de meilleures conditions de vie pour les femmes "

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La culture asiatique. J’ai passé trois semaines à Singapour, la gentillesse des gens m’a laissée sans voix.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Je n’ai rien en tête. Mais étrangement, je crois que mon mari m’avait dit une fois, que s’il n’y a aucune porte de sortie, on pourrait chanter.

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? Beaucoup de choses le sont, mais en particulier je crois que c’est « la famille ».

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Je dirais « le sourire » que je vois aux visages des gens (pauvres ou riches, jeunes ou vieux, hommes ou femmes …) malgré des fois, la misère, le manque de responsabilité des élites de mon pays. Mais on voit que l’espoir est là.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Ce serait sans aucun doute de faire le tour du monde avec mon mari et mon fils. Cela aurait été un vrai bonheur !

Daniella Jacques Talan An Nou
© Site internet www.sifnuh.com

Julien Ganthier, Animateur culturel et comédien

Julien Ganthier est le coordinateur de l’association Jeunesse en Développement JEDe. Parallèlement, du haut de ses 31 ans, il anime l’Espace Volontariats de France Volontaires Haïti. Apporter du bonheur aux enfants haïtiens est son oxygène. Originaire de Port-au-Prince, il vit désormais à Aquin. Aujourd’hui, il a formé plus de 5 000 enfants à des activités socio-sportives. Récemment, il a contribué à un projet innovant : « bibliomoto Liv Kap Woule » une bibliothèque mobile qui va parcourir la région d’Aquin. Education, transmission…Rencontre.

Nom: Ganthier            Prénom: Julien Age:  31 ans Couleur: Vert (nature)

Dicton : What you think you are, you become Activité professionnelle : Animateur culturel et comédien

Lieu de résidence : Port-au-Prince

Contact: Facebook de l’association de Jeunesse en Développement, Facebook de Julien

PARCOURS

"Maintenant je forme des jeunes qui eux vont accompagner des enfants dans leur propre village !"

Quelle a été ta formation ? Je suis diplômé de l’école de théâtre Le Petit Conservatoire. J’ai également un certificat d’études en relations internationales. Je n’ai pas été plus loin car on me demandait de porter des cravates, j’ai détesté ça (rires). J’ai reçu une formation en EPS. Je suis aussi formateur en APS activité physique et sportive. Il s’agit d’une formation pour compléter celle en EPS, c’est de la “playdagogie”, pour sensibiliser des enfants à travers les jeux sportifs.

Quand as-tu décidé de fonder l’association Jeunesse en Développement? Je travaille avec des enfants depuis 15 ans ! J’ai commencé à l’âge de 16 ans en tant que bénévole dans une association. Après 5 ans de bénévolat, je découvre l’existence de nombreuses magouilles. En 2009, je lance l’association Jeunesse en développement. Notre première activité se déroule à Pétion-Ville le 18/11/09, en lien avec la bataille de Vertières. Au programme : exposition/conférence-débat et une partie culturelle. Le 12 janvier 2010, jour de mon anniversaire et jour du séisme marque un tournant dans ma vie. J’ai frôlé la mort… J’ai failli mourir, j’étais stressé, cette période a été difficile. Un jour, une amie de ma sœur m’a proposé de m’évader de Port-au-Prince et m’a emmené dans le sud. Arrivé à la ville d’Aquin, ça m’a attristé de voir qu’il y avait beaucoup de jeunes, d’enfants mais qu’il n’y avait aucune activité, ni infrastructures dans la ville. C’est là que je décide de rester et d’implanter solidement l’association…

Parmi ses actions, il y a l’ouverture de deux bibliothèques: une à Aquin et l’autre dans le Plateau central (avec la Fondation Haïti Eco-Verte). Ces bibliothèques ouvertes au grand public sont des espaces loués qu’on a complété avec livres achetés, donnés.. Un autre projet de bibliothèque est prévu pour le mois d’Août, toujours à Aquin, cette fois-ci il s’agira d’une construction de A à Z. En septembre, la bibliomoto Liv Kap Woulé sera lancée officiellement. C’est une bibliothèque mobile qui va parcourir la région d’Aquin. Des ateliers d’écriture, de lecture, des formations, etc. seront donnés. 

Jeunesse en développement a organisé également des séances d’animations dans plusieurs départements et villages, conférences, des activités à partir de rien. Je ne gagne pas beaucoup… Actuellement, des milliers de jeunes comptent sur moi… J’ai déjà formé plus de 5000 jeunes haïtiens à travers les évènements socio-sportifs (moyen pour sensibiliser enfant ET parents). Pour certains parents en Haïti il ne faut pas mélanger les jeux et l’école. Mon rôle est de leur montrer que le jeu est parti intégrante de l’éducation. Je ne cherche pas à mettre sous les feux des projecteurs. Je suis derrière les jeunes pour qu’ils se sentent concernés, responsables. Le premier événement que j’ai organisé, projet JED les timoun, a réuni plus de 1 300 enfants.

En juillet, un forum de jeunesse et développement durable se tiendra à Aquin pour 100 jeunes. Il est né du constat que plus de 50 000 jeunes quittent Haïti pour aller au Brésil, Suriname, Chili. Beaucoup meurent sur les routes. Il y aura un module sur l’entreprenariat, la sensibilisation, le mentorat… Ce forum sera aussi un moyen de lutter contre le déplacement massif vers le chili, d’autres pays etc… car c’est triste. Un des objectifs est que l’année prochaine chaque jeune puisse accompagner et encadrer 10 autres jeunes et que chacun à leur tour puissent accompagner 15 enfants dans leurs villages respectifs.

Que défends-tu à travers ta position ? Que tous les enfants puissent jouir du même droit. En Haïti, il y a 150 000 écoles (des écoles pour les plus pauvres aux plus riches). Mais le système oublie qu’ils sont tous des enfants et qu’ils n’ont pas demandés d’être nés.

jeunesse en développement haïti julien ganthier liv kap woulé bibliomoto

"Le 12 janvier 2010, jour de mon anniversaire et jour du séisme marque un tournant dans ma vie. J’ai frôlé la mort"

Quels sont tes domaines d’expertise ? Animation et formation.

En tant que comédien, que cherches-tu à transmettre ? À la base, j’ai étudié le théâtre pour me rapprocher des enfants et non pour être comédien. Dans la formation théâtre, il y avait des cours de communication, psychologie ce qui m’a été très utile pour me rapprocher de la population. Avant je travaillais uniquement avec des enfants mais la demande est tellement forte que maintenant j’ai décidé de procéder autrement. Maintenant je forme des jeunes qui eux vont accompagner des enfants dans leur propre village !

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Monter une bonne équipe (moi, mon épouse Wadline, Jasmine, Junior, Farah, Schneiderson, Eunice…). Aujourd’hui beaucoup pensent en Haïti que dès que tu montes une association, c’est dans le but de gagner de l’argent, de faire du business. Je peux compter sur mon équipe. Si je meurs aujourd’hui, je sais que l’association va continuer de fonctionner.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré pour ta profession ? Quand j’ai annoncé à ma famille que j’allais étudier le théâtre, mes parents ont arrêté de payer mes études. Car pour eux le théâtre ce n’est pas un métier… pour moi, le théâtre est beaucoup plus que ça, c’est une science de la vie. Grâce à ma ténacité, j’ai réussi à leur démontrer la valeur de ces études qui m’ont servi à faire ce que je fais aujourd’hui. Je suis la seule personne de ma famille qui prend des risques énormes. Mon père est décédé et ma mère est très fière de moi.

Et dans ta vie ? À un moment donné je ne pouvais plus payer mes études. Mon père est décédé tôt et ma mère manquait de moyens pour subvenir à tous nos besoins en même temps. Si elle payait l’école, elle ne pouvait pas payer les transports scolaires. Moi ça me suffisait, je faisais avec.Pendant deux années, j’ai marché des kilomètres pour aller au lycée, soit plus de 2 heures chaque jour. Je passais des journées sans rien manger également, faute de moyens. Et heureusement que j’ai vécu cette expérience. Car ça m’a beaucoup aidé à voir la vie d’une autre façon, de voir qu’il y a trop d’indifférence envers les enfants (enfants qu’on vient chercher en voiture privé où il reste des places…

Quelle est ta plus grande peur ? De mourir sans accomplir mon plus grand rêve : arriver à égaliser l’inégalité entre les être humains.

Des projets futurs ? Trop (rires).

"J’ai déjà formé plus de 5000 jeunes haïtiens à travers les évènements socio-sportifs"

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Dieuvela Etienne. Il y a quelques années, j’avais suivi un séminaire qu’elle organisait sur le théâtre. Elle avait une telle confiance en moi. C’est une combattante, elle a beaucoup d’audace. Elle m’inspire vraiment !

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Gandhi. Je me retrouve par rapport à la lutte qu’il menait.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Je n’ai pas beaucoup voyagé dans ma vie. Néanmoins, à travers mes voyages en Afrique, une partie des USA, en France, voir l’inégalité entre les Hommes, la souffrance ça me révolte, ça me frustre mais ça m’inspire à sensibiliser et mobiliser les gens face à ces problématiques.

"Si ma mère payait l’école, elle ne pouvait pas payer les transports scolaires...
Pendant deux années, j’ai marché des kilomètres pour aller au lycée, soit plus de 2 heures chaque jour. Je passais des journées sans rien manger"

MESSAGE

"Il ne faut jamais jamais jamais abandonner"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes haïtiens/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? À tous mes jeunes frères et sœurs caribéens, il ne faut jamais jamais jamais abandonner. Il y a trop de choses à faire pour se laisser entrainer dans la corruption. La création c’est à tout le monde, ils ne peuvent pas nous la voler, heureusement qu’il y a ça.
Le réseautage aussi est important! Heureusement les réseaux sociaux existent il y en a pas mal, autant les utiliser pour faire du réseautage et non des commérages. Il ne faut pas rester bloqué, il faut qu’on s’entraide, qu’on réseaute. S’entraider pour changer est notre slogan à l’association…
En clair: réseautez, ne vous laissez pas avoir, croyez en vos idées.

Quelle route déjà tracée, en faveur du développement de la société haïtienne,  devrait-on suivre ?  L’éducation, c’est ce qui manque en Haïti. On n’a pas d’écoles, on a du business en Haïti. Les gens font du business ici. Si on arrive à avoir une éducation équilibrée, ce sera une réussite pour le pays.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Joel Widmaïer (Directeur artistique du Festival International de Jazz et batteur), Guy Registre Junior (Théâtre, festival quatre chemins)… Ce sont de bonnes actions pour permettre aux jeunes de passer leur frustration.

Un mot pour la fin ? Merci à cette initiative riche et noble. Persévérez dans le projet de Talan An Nou. Ça fait toujours du bien de parler de son association.


Message final aux jeunes : formez-vous, lancez-vous dans le bénévolat. En effet, propose ce que tu sais faire gratuitement, les gens verront de quoi tu es capable. Donner de son temps gratuitement est valorisant et nous ouvre à de belles opportunités. Par exemple : J’occupe un poste à France Volontaires. Il cherchait quelqu’un avec un master. Je n’en avais pas. Mais j’avais 5 années d’expériences de bénévolat…et grâce à elle, j’ai eu le poste !

"Réseautez, ne vous laissez pas avoir, croyez en vos idées"

jeunesse en développement haïti julien ganthier liv kap woulé bibliomoto
Bibliomoto Liv Kap Woulé, bibliothèque mobile qui va parcourir la région d’Aquin. Des ateliers d’écriture, de lecture, des formations seront donnés.

Avant de se quitter, découvrez Julien plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Déterminé, ténacité. Dès que je me lance dans une activité, je vais jusqu’au bout.

Et en un mot ? À travers un animal : fourmi/abeille.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je n’ai jamais de temps de libre. (Rires) Même quand je mange, je réfléchis et je travaille.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Je saute de joie.

Et une situation irritante? Ce n’est pas la fin, je réfléchis à de nouvelles stratégies.

Dans ta playlist, on trouve qui ? C’est difficile. Comme je suis dans le théâtre, on se rapproche vers des artistes africains…Musique slow engagée et aussi des musiques Racines d’Haïti.

Ton artiste préféré ? J’en ai plusieurs. Dieuvela Etienne (comédienne) Daniel Marcelin (comédien et mon ancien professeur), Mackenzie Orsel (écrivain haïtien) ça m’aide à m’inspirer. Je me rapproche de tout ce qui m’aide à avancer !

Ton repas préféré ? Riz blanc, sauce pois, touffé légumes (aussi appelé légume haïtien, recette ici).

Un voyage mémorable ? Au Burkina Faso, c’était wololoyyyy (Ndlr : expression utilisée par Julien quand quelque chose le dépasse) c’était en 2015 dans le cadre professionnel.

"Dès que je me lance dans une activité, je vais jusqu’au bout"

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines ? Tibétaine. Pour sa richesse, sa simplicité, la spiritualité. Je rajouterai aussi la culture haïtienne car elle est encore méconnue.

Des habitudes bizarres ? Oui par ex, je ris trop souvent… Un talent étrange ? Sur le plan stratégique oui. c’est de pouvoir faire deux activités différentes.

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? L’être humain.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Le sourire d’un enfant en détresse.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Continuer à aider mon prochain pour que tout le monde soit heureux.

jeunesse en développement haïti julien ganthier liv kap woulé bibliomoto

L’association Jeunesse en Développement en quelques mots :

C’est l’organisation d’un Camp d’été mais pas seulement ! Depuis 2010, installée dans la localité de Jonc Dodin d’Aquin, l’association, composée à la fois de jeunes de Port-au Prince et d’Aquin mène une multitude de projets : promotion du livre et de la lecture, mise en place d’une bibliothèque, soutien scolaire, séances d’animations socio-sportives, caravane théâtrale, évènements culturels, marches pour l’environnement, marche pour le doit des enfants, comédies musicales… Au fil des rencontres, l’association s’est structurée et elle s’enrichit de la contribution de tous, autant des amis étrangers qui viennent apporter une petite pièce à l’édifice, que des jeunes aquinois qui s’investissent au quotidien pour le développement de leur commune. Plus d’infos


Retour sur la rencontre-débat « L’estime de soi pour entreprendre dans la vie », le 1er Février

L'ESTIME DE SOI A RASSEMBLÉ PRÈS DE 300 GUADELOUPÉENS

Le 1er Février 2017, Talan An Nou a organisé la rencontre-débat «L’estime de soi pour entreprendre dans la vie » au Centre Culturel de Sonis des Abymes. Retour sur cet évènement avec 300 guadeloupéens au rendez-vous.

Avec le soutien du Centre Culturel de Sonis et Cap Excellence, plus de 300 guadeloupéens se réunis autour de l’estime de soi entre les murs du Centre Culturel de Sonis durant près de 6 heures.

Cette rencontre-débat était le deuxième évènement organisé par Talan An Nou en Guadeloupe suite au succès du débat du 27 Octobre 2017.

RENCONTRE AVEC NOS ENTREPRENEURS

15 HEURES – Sept entrepreneurs étaient présents pour rencontrer, échanger, présenter leur activités et surtout inspirer le public :

  • Jasmina LEGROS, fondatrice de la marque de cosmétique naturel de luxe JUST WHAT U NEED;
  • Grégory HANNOAH coach sportif et fondateur de Corévol;
  • Stéphane JUMET, Infographiste et photographe/UP2DI PHOTOGRAPHY;
  • Florene BARBIN, Consultant en image et communication, à la tête de sa société NEW YOU;
  • Jean-Paul QUIKO, Artisan, chef d’entreprise, fondateur de GwaGka/Gwajéka;
  • Diana GUEMISE et Cédric MAES, cofondateurs du service traiteur et restaurant à domicile Taste & Saveurs;
  • Yannick JOTHAM, co-fondateur de Carter, application qui proposera du covoiturage et celui de chauffeur privé.

© KaféFoto 

Pour en savoir plus sur Talan An Nou, c’est simple contactez-nous.

DÉBAT

18 HEURES – Les quatre invités ont introduit chacun à leur tour le débat sur “l’estime de soi pour entreprendre dans la vie”. 

Patricia BRAFLAN-TROBO (sociologue) a rappelé l’histoire du guadeloupéen et de sa construction mentale en tant que dit noir.

Jean-Pierre SAINTON (historien et professeur) a insisté notamment sur l’importance de maintenir la discussion et l’écoute à entre les générations.

La modératrice de la soirée, Laurence MAQUIABA (entrepreneure/agence Neeya) a soutenu que le changement est en cours sur l’île et qu’il faut rester patient et positif.

Enfin, Amélie KHYLA (entrepreneure/association Gwa Label) a soutenu entre autre que la violence est liée à nos pensées ankylosantes et qu’il faut les déconstruire. 

Durant plus d’une heure, les questions du public autour de la violence, l’esclavage, les clivages raciaux, l’identité, l’éducation ont été riches, poignantes et remplies d’émotions.

Cette rencontre-débat a maintenu l’espace d’échange et d’inspiration pour les guadeloupéens créé lors de la première édition le 27 Octobre 2016. Après trois heures de discussion, un cocktail 100% local (préparé par deux jeunes traiteurs, BB Bokit et La Salad’Air) a été offert aux convives.

Toute l’équipe de Talan An Nou remercie infiniment tous ses partenaires (Centre Culturel de Sonis, Cap Excellence, MFM Radio, WIPS, BB Bokit, NeOZ, Ikone Caraïbes, Génération Cup, Kaféfoto, San Mélé, La Salad’air), les nombreux soutiens obtenus, les entrepreneurs présents, les médias (Radyo Tanbou, Alizés TV, Médiaphore, France Antilles, Canal 10, ATV, RCI, Guadeloupe 1ère TV & Radio) et le public déplacé en masse.

Nous continuons à travailler pour vous et vous prouver à tous le talent qui sommeille en vous…

La Guadeloupe est belle et riche de Talent, croyez-le et croyez en vous!

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester au courant de notre actualité (ce serait dommage de rater notre prochain évènement…). 

Regardez.

© KaféFoto 

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Écoutez.

À venir.

Ils ont dit.


Sarah Chillan Heusel, Entrepreneure

Sarah Chillan Heusel est une Serial entrepreneure. Tourisme, voyage, hôtellerie.., elle touche à tout sans limite et avec brio. Finaliste du Concours Etincelle d’Orange Caraïbe en 2013, elle lance Sweet Caribbean Holidays, start-up dans l’e-tourisme. Cette jeune martiniquaise de 26 ans part audacieusement à la reconquête des touristes nord-américains. Rencontre d’une Femme Ambitieuse !

 

Nom: Chillan Heusel            PrénomSarah Age:  26 ans Couleur: Blanc

Dicton : What you think you are, you become Activité professionnelle : Entrpereneur

Lieu de résidence : Martinique  

Contact: Instagram (@sarahchillanheusel) – Facebook  – www.sweetcaribbeanholidays.com

Prix, distinctions : Lauréate Concours Etinc’Elles par Orange Caraïbe 2013

PARCOURS

Toutes mes expériences n’ont pas été positives mais très constructives, j’ai su rebondir dessus et les utiliser intelligemment

Quelle a été ta formation ? J’ai suivis des études secondaires de lettres et de langues. Ensuite j’ai effectuée 4 ans d’études dans le milieu du management Hôtelier et touristique dont 2 années à l’école supérieure de Gastronomie Française Grégoire FERRANDI à Paris.

Quand as-tu décidé de devenir une « serial entrepreneure » ? Quelles ont été tes différents postes ? Ces 6 dernières années j’ai expérimenté différents postes (Agent de Voyage, Responsable F&B, Agent de location de voiture, Chargée de développement touristique etc) dans l’industrie du tourisme, voyage et Hôtellerie toujours en combinant une petite activité entrepreneuriale à coté seule ou avec des associées (Dosa Diamonds avec Dominique Patrice / Fahion Music Show avec Malika Jean Francois et Amelle Rahou / Bacchanal Festival avec Gaël Elizabeth, fondateur de Dousinn). Je me suis associée à d’autres entrepreneurs dans le milieu de l’évènementiel. Quand on commence on ne s’arrête plus. Toutes mes expériences n’ont pas été positives mais très constructives, j’ai su rebondir dessus et les utiliser intelligemment. 

Parle-nous de ta participation au concours étincelles et Sweet Caribbean Holidays. Il y a 4 ans (Déjà !), j’ai décidé de me lancer dans Sweet Caribbean Holidays et de participer au concours Etincelles organisé par Orange Caraïbe afin de récolter des fonds pour démarrer (NDLR: Concours réunissant près de 40 participantes. Les trois finalistes ont bénéficié de 3 mois de coaching. Sarah a remporté le premier prix et une enveloppe de 10 000€). Pendant 4 mois, j’ai eu l’opportunité de bénéficier de séances de coaching avec des professionnels du milieu entrepreneurial. C’était vraiment une de mes meilleures expériences dans le monde de l’entreprise. Âgée de 22 ans, c’est vraiment à ce moment que tout a commencé et que le déclic s’est fait. Il m’a cependant fallu 4 ans pour retravaillé le business Model de Sweet Caribbean Holidays et m’assurer qu’il était viable. Pendant ces 4 années j’ai aussi énormément appris grâce à mes différentes expériences et rencontres.

Sarah Chillan Heusel Talan An Nou

Le plus difficile aujourd’hui est la combinaison de tout ce qui entoure ma vie de femme, de maman et celle d’entrepreneure

Quel poste occupes-tu actuellement ? Quels sont les domaines d’expertise ? Aujourd’hui je suis directrice fondatrice chez Sweet Caribbean Holidays, Start’up dans l’e-tourisme.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Le plus difficile aujourd’hui est la combinaison de tout ce qui entoure ma vie de femme, de maman et celle d’entrepreneure. C’est très difficile de trouver un équilibre et d’assurer partout. Petit à petit je finis par intégrer que je ne peux pas être à 100% partout et tout le temps et je deviens beaucoup plus indulgente avec moi-même.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmontés ? Ce ne sont pas vraiment des obstacles mais je pense que cela fait partie de la vie de chaque entrepreneure en particulier les femmes. J’ai souvent entendu des choses comme « Elle est trop ambitieuse », « Tu rêves trop » , « Va chercher un vrai travail au lieu de t’investir dans des projets qui ne vont pas marcher », ce type de paroles sont certainement les plus dévastatrices pour un Wantpreneur ou un entrepreneur, surtout quand cela vient de son entourage proche. En ce qui me concerne, pendant longtemps je les ai supportés en essayant d’en faire abstraction mais plus le temps passait et plus je perdais confiance en moi, en mes ambitions et je n’arrivais plus à réussir ce que j’entreprenais et je finissais par accepter l’inacceptable. Quelques années après, j’ai finalement décider de m’éloigner de ces personnes qui ne croyaient pas en moi, en ce que je souhaitais faire et qui n’avaient pas les mêmes valeurs que moi. C’était radical mais c’était la meilleure chose à faire. Puis, j’ai pris quelques temps pour me reconstruire, voyager redécouvrir qui j’étais et ce que je voulais vraiment pour ensuite me lancer à nouveau ! Avoir confiance en soi est vraiment la première base de l’entreprenariat.

Quelle est ta plus grande peur ? Me faire mordre par un serpent. 

Des projets futurs ? Continuer à entreprendre tout en améliorant la vie des gens. J’aimerai aussi créer la Fondation SCH (Projet en cours) afin d’aider le développement de l’entreprenariat au féminin dans la Caraïbe.

Avoir confiance en soi est vraiment la première base de l’entreprenariat

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Ma mère.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Rosa Parks, pour son audace, sa confiance en elle, ses valeurs humaines, et sa détermination à faire changer les mentalités.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Mon fils.

Sweet Caribbean Holidays Talan An Nou
Opération à succès pour Sweet Caribbean Holidays: Découverte de la Martinique et Sainte-Lucie par 5 influenceuses internationales en Décembre dernier.

Rosa Parks, pour son audace, sa confiance en elle…

MESSAGE

Croyez en vous. Accrochez-vous. Battez-vous. N’abandonnez pas. Sonnez à toutes les portes

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes martiniquais/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Croyez en vous. Accrochez-vous. Battez-vous. N’abandonnez pas. Sonnez à toutes les portes. Et vivez l’aventure de la vie et de l’entreprenariat à fond !

Quelle route déjà tracée, en faveur du développement de la société martiniquaise,  devrait-on suivre ? Tracée par qui ? Je pense que nous devrions créer une série de cours ou interventions qui encourageraient l’entreprenariat depuis le collège. C’est-à-dire, une valorisation précoce des entrepreneurs, plus jeunes et moins jeunes ainsi qu’un investissement régulier des plus expérimentés auprès de ceux qui se sont déjà lancé ou qui souhaitent le faire. On devrait aussi un peu plus encourager la créativité tout au long de la scolarité.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? J’admire le travail de tous les médias locaux, les politiques et aussi les Chefs d’entreprises qui encouragent l’entreprenariat ainsi que certains artistes qui soutiennent toujours les créations de chez nous.

Un mot pour la fin ? Be positive. Talk Positive. Share love. Always . Do it with passion, and amazing things will happen to you.

Be positive…amazing things will happen to you

Sarah Chillan Heusel Talan An Nou
Sarah Chillan Heusel et Dominique Patrice, les fondatrices de DoSa Diamonds (Boutique en ligne de bijoux et accessoires de mode)

Avant de se quitter, découvrez Sarah plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Enthousiaste, déterminée, philanthrope, loyale.

Et en un mot ? Ambitieuse.

Que fais-tu de ton temps libre ? J’aime beaucoup lire, écouter de la musique et voyager.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante? Face à une situation positive j’ai tendance à être très enthousiaste et joyeuse. Irritante, je serais un peu plus discrète. J’attendrais aussi que mes émotions redescendent avant de réagir.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Un peu de tout. Justin Bieber, Trina, Rihanna, Methis, Saik, Jay Z, Tupac, Bob Marley, Ellie Goulding, Machel Montano.

Ton artiste préféré ? Je n’ai pas vraiment d’artiste préféré. J’ai des kiffs musicaux. La musique et les artistes étant en constante évolution il est difficile pour moi de m’identifier à une seule personne mais je suis l’évolution de plusieurs d’entre eux.

Ton repas préféré ? Ma double culture m’oblige à énoncer 2 choix ! En plat Créole je dirais: Fricassé d’agneau. Et en Cuisine Allemande : Rot Kraut mit Goulash und Knödel (Choux rouge, Porc sauce au poivre, et spécialité allemande à base de pain et d’œuf).

Un voyage mémorable ? Mon séjour à New York en 2014 avec mon amie Malika.

C’est aux Etats Unis, ou avec des américains que j’ai fais mes plus gros coups, j’ai la même vision qu’eux du business en général

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? Je suis attirée par la culture américaine qui est construite autour du capitalisme et de l’entrepreunariat. Je suis convaincue que si on veut quelque chose on doit travailler dur pour l’avoir et faire des sacrifices. Elle est inculquée dès le plus jeune là-bas et je pense que c’est un des secrets de leur économie. Les jeunes sont encouragés à créer, à sortir des sentiers, â être eux même. C’est aux Etats Unis, ou avec des américains que j’ai fais mes plus gros coups, j’ai la même vision qu’eux du business en général.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? J’ai la fâcheuse manie de caresser le lobe de mon oreille gauche quand je suis stressée.

Dans la vie, qu’est-ce qui est important à tes yeux ? Le soutien de mes proches. Je suis vraiment chanceuse car j’ai une famille incroyable.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Quand je traverse une situation difficile, je me pose souvent pour faire un point sur les différents aspects de ma vie et je commence a lister ce pour quoi je suis reconnaissante. De nature optimiste,  après ca, en général je suis reboostée et beaucoup plus sereine.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? J’ai déjà tout arrêté et je suis déjà en train de vivre mon plus grand rêve.

Je suis déjà en train de vivre mon plus grand rêve

Sarah Chillan Heusel Talan An Nou

Yann Arphexad, Restaurateur du BZ Snack

De marin pêcheur à restaurateur, Yann Arphexad défend l'importance du travail et du "konsomé lokal"

Ancien marin pêcheur, Yann a cru en ses rêves et est aujourd’hui un entrepreneur exemplaire qui est parti de rien. Ce jeune ambitieux, originaire de Chauvel et Mortenol, a géré son premier restaurant Bèl Zasyèt en 2011. Le BZ Snack lève son rideau à Mortenol pour la première fois en 2013. Sur place ou à emporter, vous pourrez savourer un agoulou lambi, de la langouste grillée ou encore d’autres produits de la mer sous les instructions de ce cuisinier autodidacte. Sans le savoir, l’emplacement du restaurant participe à redynamiser le quartier très souvent réduit à un “ghetto”. 

Nom: Arphexad  Prénom: Yann  

Age:  29 ans   Couleur: Orange

Profession: Restaurateur

Lieu de résidence: Abymes, Guadeloupe

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Je n’aime pas rester inactif. Je suis toujours en mouvement, au restaurant, mais aussi pour développer d’autres projets professionnels et culturels. Je suis quelqu’un de très ouvert. J’aime beaucoup la musique.

Et en un mot ? Energie.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je n’en ai pas beaucoup!

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et irritante?Lorsque je rencontre une situation irritante, j’essaie d’en tirer du positif. Du coup, je reste serein. Je garde le positif et j’essaie de trouver des solutions à ce qui est moins bon.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Beaucoup de gwoka, de soca, de zouk… De musiques caribéennes en général. Je suis ouvert à tous les styles.

Ton artiste préféré ? J’en ai plusieurs.

Ton plat préféré ? Aucun en particulier mais j’aime beaucoup les fruits de mer.

Un voyage mémorable ? New York: on y trouve de tout, c’est une véritable jungle où règne la différence. On passe sans transition du quartier italien au quartier chinois. Son coté melting pot me plait. Je compte y retourner.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La culture caribéenne car elle est riche. Malgré la barrière de la langue, on retrouve des similitudes. Par exemple, certains plats se ressemblent. Il y règne un esprit convivial et chaleureux. 

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Je travaille peut-être un peu trop. Non.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? En général, je fais avant tout les choses pour moi. Cependant j’ai beaucoup de respect pour ma famille. Donc lorsqu’elle est fière de moi, ça me fait très plaisir et me donner envie de poursuivre.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je vis déjà mon plus grand rêve. Sinon, je ferais le tour du monde.

PARCOURS

Quand as-tu décidé d’ouvrir ton restaurant ? C’était en 2011. Mon premier restaurant, « Bèl Zasyèt » à Chauvel, n’ouvrait que le week-end. On constituait une cagnotte entre amis, et ma mère m’aidait à cuisiner . Mon projet initial était d’ouvrir à Mortenol donc j’ai ouvert BZ (contraction de Bèl Zasyèt) en 2013. Pendant 6 à 8 mois, j’ai fait fonctionner les deux adresses.

"J’ai une façon particulière de griller le poisson, la langouste. J’ai finalement décidé de me lancer"

Comment est né le BZ ? J’aime découvrir les restaurants de la Guadeloupe et j’avais l’idée de faire de la restauration rapide. C’est rapidement devenu une passion et ceux qui goûtaient à ma cuisine appréciaient bien. J’ai une façon particulière de griller le poisson, la langouste. J’ai finalement décidé de me lancer.

Quelle a été ta formation ? J’ai suivi une formation sur l’hygiène dans la restauration puis j’ai obtenu mon permis d’exploitation. Mais ce qui concerne la cuisine, je suis un autodidacte.

Que défends-tu à travers ton entreprise ? Dans mon domaine, l’hygiène est le point clé. J’accorde aussi beaucoup d’importance au respect du client : il doit se sentir comme chez lui.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Financer mon projet a été un parcours laborieux. Quand tu veux créer ton entreprise en ayant moins de 30 ans, ça représente un gros investissement. J’ai travailler dur pour mettre de l’argent de coté. Je n’ai pas pu profiter du programme Projet Initiative Jeune car ma formation littéraire ne concordait pas assez avec mon projet dans la restauration. Heureusement j’ai pu compter sur l’aide de mes parents, de mon parrain, et sur des « coups de main ». Aujourd’hui, je continue à travailler pour développer mon affaire…

(Après réflexion, il rajoute) Généralement, les clients sont satisfaits de mon travail et me félicitent. Cependant les plus jeunes restent les plus difficiles à convaincre. J’inspirent certains mais d’autres semblent être déjà formatés par la mondialisation, par la société de consommation.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? J’ai eu un accident grave à moto. Pour le reste, je parlerais d’avantage d’expériences que d’obstacles.

Quelle est ta plus grande peur ? Perdre ma mère, ma famille.. ceux qui comptent énormément pour moi.

Des projets futurs ? Donner toujours plus d’envergure à mon entreprise.

"Financer mon projet a été un parcours laborieux. Quand tu veux créer ton entreprise en ayant moins de 30 ans, ça représente un gros investissement"

INSPIRATION

"Je suis né dans le tambour, je vis pour le tambour"

Robert Loyson

Qui est ton modèle dans la vie ? Mon parrain. Il a toujours été présent et à travers son évolution professionnelle, il est devenu un véritable modèle. Pour moi, il représente le travail. Je lui dois aussi ma passion pour le gwoka. Dès mon plus jeune âge, je l’entendais chanter et jouer chez ma mamie. Loyson, Chaben, Kristen… j’essayais de reproduire les morceaux avec les seaux, les canaris (casseroles). Je suis né dans le tambour, je vis pour le tambour.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Un grand maître ka. J’aime beaucoup Robert Loyson car j’ai l’impression d’assister aux scènes dont il parle dans ses chansons. Il n’a pas été à l’école mais à travers sa musique il arrive à transmettre des émotions. Il était fort, ce n’est pas expliquable. Personne n’a la science particulière qu’avaient les maîtres ka comme lui, Chaben ou encore Guy Konkèt. Aujourd’hui, seul Wozan Monza me transcende.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Mon but est de réussir mon projet donc j’évite les addictions. Je réussis aujourd’hui donc je n’ai pas de barrières et j’en veux toujours plus . Disons que je suis sur la deuxième marche d’une échelle qui en a dix. Mon objectif est d’arriver au 10 niveau, step by step, en fournissant les efforts nécessaires.

MESSAGE

Yann Arphexad, Restaurateur du BZ Snack

"Tout est possible. Il faut avoir beaucoup de volonté et ne pas céder à la facilité"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Je pense que tout est possible. Il faut avoir beaucoup de volonté et ne pas céder à la facilité. Même quand les choses sont compliquées, il faut trouver de retourner la situation pour réussir. Il y aura toujours des barrières, mais à l’image des athlètes et des haies, on doit pouvoir les surmonter.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne ? Le peuple guadeloupéen devrait être plus solidaire. Il devrait consommer local pour soutenir les petits commerces plutôt que d’aller vers les firmes étrangères. Aussi, la société de consommation nous pousse à jeter, gaspiller. On pourrait redistribuer certains produits aux restaurateurs locaux.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? A Antigua, Trinidad, en Jamaïque, il y a des coopératives de pêcheurs. Elles permettent d’éviter que les artisants soient démotivés par par du poisson importé beaucoup moins cher. Fanswa Ladrézo dit dans l’une de ses chansons « yenki bétiz bato la méné »… La coopérative de pêcheurs en Guadeloupe a coulé mais il faut tenter de resister à ce système qui ne laisse aucune chance aux plus petits. Le LKP n’a pas changé grand chose. Les compatriotes doivent favoriser préférer les actions guadeloupéennes à celles venant de l’extérieur.

"Le peuple guadeloupéen devrait consommer local pour soutenir les petits commerces plutôt que d’aller vers les firmes étrangères"


Suivez BZ Snack sur Instagram @bz_snack
BZ Snack, bar-restaurant,
Galerie commerciale, Mortenol Nord.
Tél. 05 90 48 03 12 ou 06 90 74 41 17.

Gaëlle Gimer, Maquilleuse

Gaëlle Gimer, une maquilleuse aux mains de fée qui parvient à sublimer la beauté de chacun de nous.

« Ne pas avoir peur de ne pas suivre les clichés et les pressions de la société actuelle »

© IDLineStudio

Nom: GIMER   Prénom: Gaëlle

Nom d’artiste: Amazon’e’art

Âge: 25 ans à vie

Dicton: « Il vaut mieux être un lion durant un jour qu’un mouton pendant 100 ans »

Activité professionnelle: Maquilleuse

Lieu de résidence: Guadeloupe

Contacts: La page facebook


PORTRAIT


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© IDLineStudio

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Je suis dynamique, volontaire, positive, caractérielle, originale voire à part, professionnelle.

Et en un mot ? Colorée.

Que fais-tu de ton temps libre ? La fête, ou profiter simplement de la Guadeloupe et de la vie (bons repas, plages, bronzette , écouter de la musique, maquiller (lol)…).

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ?  Je suis enjouée mais reste quand même sur mes réserves. Dans la situation contraire je positive un max.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Tanya Stephens, Jamiroquai, Red hot chilli peppers, Q-tip, c’est très varié.

Ton artiste préféré ? Aaliyah…entre autres.

Ton repas préféré ? Un bon court-bouillon de poisson.

Un voyage mémorable ? Mon enfance au Canada.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? Je n’y suis jamais allé mais la culture japonaise m’attire et m’intrigue par sa philosophie, ses mets culinaires, son cinéma, son côté campagne complètement opposé à son côté ville, j’aimerais y voir les 2.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Eeeuuh… je ne vois pas.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? La vie.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Le tour du monde.

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© IDLineStudio


PARCOURS


 

Quand as-tu décidé de devenir maquilleuse ? En 2008, suite à un changement radical de vie professionnelle et personnelle.

Quelle a été ta formation ? Les formations maquillage n’existaient pas encore en Guadeloupe en 2008. Et ne pouvant partir à cette période, j’ai passé un CAP esthétique à la suite d’une reconversion professionnelle. Non sans mal dans une mauvaise école et durant la période LKP. J’ai fait presque tous mes stages chez des maquilleuses car il n’y a que cela qui m’intéressait. J’ai obtenu mon CAP et ne trouvant pas de travail, je me suis lancé. Mais, j’aimerais bien me perfectionner encore et encore avec des formations.

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© IDLineStudio

Avec le maquillage, que cherches-tu à transmettre ? Que le maquillage peut être accessible à toutes et qu’avec un rien on peut mettre sa beauté en valeur.

Comment te viens l’inspiration pour créer ? La réflexion, les autres MUA [NDLR: Make-Up Artist], la vie, les couleurs, tout ce qui se rapporte à l’image (photos, vidéos, films etc…) et les dessins animés.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton/tes rêve(s) ? Tourner une grande page de ma vie…

Quelle est ta plus grande peur ? La maladie.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? J’ai toujours su les surmonter c’est le principal !

Des projets futurs ? Chut !

    

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INSPIRATION


 

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Qui est ton modèle dans la vie ? Mes parents.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Un peu de tout, un peu tout le monde.

 

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MESSAGE


 

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« Sois toi, aime-toi ! »

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Ne pas avoir peur de ne pas suivre les clichés et les pressions de la société actuelle.

Quelle direction devrait-on suivre pour améliorer notre société guadeloupéenne ? Déjà suivre sa propre voie c’est déjà bien non ?!

Un mot pour la fin ? Sois toi, aime-toi !

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GAELLE GIMER / AMAZON’E’ART

Contacts : La page facebook

 

 

 

 

 

Propos recueillis en Juin 2015


Nicolas Dolmen, Gérant de West Indies Pet Shop

 

Nicolas Dolmen est avant tout le gérant de la première animalerie en ligne des Antilles, West Indies Pet Shop, puis le président de la Société Canine Régionale de la Guadeloupe. Il est également un éleveur passionné sous l’affixe Hotentik Karibean Dog. 

“Restez positifs car la vie est trop courte pour ne pas être vécue.” 

 

Nom: DOLMEN Prénom: Nicolas

Âge: 35 ans Couleur préférée: Bleu

Dicton: Ce qui peut être fait par un homme peut être fait par tous les hommes 

Activité professionnelle: Gérant

Lieu de résidence: Sainte-Rose, Guadeloupe

Prix reçus: Exposition de Martinique (2012), Championnat International de chiens de beauté (2012), Championnat France de chiens de beauté (2011), Championnat du monde de chiens de beauté (2011), 3ème régionale d’élevage du CFABAS (Chien type Bull)(2010), Championnat des USA de chiens de beauté (2008).

Contacts: http://www.wipshop.frhttp://www.hotentik.frhttp://www.scrg.fr


PORTRAIT


 

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Passionné du monde.

Et en un mot ? Positivité.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je suis avec ma famille ou mes chiens.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Je réagis toujours avec le sourire et la pêche. Devant une situation irritante, j’essaie de ravaler ma rage.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Vybz Kartel, Busy Signal, Konshens, Rihanna, Beyoncé, Maître Gims, Esy Kennenga, etc.

Ton artiste préféré ? Arnaud Dolmen.

Ton repas préféré ? Un bon fricassé de lambi.

Un voyage mémorable ? Le championnat d’Europe en Hongrie.

 

 

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La culture afro-caribéenne car elle est extrêmement variée et universelle. Quand un noir rencontre un autre noir dans n’importe quel pays du monde, c’est comme si ils se connaissaient déjà. On se sent tous frères, que l’on soit un noir d’Afrique, des Etats-Unis, de la Caraïbe…

Etant né et sociabilisé en France, ce n’est qu’à partir de mon arrivée en Guadeloupe que je me suis retrouvé moi et dans une vraie communauté (familiale, culturelle). Puis, j’ai continué à apprendre et à découvrir notre culture quand je suis parti découvrir la Caraïbe et notamment Trinidad & Tobago. Sur cette île, il y a une forte culture métissée (indienne, brésilienne, asiatique etc.) et malgré tout, la base culturelle reste la même. Je trouve ça dément!

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Prendre toujours mes plats en photos. Mon talent est l’abidjul (pour ceux qui comprendront).

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Mon fils, ma femme, ma famille, mes amis, mes chiens.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Ce que je fais actuellement.

 


PARCOURS


 

Comment est née ta passion pour les animaux ? Je pense que ça a toujours été au fond de moi. J’ai toujours aimé les animaux depuis tout petit. C’est devenu alors une évidence quand j’ai eu mon premier chien.

Quand as-tu décidé de lancer West Indies Pet Shop (WIPS) ? WIPS a été réfléchi. Cela fait pratiquement 8 ans que j’ai eu cette idée de lancer une animalerie.

Avant WIPS, que faisais-tu ? J’étais commercial dans une entreprise en bâtiment. Je suis actuellement éleveur passionné sous l’affixe Hotentik Karibean Dog.

 


Quelle a été ta formation ? Je ne conçois pas la formation d’une manière identique à la plupart des gens : pour moi il s’agit d’un état d’esprit, voire plus que cela, c’est un plan qui existait bien avant moi et dont je ne suis que le produit. C’est quelque chose qui me dépasse, le chemin par lequel je « deviens », et je m’ « accomplis » avec le temps.

Quelle a été ta formation ? Bac ES option math appliqué puis BTS commerce international et enfin une Licence en RH.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Dire que j’ai atteint mon rêve serait me limiter à mon passé. En réalité j’ai un plan de vie dans mon esprit, qui évolue, il est immuable tout en étant changeant, et vice versa. Je m’adapte aux aléas de la vie mais je ne crois pas à la notion d’ « arrivée », juste au « chemin ».

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande peur vient d’autrui : lorsque je rencontre des personnes, je me trouve rapidement imprégnée de leurs problèmes et je suis alors parfois bien trop investie.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Les menteurs, les manipulateurs, les hypocrites, les malpalan et les cons car ce sont des personnes qui te font reculer. Toutes ces personnes ne m’ont pas aidé à avancer mais pour autant, cela ne m’a pas bloqué. Elles n’auraient pas été là, mon parcours aurait été plus facile.

L’adolescence est une période charnière également qui peut être un obstacle. Quand tu es adolescent, tu fais des erreurs. C’est une école de la vie! En t’accrochant, tu réussis à comprendre certaines choses et à te responsabiliser. A travers mon expérience, la découverte de la Caraïbes m’a beaucoup aidé à traverser cette étape.

Si on parle d’obstacles, je pense qu’il faut aussi parler d’opportunités. Les opportunités qui m’ont permis d’avancer sont nombreuses : ma mère, mon père, mon frère, ma femme, ma famille en général, mes amis proches (qui se reconnaitront). De plus, l’éducation et la détermination de croire à ce que l’on veut faire ont joué un grand rôle dans ma vie.

Des projets futurs ? Développer un maximum mon projet et pourquoi pas à l’échelle caribéenne…


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? Je n’ai pas un modèle mais des modèles. Des modèles qui ont réussi à s’accomplir professionnellement, personnellement et dans leur vie familiale. Tous ces modèles réunis constituent le modèle idéal.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Bob Marley, pour l’influence qu’il a eue sur la culture noire et sa réussite dans la passion qui l’animait, soit la musique.

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Quelle est ta principale source d’inspiration ? Le monde.


MESSAGE


“Rien n’est acquis, il faut se battre pour tout. Il faut y aller car on est seul maître de son destin.”

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Rien n’est acquis, il faut se battre pour tout. Il faut y aller car on est seul maître de son destin.

Quelle direction devrait-on suivre pour améliorer notre société guadeloupéenne ? Il y a plusieurs artistes que j’admire beaucoup et qui ont très bien réussi à montrer notre culture : Admiral T, un grand artiste et Arnaud Dolmen, qui vit sa passion ardemment. Ils montrent au monde qu’est-ce des artistes de talents.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ?  Il y en a beaucoup : Brother Jimmy, David Drumeaux avec son concept de LaKaza, DISA (Unik prod), Franck Blonbou (élevage CARIBEAN PRESTIGE), Onick Deravel (élevage du rêve caribéen), Cédric Melon (élevage SKYFALL) et Eddy Broussillon  (NDBF).

Un mot pour la fin ? Restez positifs car la vie est trop courte pour ne pas être vécue. Donc restez positifs!

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WEST INDIES PET SHOP

Localisation : Rue Thomas Edison, 97122 JARRY

Jours et horaires d’ouverture : Mardi au Vendredi : de 9h à 16h / Samedi : de 8h30 à 13h30

Contact : Le sitela page Facebook, tél : 0690 755 135  

 

 

 

Propos recueillis en Avril 2015


Megguy Bordée, Chorégraphe

Megguy Bordée est chargée de projet, chorégraphe de gwoka et fondatrice de la Compagnie l’Essens. FEMME Talentueuse, découvrez-la…

“Chercher la difficulté pour devenir courageux” 

 

Nom: BORDÉE Prénom: Megguy

Âge: 28 ans Couleur préférée: Rouge

Dicton: « C’est lorsque l’homme parle en son nom qu’il est le moins lui-même donné lui un masque il vous dira la vérité » Oscar Wilde

Activité professionnelle: Chargée de projet

Lieu de résidence: Baie-Mahault, Guadeloupe

Contacts: La page Facebookle site

 


PORTRAIT 


 

Peux-tu te décrire en quelques mots ? J’ai espoir en demain, je mets ma volonté au service de cette cause future. Je suis une femme claire et déterminée.

Et en un mot ? Précise.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je prépare mon temps plein !

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Je suis ravie des situations positives, mais je les trouve plus ou moins fausses, car après le beau temps il y a la pluie, je pardonne mais je n’oublie pas, je crois qu’il est important de rester sur ses gardes, surtout après la victoire et durant les moments joyeux. Les situations irritantes sont la raison de mon combat, ce pourquoi je travaille. Il n’y aura de véritables situations positives que quand nous aurons fait disparaître toutes les situations irritantes.

Dans ta playlist, on trouve qui ? London Grammar, Kolo Barst , Edith Lefel, Withney Houston, Schubert, Mozart, l’Opéra Rock de Mozart.

Ton artiste préféré ? Edith Lefel, car je trouve passionnante sa vision artistique : elle a une manière élégante d’aborder de la vie, une musicalité parlante, un art de dire les choses. J’apprécie également sa présence féminine, son imposante éloquence. 

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Edith Lefel, 1992

Ton repas préféré ? Malgré les grands plaisirs que j’ai à déguster certaines spécialités, le repas que je pourrais manger tous les jours est simplement à base de bananes jaunes, patates douces et court-bouillon de poisson.

 

“Il y a en moi une force, une Megguy non palpable, qui se souvient de tout et m’apporte une aide nouvelle au moment opportun.”

Un voyage mémorable ? Mon voyage en Italie fut marquant car il m’a permis d’apprécier une architecture flamboyante, et de me plonger véritablement dans un cadre historique. Ce fut un voyage d’art très parlant pour moi, me permettant de revisiter et d’imaginer cette conquête de l’Homme, qui est celle du travail, de la grandeur, du pouvoir, et sa recherche de la beauté.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? J’ai une profonde fascination pour la culture nippone. Les japonais sont vraiment marqués par une sagesse dont ils ne se vantent pas, et que personne n’oserait mettre en cause. J’apprécie son rapport à la matière et l’exclusivité de leur culture artistique.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? J’ai l’habitude de donner, et l’habitude bizarre de ne pas comprendre le souhait de l’autre, quand il veut me donner en retour. Je perçois ce geste assez difficilement à vrai dire, et j’émets souvent une réaction de rejet. Parfois, quand mon moral est à zéro, après des moments durs ou de grandes difficultés, une période d’errance de l’esprit s’impose et il s’opère en moi, comme une régénération, au cours de laquelle apparaît une nouvelle personne, qui a pardonné, et se retrouve au final, à remercier ces moments qui lui ont permis de grandir davantage. 

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©Kafé Foto – Spectacle de danse l’Apocalypse “La fin de rien…”, Mai 2015

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Il y a en moi une force, une Megguy non palpable, qui se souvient de tout et m’apporte une aide nouvelle au moment opportun.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je referai ma vie, car au final je fais ce que je veux vraiment, et quand je voudrais autre chose, je me donnerai les moyens pour y arriver.


PARCOURS


Quelle a été ta formation ? Je ne conçois pas la formation d’une manière identique à la plupart des gens : pour moi il s’agit d’un état d’esprit, voire plus que cela, c’est un plan qui existait bien avant moi et dont je ne suis que le produit. C’est quelque chose qui me dépasse, le chemin par lequel je « deviens », et je m’ « accomplis » avec le temps. 

Comment est née ton école de gwoka Kleth-Nika ?  L’apparition de Kleth-Nika est due à une histoire de destin : on peut dire qu’elle marque le franchissement d’un pallier dans ma vie. J’ai ressenti que le moment était arrivé pour réaliser ce projet.

Comment te vient l’inspiration pour créer ? Il est important de savoir que je suis solitaire, tout en appréciant le contact à l’autre. Ces moments passés avec moi-même sont très importants, ils me permettent d’entendre la voix de mon corps, j’ai d’ailleurs écrite une pièce nommée « La voix du corps ». C’est cette errance de l’esprit, semblable à un voyage indispensable, qui me permet de percevoir ma musicalité essentielle, et qui m’invite à partir dans une dérision artistique, qui échoue aux rives de la nature humaine. Cette nature humaine que je pense parvenir à percevoir par ma sensibilité, et ue je retranscris dans mes œuvres.

Avant le milieu associatif, que faisais-tu ? Pendant ma jeunesse, à huit ans, j’étais à la chorale de mon église, ma voix s’est mise à la disposition du chant et au service des autres. A onze ans j’étais chef de chœur de cette même chorale, où j’ai pu observer les différentes voies de la musicalité. Ce sont ces souvenirs qui résonnent encore dans mes démarches, de manière anachronique on peut dire que ce fut véritablement une expérience bénéfique pour mon art actuel. Du chemin a été fait, je ne le nie pas. Mais quand je vois la place qu’on propose aux musiciens de gwoka, les cachets parfois indécents, le fait que les gens s’en tapent. Le fait aussi que ça paraisse normal à ces mêmes gens de payer une fortune et de remplir un stade pour un artiste national ou international en vogue, alors qu’il leur est inconcevable de supporter leurs artistes locaux. Je ne tire pas que sur le peuple guadeloupéen, c’est un phénomène mondial. Mais chez nous, il faut aussi compter avec l’aliénation culturelle qui fait encore des ravages.

“Mes actions s’insèrent dans la continuité de mon art : c’est mon devoir, je ne fais que les dire.”

Que défends-tu à travers tes projets ? Je ne défends rien. Si c’était le cas je serai déjà dans un rapport conflictuel avec un point de vue émis, et avec lequel je ne suis pas d’accord. Plutôt que de m’y opposer, je cesse juste de lui donner vie dans mon existence. Se défendre, ce serait accepter d’être sous l’emprise, d’être soumise à cette justice que je trouve inadaptée. Je peux juste dire que mes actions s’insèrent dans la continuité de mon art : c’est mon devoir, je ne fais que les dire.

La reconduite de ton spectacle L’apocalypse, ta collaboration avec Romuald Seremes, Directeur artistique de Djòk … comment cela s’est passé ? J’observais Romuald Seremes silencieusement, je crois que le moment n’étais pas encore arrivé pour que nous puissions collaborer, mais peu à peu nous nous sommes rapprochés, et c’est sur le projet l‘Apocalypse que nous avons pu véritablement débuter notre travail ensemble. Aujourd’hui les choses prennent forme, il y a des hauts et des bas. Les choses sont juste ce qu’elles sont, et plutôt que d’entrer dans une logique de « norme », je fais tout pour m’adapter à la situation.

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Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Dire que j’ai atteint mon rêve serait me limiter à mon passé. En réalité j’ai un plan de vie dans mon esprit, qui évolue, il est immuable tout en étant changeant, et vice versa, je m’adapte aux aléas de la vie mais je ne crois pas à la notion d’ « arrivée », juste au « chemin ».

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande peur vient d’autrui : lorsque je rencontre des personnes, je me trouve rapidement imprégnée de leurs problèmes et je suis alors parfois bien trop investie.

Des projets futurs ? Les choses viennent à moi, de plus je ne pense pas qu’il soit bon de parler des choses encore immatérielles, il vaut mieux attendre leur réalisation.

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©Photo Alain – Romuald Seremes, Megguy Bordée et Stella Moutou (De Gauche à Droite), Spectacle de danse l’Apocalypse “La fin de rien…”, Mai 2015


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? C’est celui qui a accepté de me conter mon moi en me révélant des choses que j’ignorais, et en me rappelant des choses que j’oubliais à mon propos ; celui qui m’a donné confiance en moi : il vient équilibrer l’atmosphère qui m’entoure, compléter mon être, tout en étant opposition, il est idéal.  

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Il est parfois bon d’aller à l’essentiel, ainsi, je reviens sur la question précédente en la définissant en un mot : ma moitié.


MESSAGE


 

“Profiter des difficultés, des personnes qui nous barrent la route, et de tous les obstacles, pour viser encore plus haut”

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ?  Je leur dirai de chercher la difficulté pour devenir courageux. Je pense qu’il faut avoir un plan dans sa vie, se fixer des objectifs, puis mettre toute notre force et notre sérieux (sincérité) à les mettre en œuvre. Je pense qu’il faut voir les choses avec un point de vue constructif, et qu’il faut profiter des difficultés, des personnes qui nous barrent la route, et de tous les obstacles, pour viser encore plus haut, travailler encore plus. Tout ce travail passe par une foi certaine, et une conviction pour la mettre en forme. Tout dans la vie répond à une logique d’organisation, de gestion, et ne pas agir de la sorte, c’est avoir un destin semblable à une boule qui dégringole jusqu’au néant.

Quelle direction devrait-on suivre pour améliorer notre société guadeloupéenne ? Maryse Condé est pour moi un véritable exemple de l’investissement ; à travers ses œuvres on a clairement pu reconnaître une rythmique antillaise : en plus d’ouvrir le monde à nous, elle nous ouvre au monde, j’ai envers elle une grande admiration.

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Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? J’admire le déroulement de l’histoire haïtienne et le courage dont fait preuve le peuple de cette île, et ce malgré toutes les difficultés auxquelles il est confronté.

Un mot pour la fin ? Je n’aime pas parler de fin, je suis la première à parler de la « fin de rien », parce que selon moi, les choses s’inscrivent dans une chronologie qui se bonifie à chaque instant davantage. Chaque seconde nouvelle, remplie d’espoir et de l’expérience que nous apporte l’histoire passée, nous pouvons tout changer, ce qui est un véritablement cadeau. Pour moi, il n’y a pas de problème, que des solutions, pas de fins, que des débuts. Il est important de ne pas accepter tous les cadres que l’on nous propose, et véritablement s’inscrire dans l’unicité, tout en étant dans l’harmonie, et d’avancer sereinement vers la continuité, demain, l’éternité…

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COMPAGNIE L’ESSENS

Contacts: la page Facebookle site

Propos recueillis en Avril 2015


Jasmina Legros, Créatrice

JUST WHAT U NEED est la première marque de cosmétique naturel nu. Jasmina Legros est à la tête de ce concept “bien-être” innovant créé en 2014. Cette jeune guadeloupéenne très inspirante s’est livrée à Talan An Nou. Bonne lecture!

« Votre force sera votre famille, votre entourage, appuyez-vous sur eux pour rester motivé. Le plus dur est de rester motivé face aux difficultés et avancer malgré tout…sé zyé ki lach, bòd lanmè pa lwen! »  

Nom: LEGROS Prénom: Jasmina

Âge: 28 ans  Couleur préférée: pas de couleur préférée réellement, simplement un état d’esprit (le vert actuellement)

Dicton: Je vais emprunter celui de mon père « sé zyé ki lach, bòd lanmè pa lwen!»

Activité professionnelle: Chef d’entreprise/Ingénieur chimiste  

Lieu de résidence: Entre la Guadeloupe et Laval (en déplacement tous les trimestres)

Contacts: Le site du groupele site de la marquela page Facebook de la marque

 


PORTRAIT


Peux-tu te décrire en quelques mots ? Je suis quelqu’un de déterminé, quand j’ai quelque chose en tête et que je sens qu’il faut que je le fasse, je fais tout pour y arriver, je fonctionne au ressenti et si je puis dire à l’intuition. J’aime réaliser des rêves, les miens comme ceux des autres…

Et en un mot ? Perfectionniste.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je m’accorde des moments le soir pour lire, et dès que je peux je me réserve des weekends ou des soirées pour aller danser, la salsa cubaine, j’adore !

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Je pense qu’on a tous la même réaction face à une situation positive, on sourit et on se sent bien, l’énergie ambiante est agréable. Face à une situation irritante, il y a plusieurs réactions possibles, je dirais que ma réaction dépend de la situation et des conséquences qui y seront liées. Une situation irritante n’est jamais agréable à vivre et je pense qu’il n’y a ni bonne ni mauvaise réaction, on essaie de s’en sortir avec le moindre mal…

Dans ta playlist, on trouve qui ? Oulala lol, on retrouve un peu de tout, j’ai des playlists à thème même ! En ce moment dans la voiture on peut entendre Erik, Gregory Privat, Alicia Keys, Alexander Abreu, Maykel Blanco, JM Rotin…

Ton artiste préféré ? Toujours difficile de répondre à ce type de question parce que chez moi tout est une question d’état d’esprit, j’aime certains artistes pour leur impressionnante créativité, j’aime d’autres artistes parce qu’ils créent une émotion particulière en moi quand j’écoute leurs compositions. Si je dois en choisir un, je dirais JM Rotin, il m’a suivi toute mon enfance et je le suis encore lol !

Ton repas préféré ? Je pourrais sortir une liste… Les spécialités antillaises pour moi… à choisir : le colombo de ma maman !

Un voyage mémorable ? Parmi tous les voyages que j’ai pu faire… si je dois en citer un, je vais voter pour les Etats-Unis, il était vraiment « mémorable » au point de croire que c’était un rêve éveillé ! Une très belle expérience sur tous les plans d’ailleurs, professionnel comme personnel. J’en garde de magnifiques souvenirs.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La culture cubaine me fascine. Je ne connais pas toutes les cultures du monde, elles ont chacune leurs particularités et leurs richesses, je pense là encore qu’il serait très difficile de répondre à cette question… Pour avoir été à Cuba, avoir côtoyé des cubains via des festivals et autres événements culturels, c’est vraiment un peuple fascinant ! La manière dont ils vivent, leur regard sur les choses, leur fusion avec leurs racines, leur histoire, leur danse et leur musique, leur joie de vivre peu importe la situation ! Ensuite il y a des choses qui ne s’expliquent pas… J’entends de la musique cubaine, j’entends un cubain s’exprimer et je souris, je suis heureuse ☺.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Lol il faudrait plutôt poser cette question à mon entourage, des habitudes bizarres ?? Certains trouvent bizarre que je laisse mon thé infuser indéfiniment, d’autres que je lave toujours tout tel un raton-laveur… Un talent étrange ?? Je ne sais pas si c’est un talent ou s’il est étrange, je pense qu’il suffit d’écouter son corps… J’obtiens souvent des réponses à mes questions ou un éclaircissement sur certaines situations via mes rêves ! Mais chuuut, on risquerait de me trouver bizarre lol !

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Mon entourage me motive et me donne de l’espoir, leur énergie m’aide beaucoup.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Là encore, j’ai des difficultés à répondre à cette question lol. Je suis en train de construire un de mes rêves : créer mon entreprise et faire ce que j’aime tous les jours. Je crois que mon autre grand rêve serait de partir à travers le monde, faire des rencontres, s’ouvrir l’esprit et découvrir d’autres univers.


PARCOURS


Quelle a été ta formation ? Je suis Ingénieur chimiste de formation, diplômée en 2011 de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse, j’ai enchaîné avec un Master pro en formulation & cosmétologie en 2012.

Comment est né le concept Just What You Need (JWUN) ? Je crois qu’il a toujours été en moi ce concept, on y retrouve toutes les valeurs inculquées par mes parents, ma passion : les sciences et la nature, la mise en avant des richesses de mon île, le retour aux pratiques traditionnelles, tout ce dont on a réellement besoin… « Just what WE need » ! J’ai toujours eu envie d’utiliser les ressources de mon île, nous avons une biodiversité impressionnante, des capacités & possibilités inimaginables et pourtant nous sommes encore en retrait… Comme d’autres, j’ai voulu porter ma pierre à l’édifice et aider au développement d’une Région qui a tout pour réussir ! JUST WHAT U NEED n’est pas qu’une Marque de soin corporel, c’est l’illustration des possibles. On peut faire des choses magnifiques en travaillant avec notre environnement !

Avant JWUN, que faisais-tu ? Avant JWUN j’étais étudiante, je me suis lancée directement dans l’entrepreneuriat après l’obtention de mon double diplôme. Des opportunités se sont présentées, j’ai tenté, les retours étaient positifs alors j’ai continué et aujourd’hui il y a 2 entreprises en place, je construis mon projet d’avenir, je vis mon rêve !

Que défends-tu à travers ce projet ? J’ai envie de dire que je défends, comme d’autres, notre patrimoine, notre Nature, nos valeurs humaines… avant que tout cela ne disparaisse ! A travers JUST WHAT U NEED et les activités des 2 entreprises qui sont derrière, je souhaite montrer qu’il y a d’autres solutions possibles pour développer la Région. Nous parlons beaucoup de chômage, de pollution, de déchets et d’autres sujets peu plaisants… Quelles sont les solutions ? Elles sont là sous notre nez. Un « déchet » ne devient « déchet » que parce qu’on l’a décidé ! En décidant qu’il s’agit d’un déchet, il faut par tous les moyens l’éliminer ! L’éliminer… forcément, ça coûte cher. L’autre manière de voir les choses est la suivante : pourquoi est-ce que c’est un déchet ? Qu’est-ce qu’on pourrait en faire plutôt que de s’en débarrasser ? Là, on ouvre la porte des possibles… et les solutions viennent d’elles-mêmes. Je crois que je défends les valeurs & les sens de l’Homme.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Plus on passe les étapes de la construction de notre rêve, plus on fait face à des difficultés… Jusque-là je dirais que la difficulté a été de créer les entreprises administrativement, ce fut le parcours du combattant. Maintenant que c’est chose faite, la difficulté est de faire connaître une Marque un peu atypique qui force à la remise en question et aux changements des habitudes bien ancrées dans notre société actuelle !

Quelle est ta plus grande peur ? Je crois que je n’ai pas de grande peur réellement ! Se lancer dans l’entrepreneuriat est une belle aventure, il ne faut pas avoir peur de l’instabilité sociale, financière, morale… Il ne faut pas avoir peur du lendemain, il ne faut pas avoir peur d’échouer ni de réussir d’ailleurs. Tout cela pour dire qu’en étant entrepreneur, on signe en quelque sorte un contrat « anti-peur ». La peur fait qu’on ne se lance pas ou qu’on avance mal. Je ne me suis posée aucune question depuis le début de cette aventure, je me laisse porter par le rêve et j’essaie tant bien que mal de suivre mon intuition et de respecter mes valeurs. Disons que ma peur serait plutôt de me perdre dans un tel projet, perdre ma vision, mes objectifs, mon rêve et mes valeurs.

Des projets futurs ? J’espère pouvoir faire grandir cette Marque naissante et quitter la phase de lancement pour passer en phase de développement pour mes 2 entreprises. J’espère pouvoir emmener la Marque à l’internationale également et très vite m’entourer, embaucher, « grandir » !


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? Je n’ai pas réellement de modèle en particulier, j’observe beaucoup, ceux qui croisent ma route sont des exemples, des énergies qui orientent ma vie. Mes amis, ma famille, certaines personnalités sont un peu mes modèles. On récupère un peu de tout ce qui nous entoure pour nous construire.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Je pense que je serais de celles & ceux qui n’acceptent pas l’injustice et le montrent à leur manière. Je pense à Rosa Parks, Nelson Mandela, Dr Matin Luther King, et bien d’autres. L’injustice c’est quelque chose que je n’apprécie pas, je m’assimilerais donc à ses personnalités qui ont osé montrer leur désaccord et se battre pour la justice.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Mes sources d’inspiration viennent d’un peu partout, elles m’entourent et peuvent venir de mes amis, ma famille ou d’un livre, d’un film vu récemment. Je m’inspire beaucoup des histoires à l’américaine je crois, where everything is possible, you just need to believe it !

 


MESSAGE


“S’épanouir à travers ses rêves est la plus belle des expériences !”

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? S’épanouir à travers ses rêves est la plus belle des expériences ! Je ne peux qu’encourager celles et ceux qui souhaitent se lancer dans cette aventure. Votre force sera votre famille, votre entourage, appuyez-vous sur eux pour rester motiver. Le plus dur est de rester motivé face aux difficultés et avancer malgré tout, comme dit mon père souvent : « sé zyé ki lach, bòd lanmè pa lwen ! »

Quelle direction devrait-on suivre pour améliorer notre société guadeloupéenne ? Je ne suis pas sûre qu’il y ait déjà une direction améliorer notre société guadeloupéenne, étant donné les difficultés rencontrées justement quand on a un projet de développement… Je rencontre de plus en plus de personnes qui agissent, seuls malheureusement, mais au moins le travail est engagé et le développement de la Région avec. L’entraide, le travail en collaboration, en communauté est l’une des pistes, l’un des chemins à emprunter pour continuer le développement, c’est ce qu’il faut garder en tête !

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Je suis fan des jeunes qui sont rentrés et qui font un travail de qualité pour la Région, qui mettent en avant nos richesses et offrent une vision totalement différente de l’île ! Je pense à Naomi Martino, Maître chocolatier guadeloupéen, Ruddy Colmar, Chef cuisinier guadeloupéen qui remet au goût du jour des produits locaux oubliés avec un note « gastronomique & luxe », je suis bien sûr fan de tous nos artistes qui portent notre musique traditionnelle au-delà du territoire… Des actions il y en a, des entrepreneurs motivés il y en a, l’important est de les soutenir et d’inciter d’autres à suivre la même route !

Un mot pour la fin ? Talan An Nou… depuis toujours et pour toujours ! Nous sommes responsables de notre avenir, alors à NOUS de jouer !

JUST WHAT U NEED

Localisation : 39, rue Lethière 53000 LAVAL