Articles Tagged with: Auteur
Jean-Pierre Sturm, Auteur de théâtre

Pour cet ancien animateur de télévision et radio, se reconvertir à 40 ans, après 20 ans de carrière, était une évidence afin de suivre son rêve d’écriture. Son envie: faire rire le public! En 1988, Jean-Pierre Sturm crée JP SHOW, société de production, d’organisation de spectacles… En 2004, il révèle le talent de sa plume avec la pièce hautement acclamée Ma Commère Alfred. Depuis, il enchaine les succès de ses comédies au théâtre et, les voyages dans le monde.

Nom: Sturm Prénom: Jean-Pierre

Age:  30 ans et +  Couleur: Bleu

Dicton: “Tout arrive à qui sait attendre”

Activité professionnelle :auteur de théâtre, de séries, touche à tout

Lieu de résidence: Entre Guadeloupe et France

Contact: www.jpshow.com, son Facebook @jpshow, son Twitter @jpshow, sa chaine YouTube JPSHOW,

PARCOURS

"J'écris à tout moment! J'ai en permanence un petit carnet"

Quand et pourquoi as-tu décidé d’écrire, de mettre en scène et de produire ? J’ai toujours voulu écrire des pièces de théâtre, mais je remettais toujours à plus tard trop pris par mes activités radio et télé pour RFO. Je me faisais la main en écrivant des textes drôles pour la pub, les textes d’Albè et Léyon pour le “jambon Rio” c’était moi ! Multi cash et beaucoup d’autres, mais personne ne le savait. J’ai vraiment décidé d’écrire quand j’ai quitté RFO, mais la première pièce écrite n’a jamais été jouée à ce jour, un metteur en scène antillais réputé l’a lue, mais son appréciation m’a cassé, à me faire regretter d’avoir osé écrire. Pourtant, le directeur du théâtre Charenton de l’époque avait aimé, malgré selon lui, quelques retouches à y apporter. J’ai mis un frein à l’écriture pour me consacrer aux tournées de Jean Yves Rupert, Viviane Emigré et des pièces de José Jernidier. En 2003, en Martinique au cours d’un diner de fin de spectacle de Viviane Emigré, je commande alors à José Egouy présent, une réécriture de sa pièce à succès “Vikto makoumè”. Assuré d’avoir flairé le bon coup, je réserve des dates pour 2004 aux salles de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Paris, sentant à nouveau le triomphe de cette célèbre pièce. Mais, c’était mettre la charrue avant les bœufs, les premières pages ne me convenaient pas du tout, c’est ainsi que je me suis décidé à écrire Ma Commère Alfred !

Explique-nous ta profession. Maryse Condé lors d’une interview me disait “l’écriture vient en écrivant” elle n’avait pas tort car depuis le triomphe de Ma Commère Alfred, c’est une nouvelle passion dont je ne peux plus me passer, j’écris à tout moment ! J’ai en permanence un petit carnet sur lequel je note des répliques drôles à insérer un jour dans une pièce à venir.
Pourquoi mettre en scène ? En réalisant pour la télé la série Rigobè et Dèdète que j’ai créée, je dirigeais déjà les comédiens, c’est tout naturellement que j’ai mis en scène le premier spectacle que nous faisions tiré de la série. J’y ai pris goût, mais je ne me considère pas comme un metteur en scène de théâtre, je mets plus en espace pour que tout soit harmonieux, pour que les gags, les comiques de situation, les déplacements, l’effet visuel global soient efficaces.
Produire, c’est mon autre activité, je préfère tout maitriser de la création à la diffusion. 

Comment te vient l’inspiration? L’inspiration vient de mon observation. Pour écrire le personnage de Josué , dans “Bienvenue lajol”, j’ai pris pendant quinze jours des trains de banlieue tous les matins pour écouter le langage des jeunes de banlieue, et je prenais des notes. Pour Rigobè et Dèdète, c’est en voyant à la rue Nozières, une libanaise maltraitée son frêle mari que l’idée est venue, sauf qu’elle n’était pas forte comme Dèdète. Mais, c’est en puisant aussi dans mon entourage, après c’est la caricature poussée à l’extrême qui détermine le côté ridicule du personnage.

Jean pierre sturm
(De gauche à droite): Christian Julien, Jean-Piere Sturm, Daniel Bilong. ©Lucien Courtil

Comment s’est passée la transition professionnelle après 20 ans de carrière à la radio et TV? Après 20 ans de radio et 10 ans de télé, quand tout s’arrête, c’est la douche froide ! Un hyper actif comme moi, se retrouvait à parcourir le monde tout simplement, n’ayant rien d’autre à faire ! J’ai estimé ma mise à la retraite forcée un peu précoce. Mais, je suis quelqu’un qui ne blâme jamais une contrariété, çà devait se passer de cette façon. J’avais toujours dit à mes amis et proches qu’à 40 ans, j’allais faire autre chose. Avec le recul, il fallait que je quitte la machine RFO qui m’a broyée, pour me consacrer à ma propre production, est ce que j’aurais écrit des pièces de théâtre si j’étais resté au sein de RFO, probablement pas, car, faire de la radio et de la télé, c’est du plein temps, les gens ne s’imaginent pas l’énergie dépensée et les sacrifices à faire pour toujours être sur une grille de programme, passer à l’antenne. Pendant toutes ces années, je n’ai jamais pris de vraies vacances ! Je me suis rattrapé depuis (rires).
Quand il s’est agit de faire autre chose, j’ai décidé de relancer ma société de production que j’avais mis en sommeil pour être directeur de l’antenne radio de RFO Guadeloupe. Et c’est ainsi que j’ai commencé à produire de jeunes talents du rire, et des tas de spectacles en Guadeloupe, Martinique et Guyane et surtout en région parisienne. Parallèlement à cela, j’ai lancé en 1994 le “Bokit” et le “sorbet coco” à la Foire de Paris.

Quelle a été ta formation ? Ma formation, un DUT transport et logistique me destinais à travailler dans une compagnie maritime, ferroviaire ou aérienne. Après mon service militaire, mon premier poste fût au Havre, bon salaire, j’y suis resté une journée, j’ai pris le train retour l’après midi même après avoir vu la cantine où j’allais devoir manger tous les midis peut être pendant de nombreuses années. Dans le train je me disais, ça sera dur ! Mais, c’est à la radio que je veux bosser.

"Il me fallait lutter sans arrêt, rien ne s'est fait sans devoir batailler ferme"

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? La chose la plus difficile pour réaliser mon rêve de radio, c’est tout plaquer, alors que la route était toute tracée pour terminer qui sait avec les années, chef d’escale ou plus à Air France ou la CGM ! Un vrai métier comme dirait ma mère ! Car la radio pour beaucoup c’est un passe temps ! Je n’étais pas fait pour travailler dans un bureau huit heures et jusqu’à maintenant.

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ? Les obstacles ne m’ont jamais quitté ! C’était permanent, il me fallait lutter sans arrêt, rien ne s’est fait sans devoir batailler ferme ! J’ai du faire face à d’innombrables épreuves, surmonter les impondérables de la vie, et contrer jalousie, traitrise, calomnie en tous genres. Mais, ça va ! Grâce à Dieu ! Tout ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort !

Des projets futurs ? Le projet actuel c’est ma nouvelle pièce de théâtre “Bienvenue lajol” un huis clos saisissant, une comédie hilarante qui se déroule dans une cellule de prison, loin des clichés habituels de la prison, c’est de loin ma plus belle pièce, car plus aboutie.

INSPIRATION

Quelle est ta source d’inspiration dans la vie ? Tout ceux qui œuvrent pour le bien être de cette planète et le vivre ensemble, ces rêveurs comme Martin Luther King, ou ces sages comme Amadou Hampâté Bâ. Je voudrais aussi dire, j’ai une profonde admiration et beaucoup de respect pour tous ces jeunes africains, à la recherche d’une hypothétique vie meilleure en Europe, qui traversent au péril de leur vie la Méditerranée. Tout comme nos ancêtres autrefois, ils arrivent à s’en sortir malgré tout, leur effroyable et terrible périple et le mépris des Européens à leur égard.

Si tu étais une personnalité, ce serait qui ? Je n’ai jamais voulu être quelqu’un d’autre, sinon moi en mieux.

MESSAGE

"Tout arrive à qui sait attendre"

Que dirais-tu aux guadeloupéens/caribéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Que dire, il faut aller au bout de ses rêves, il faut se battre même si ça peut paraitre décourageant par moment ! Avoir confiance en soi ! Tout arrive à qui sait attendre.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Toutes les initiatives d’où qu’elles viennent pour faire baisser le taux de criminalité et de violence en Guadeloupe.

jean pierre sturm

“Bienvenue Lajol” le nouveau spectacle de Jean-Pierre STURM débarque en Guadeloupe dès le 22 Novembre. Plus d’infos sur www.jpshow.com.

Avant de se quitter, découvrez Jean-Pierre Sturm plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Difficile de me décrire, je laisse ça aux autres.

Que fais-tu de ton temps libre ? Mon temps libre je le passe à voyager quand je peux; Istanbul, Rome, Bruxelles sont mes villes de prédilection. J’aime écouter en boucle une musique que j’apprécie, et écrire…Flâner dans les rues de Paris et quand je suis en Guadeloupe, admirer la mer, parcourir mon pays qui m’enchante toujours.

Dans ta playlist, on trouve qui ? La “marche de l’Empereur” de Beethoven, Schubert, le “Trio N°2” Michael Jackson l’album Thriller, Véronique Samson “Amoureuse” Tout Bob Marley, MHD “Fais le mouv”, Soprano “Fresh prince”, Oleta Adams “reach out”, Eagles “Hotel California”, Tout Akiyo et n’importe quel morceau de quadrille.

Ton artiste préféré ? Michael Jackson, Véronique Samson.

Un voyage mémorable ? Une croisière dans les fjords chiliens, de Buenos Aires à Santiago du Chili, et aussi Pétra en Jordanie.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascine et pourquoi ? Tout ce qui vient de l’Afrique me fascine, et l’Egypte ancienne.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Tous ceux qui doivent surmonter un lourd handicap et qui s’accroche malgré tout à la vie.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Faire un tour du monde complet en 180 jours, il y a des compagnies maritimes qui le font.

Quelle est ta plus grande peur ? Perdre ceux que j’aime.

Un mot pour la fin ? Venez voir ma nouvelle pièce, vous allez passer un super bon moment.


Flo, Auteur et Entepreneure

Basée à Miami depuis plus de 10 ans, FLO est une rappeuse qui démontre que le hip-hop n’a pas de frontière. Anglais, créole, français…ses lyrics sont toujours gage d’un flow original. Artiste guadeloupéenne tombée dans le mouvement depuis les années 90, devant un mic ou encore des jeunes américains, son objectif reste le même: transmettre son amour de la musique et de sa culture. Le 23 Mars 2018 sortait son premier opus “A long time coming”, savoureux mélange de rap/hip-hop/kako/electro… Rencontre avec ce Talan incroyable du rap game

Nom: FLO Couleur: Pink et turquoise pour le summer, j’aime bien la couleur corail aussi.. sinon les couleurs de terre, le vert le marron, mais aussi le noir!

Dicton: Sé kouto sèl ki sav sa ki ni an kè a jiromon

Activité professionnelle :Auteur & Entrepreneure

Lieu de résidence: Miami

Contact: son Instagram, son Twitter, son YouTube, son Facebook @gwadaflo

Prix: Participation aux Bet Hip Hop Awards 2007,  dans la Cypher (freestyle) #3

PARCOURS

"Arriver à mélanger toutes mes sources d’inspirations musicales était le challenge"

Quand as-tu décidé de devenir rappeuse et pourquoi? Je n’ai pas vraiment décidé… Quand la culture Hip Hop est arrivée à moi fin des années 90, j’y ai vraiment adhéré puis progressivement j’ai participé à cette culture en tant que rappeuse. Après pourquoi j’ai choisi de m’investir de façon plus professionnelle au fil des années, c’est parce que j’en avais fait une discipline qui regroupait pas mal de choses qui m’intéresse. De l’écriture au design ou de mon travail en tant qu’éducatrice au marketing. Et puis surtout, je prends mon pied. Tant que créer de la musique restera un kiff, je continuerai à en faire.

Trois mixtapes, plus de 10 années aux États-Unis, des programmes éducatifs*, etc. Comment gères-tu cela ? Le 23 Mars, j’ai sorti mon premier album commercial il s’intitule « A Long Time Coming » on y retrouve des featurings tels que Dominik Coco, Jean-Michel Rotin ou Wozan Monza sur des compositions d’Exxòs et de Staniski sur un titre. Le 31 Mai à Lakasa (Guadeloupe), j’ai invité du beau monde à un showcase privé de présentation du projet, qui a reçu un accueil très chaleureux. Alors tout cela est la consécration de pas mal de projets effectivement: 3 mixtapes et un premier projet street album « Aflowdiziak » qui a vraiment laissé sa marque sur l’underground Hip Hop Kréyòl Gwada. Beaucoup de singles aussi sur toutes les plateformes digitales et des clips de qualité avant la sortie de l’album « A Long Time Coming » m’ont permis de créer ce momentum pour mon premier album. La gestion c’est surtout de savoir s’adapter car aujourd’hui les choses bougent vite surtout dans l’industrie de la musique. Et puis, bien s’entourer. Big up au passage à Naïka d’Ikone Caraïbes, au Kako Label, à Reedan, Xavier Dollin et Street Jam!

Raconte la genèse de ton projet. J’avais effectivement sorti pas mal de mixtapes sur des instru connues (Face B) ou aussi des titres originaux. Cependant, quand j’ai pensé à cet album, je voulais réussir à créer des sonorités qui me représentent vraiment (pas que mon côté Américaine ou Caribbean). Arriver à mélanger toutes mes sources d’inspirations musicales était le challenge. Petit à petit, en créant j’ai filtré les choses jusqu’à ce que je me retrouve avec beaucoup de morceaux qui fonctionnaient bien avec Exxòs. Alors on s’est concentré sur notre alchimie et tout naturellement l’album a pris forme progressivement…C’est ainsi qu’on retrouve le titre « When you come around » avec Jean-Michel Rotin qui a une influence Zouk R&B, « An Rèv An Mwen » avec Dominik Coco qui mélange un son Kako avec des batteries Rock ou des vibes Reggae-Hip Hop avec Djahibre sur le titre « One Love ». La fondation Hip Hop est bien là, avec une couleur Electro et Afrobeat Kako style !

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Je suis encore en train de rêver de pas mal de choses que je n’ai pas encore accomplies. Mais jusqu’à présent, le plus dur je trouve c’est vraiment d’être le leader de son propre rêve tout en arrivant à bien s’entourer, enfiler plusieurs casquettes à la fois dans des projets en auto-prod… Sans relâche, s’armer de patience et de persévérance pour arriver au bout de chaque étape. Pas toujours évident sans label ou de trouver des partenaires qui jouent le jeu.

 

*Reportage de France Ô “FLO, la rappeuse militante” à visionner ici

"Les principaux obstacles que j’ai pu rencontrer venaient plutôt de moi-même"

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie? Comment les as-tu surmonté? Les principaux obstacles que j’ai pu rencontrer venaient plutôt de moi-même. Certaines peurs, des doutes qui ont bloqué ma progression, ont pu parfois me faire perdre de belles opportunités. Je les ai surmontés en devenant de plus en plus consciente de tout cela justement, et en arrêtant de pointer le doigt sur les autres quand les choses n’allaient pas dans le sens que je voulais.

Quelle a été ta formation? J’ai un Bachelor en Journalisme et Communication de masse. Je suis également autodidacte en infographie.

Quelle est ta plus grande peur ? Pas fan du tout des animaux rongeurs en tous genres, pour ne pas citer mon ennemi principal lol.

Des projets futurs? Pour le moment le développement de cet album « A Long Time Coming » avec de nouveaux marchés à conquérir, tels que les States, l’Afrique, la France ou encore le reste de la Caraïbe. Ainsi que, la préparation de la sortie du prochain single « Work it », titre composé par Staniski!

flo
Crédits photo: Xavier Dollin

INSPIRATION

Qui est ton modèle dans la vie ? Dans la vie, mes parents avant tout. Je peux toujours me référer aux valeurs qu’ils m’ont inculquée pour prendre certaines directions ou gérer des situations difficiles. Puis, plein d’autres personnes m’inspirent: certains amis pour leur façon admirative d’élever leurs enfants et des créatifs en tous genres qui poussent leurs limites. 

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui? Pourquoi? Je dirais Assata Shakur pour le coté révolutionnaire à n’importe quel prix de cette militante ou Angela Davis pour le féminisme black et la résistance par le savoir.

Quelle est ta principale source d’inspiration? Comme mon écriture est relativement introspective, du coup quand je prends le temps de faire face à certains sentiments, des peurs ou juste des situations qui peuvent être difficiles ou pas, c’est à ce moment que je suis plutôt inspirée. Ma principale source d’inspiration me vient des interactions que j’ai avec les gens, de mes sentiments sur certains sujets de société, de mes propres cheminements.

Flo
Crédits photo: Adéola Bambé

MESSAGE

"Nos peurs sont nos limites, donc c’est important aussi de ne pas négliger la construction d’une belle spiritualité pour nous accompagner dans nos rêves"

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves? Les plans sont les plans et c’est bien d’en avoir. Mais la capacité d’acceptation et d’adaptation aux plans qui n’ont pas marché comme on voulait est selon moi la clé pour atteindre certains rêves. Chacun son timing, on dit souvent « sky is the limit » mais je crois que nos peurs sont nos limites, donc c’est important aussi de ne pas négliger la construction d’une belle spiritualité pour nous accompagner dans nos rêves.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne? En un mot je dirai responsabilisation, car personne ni aucun système ne le fera pour nous. Travail et amour, écoute et tolérance…la base quoi!

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu? J’aime beaucoup les actions associatives de proximité qui favorisent le lyannaj intergénérationnel et la santé publique.

Un mot pour la fin? Merci à TAN pour cet entretien et à vos lecteurs. Je vous invite à découvrir mon univers à travers mes clips vidéos sur youtube.com/freemyflo. Take care!

Album disponible en physique en Guadeloupe à la Fnac de Collin Petit-Bourg ainsi que sur iTunes,
Spotify et Deezer.

Avant de se quitter, découvrez FLO plus en détails: 

PORTRAIT

Flo
Crédits photo: http://thesystemlife.com

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Small island girl with big city dreams!

En un mot? F.L.O. (F.or L.overs O.nly)

Que fais-tu de ton temps libre ? J’essaie d’être libre de mon temps Freemyfloo! (rires) En général j’en profite pour me reposer, me mettre à jour sur mes séries Hulu, regarder des interviews, des clips et quelques gossips sur YouTube. Cette année, j’ai commencé le crossfit donc c’est ma routine sportive, je cuisine un peu… J’aime bien faire des concerts, des festivals, un petit match NBA de temps en temps, des expo d’art. Les plages et rivières, la famille… si je suis au péyi c’est un must!

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Les énergies positives et négatives coexistent donc je crois que maintenant plus ça va plus j’essaie de prendre du recul sur des situations irritantes, et de me nourrir des expériences positives. Heureusement que chaque jour on peut toujours faire mieux qu’hier… ou pas! Lol.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Ces temps-ci j’écoute tous les derniers projets avec Kanye (Nas, PushaT, Kid Cuddi…) Le dernier de Rae Sremmurd, le ASAP Rocky, et j’ai commencé á écouter Book of Ryan de Royce Da 5’9 … Sinon j’adore le dernier album de Solange, j’aime bien SZA, la bande sonore de Black Panther, beaucoup de west coast… Kendrick, Nipsey Husslte, YG, The Game… aussi du Dave East, Cardi B, A Booggie, Rapsody, Jhené Aiko, Miguel, Anderson .Paak, Chonixx, Jidena, Jean-Michel Rotin, Fabolous, du jazz du reggae et plein d’autres…

Ton artiste préféré ? Beaucoup pour n’en citer qu’un alors, Lauryn Hill, Nas, Tupac, Missy etc.

Ton repas préféré ? J’aime beaucoup la cuisine thaï… Pas vraiment de repas préféré, je suis gourmande j’aime beaucoup de choses… En cuisine locale, je dirais le fricassée de lambi. Et tout ce qui est poisson et fruits de mer en général.

Un voyage mémorable ? Un voyage en Californie á Oakland quand j’étais ado. Je crois que c’est vraiment à ce moment que mon envie de vivre aux USA s’est renforcée. J’étais dans une famille afro à la Cosby show avec 2 filles dont une un peu plus âgée que moi qui voulait me montrer la life! J’ai vraiment aimé la vibe à Oakland.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? A travers mon expérience je réalise vraiment la richesse de chaque culture et comment elles coexistent en général et aussi en nous. Beaucoup des cultures du continent Africain et des régions de la diaspora où la colonisation a eu lieu me fascinent car on peut s’y retrouver soi-même d’une autre manière…

Des habitudes bizarres ? (Rires) Je peux être un peu maniaque en tant que bonne vierge née en Septembre, mais rien de bizarre…Enfin pas à ma connaissance, lol!

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Les enfants et Mère Nature.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Un peu cliché mais je me dis qu’au final chaque matin, quand je me réveille je vis mon plus grand rêve. Nous vivons tous une réalité unique par la nature même de nos génomes. Donc le plus grand rêve qu’on peut vivre est celui qu’on se laisse à imaginer. Pour être pragmatique, je dirais que de pouvoir voyager sans limites et voir du pays, des cultures c’est quelque chose qui pourrait représenter «vivre mon plus grand rêve».