22 Partages

Jonathan Drumeaux, amoureux de sa Guadeloupe et de la Caraïbe, est un jeune réalisateur vidéo ingénieux. Il est également à la tête de Drums Image, une agence marketing spécialisée dans la vidéo.

« La richesse se trouve sous nos pieds mais aussi en nous »

© HappyMan

© HappyMan

Nom: DRUMEAUX  Prénom: Jonathan

Âge: 28 ans                  

Couleur préférée: Vert mais ces temps-ci je tends vers le Bleu.

Dicton: « Celui qui n’a pas peur, n’a pas de courage »

Activité professionnelle: Réalisateur vidéo

Lieu de résidence: Guadeloupe

Contacts: Le site de Drums Image, la page Facebookla chaîne Youtube


PORTRAIT


Peux-tu te décrire en quelques mots ? Je m’appelle Jonathan, je suis réalisateur et gérant d’une agence marketing spécialisée dans la vidéo.

Et en un mot ? Équilibre ! (pied gauche en avant et bras écartés).

Que fais-tu de ton temps libre ? Je pratique le Jiu-Jitsu brésilien et j’aime sortir écouter de la musique live.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Face à une situation positive, généralement je souris et j’essaie de rendre grâce intérieurement. Face à une situation irritante, j’essaie de trouver rapidement une solution ou un moyen de relativiser. Si rien de tout cela ne marche, je cherche dans mon lecteur, le morceau de musique qui conviendra pour me recentrer.

Dans ta playlist, on trouve qui ? Chassol, Sango, Kendrick Lamar, Sizzla, Mayra Andrade, Sébastien Drumeaux, Hiatus Kaiyote, Mada House…

Ton artiste préféré ? Miles Davis.

Un repas préféré ? J’en ai tellement … en ce moment, j’ai un crush sur le burger du restaurant 1973.

Un voyage mémorable ? Cuba ! En partant de la Havane, j’ai parcouru 1400 km en voiture pour finir à Santiago. Les gens sont tellement attachants. En les écoutant attentivement, ça aide à relativiser sur les petits bobos du quotidien et sur ce qui nous semble acquis.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? Je suis fasciné par la culture afro-brésilienne. J’ai eu l’occasion de visiter Salvador de Bahia, et il se dégage de cette ville une force incroyable. C’est amusant de créer des ponts avec notre culture créole et surtout de découvrir comment notre héritage africain peut être honoré par des millions de personnes.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Je bois 2 litres de jus de fruit par jour !

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Le fait de rencontrer des gens passionnés dans ce qu’ils font.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? C’est une démarche que j’ai entreprise pour me consacrer à la vidéo, et je bénis chaque journée de travail.  


PARCOURS


Quelle a été ta formation ? Après le bac, j’ai commencé par un DUT Communication des entreprises. Puis, je me suis spécialisé en poursuivant une licence professionnelle Marketing et Commerce sur Internet. Ensuite, j’ai fait différentes formations courtes dans des organismes spécialisés dans la vidéo.

Comment est né le concept Drums Images ? Que défends-tu à travers ce projet? Le concept est né de mon expertise en référencement web et mon amour pour la video. Nous permettons aux entreprises de créer un support vidéo adapté au web et nous leur offrons surtout la possibilité de le diffuser sur une audience ciblée. Finalement, toutes les techniques d’E-Marketing que j’ai pratiquées, se mettent au service de la publicité vidéo en ligne. Les techniques de communication ont beaucoup évolué. Aujourd’hui, le défi des annonceurs est d’adapter la créativité aux spécificités des nouvelles technologies.

 

Affiche Ayeola la danse des couleurs

Affiche “Ayeola, la danse des couleurs”

Teaser du documentaire “Ayeola, la danse des couleurs”

 

Avant Drums Images, que faisais-tu ?  J’ai travaillé pendant 5 ans dans une agence de marketing web à Paris: j’étais traffic manager.

Comment te vient l’inspiration pour créer ? L’inspiration vient de l’observation, de l’écoute et du feeling qui naît pendant tout ce cheminement.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? La chose la plus difficile pour moi a été de sortir de ma zone de confort pour repousser mes limites vers une aventure avec énormément d’inconnus.

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande peur est de me faire pincer par un crabe de Morne-à-l’eau.

Des projets futurs ? Je travaille sur de nouveaux projets documentaires et de fictions.


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? Mes parents et mes trois grands frères.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui? Pourquoi ? Si j’étais une personnalité marquante du pays, ce serait peut-être Guy Konkèt. Parce que selon moi le travail à encore plus de valeur quand il est engagé.

Quelle est ta principale source d’inspiration ?  Thomas Sankara.

024072014160149000000sankara


MESSAGE


«La perception positive que nous avons de nous-mêmes est le premier catalyseur de notre réussite.»

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Si il existait un ratio potentiel/superficie, la Guadeloupe ferait parti des leaders du monde. La richesse se trouve sous nos pieds mais aussi en nous.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne ? Je pense qu’il n’y a pas de route déjà tracée, à chaque histoire son lot d’héritage et sa part de “hazié” à débroussailler. Notre société a encore beaucoup à échanger avec tous les voisins de la Caraïbe. Conquérir le monde c’est bien, rayonner d’abord où l’on se trouve, c’est mieux.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? J’admire le travail de l’artisane chocolatière Naomi MartinoRécemment, j’ai pu apprécier l’action de la Caribbean aviation center of excellence qui a ouvert la première école de pilotes de ligne en Guadeloupe. Je suis également admiratif de l’école Parallel 14.  C’est le nom de la première école supérieure caribéenne formant aux métiers de la 3D, du jeu vidéo, du cinéma d’animation et des effets spéciaux numériques.

Un mot pour la fin ? Je fais un gros “big up” à l’équipe de “Talan An Nou” pour son initiative. La perception positive que nous avons de nous-mêmes est le premier catalyseur de notre réussite. Fòs é Lanmou.

 

photo (1)

© Celinho

 

drums images

JONATHAN DRUMEAUX

 

 

Propos recueillis en Juin 2015

22 Partages