Category: Danse
Jenny Paulin, Chorégraphe et Danseuse

Jenny Paulin est une chorégraphe et danseuse professionnelle, passionnée de danse traditionnelle depuis son plus jeune âge. Conceptrice du concept Form’aKa, combinaison savoureuse de fitness et de gwo ka et Super Coach de Sokafit depuis Octobre 2017, alliance de fitness sur de la Soca, elle valorise la pratique du sport comme source de bien-être inépuisable.

Nom: Paulin Prénom: Jenny

Age:  34 ans  Couleurs préférées: Noir/Blanc/Rouge

Dicton: Sa ki la pou-w dlo paka chayé-y Activité professionnelle : Esthéticienne / Plasti-thérapeute / Professeure de danse / Danseuse / Maman

Lieu de résidence: Gosier, Guadeloupe

Contact: Facebook

PARCOURS

"La passion permet de s’organiser"

Quand as-tu décidé d’être chorégraphe-danseur? Je l’ai décidé petite, car j’ai commencé à danser très jeune. Agée à peine de 6-7 ans, j’avais déjà prédit que je serais danseuse et professeure. Ma famille m’a bénie très rapidement dans ce monde artistique, ça n’a fait que conforter un trait de ma personnalité. Les évènements qui ont suivi m’ont donné encore plus envie de rester dans cette branche!

Esthéticienne, danseuse, maman… comment tu gères tout cela ? C’est la question qui revient tout le temps…quasiment tous les jours (rires). Je réponds souvent que la passion permet de s’organiser. J’ai aussi de la chance d’avoir quelqu’un à mes côtés qui m’épaule et m’accompagne, ainsi qu’une famille exceptionnelle et maintenant un super manager. Le maître mot je crois que c’est l’ENVIE et L’ORGANISATION.

Raconte-nous la genèse de Form’Aka.C’est ma vie quoi ! Le Form’aka est né de deux choses commencées très jeune: le gwoka et le fitness. J’y ai pris goût progressivement. En plus, je suis une boite à idées, j’ai toujours un truc qui me vient à la tête et qui me stimule. Je me suis dit : « pourquoi ne pas allier fitness et gwoka ? », en donnant à ce sport une nouvelle saveur, tout en apportant une touche de modernité au gwo ka ! D’ailleurs, le Form’aka n’est pas qu’une combinaison de fitness et gwoka, il y a aussi une partie dédiée à la relaxation, à la fin du cours. Cela allie tout ce que je suis et que j’ai appris à faire.

Suivant votre expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser votre rêve?L’administration (rires). Je suis une fille du terrain et en général rien n’est éprouvant pour moi quand il s’agit de travailler et de mettre en pratique…mais la partie administrative (qui dès fois est très lourde), peut me freiner. Néanmoins, je tente d’aller au-delà de ce ressenti.

"La preuve, j’ai été maman très jeune...J’ai dû revoir mes objectifs et mes priorités et je ne suis pas si loin de ce à quoi j’avais pensé plus jeune..."

Quelle a été ta formation ? J’ai été formée par une des plus belles écoles en Guadeloupe selon moi… il y en a plusieurs. C’est l’Akadémiduka. Jacqueline Cachemire-Thôle a formé quasiment toutes les personnes qui ont des écoles de gwoka traditionnel chez nous. Je suis partie aussi en France pour développer des techniques… et je n’ai pas fini on n’a jamais fini d’apprendre. D’ailleurs j’ai été me former à Trinidad pour être Super Coach Sokafit en Octobre 2017.


Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ?
Obstacle ? Je trouve ce mot trop fort, ça voudrait dire que certaines choses m’ont arrêté et empêché d’avancer. Je dirais que les petites difficultés rencontrées contrairement à ce que j’avais programmé, pensé et organisé m’ont un peu freiné ! Mais au final je suis arrivée aux résultats espérés, même si cela a pris plus de temps que prévu. Ma vie c’est un ensemble de difficultés, ce n’est pas un long fleuve tranquille. La preuve, j’ai été maman très jeune. C’était une première difficulté, car je voulais être danseuse dans une troupe qui faisait le tour du monde. Du coup, j’ai dû revoir mes objectifs et mes priorités et je ne suis pas si loin de ce à quoi j’avais pensé plus jeune…


Comment les as-tu surmonté ?
On ne lâche rien et on continue d’aller de l’avant. On vise un objectif et on le garde en tête. C’est comme l’autoroute. Si tu es distrait en conduisant, tu rates la bretelle de sortie que tu devrais prendre, et là tu as un très grand détour à faire (car on n’est pas en Guadeloupe avec nos chimen chyen)… Dès fois dans la vie, tu peux louper le coche si tu n’as pas pris l’entrée qu’il fallait, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une autre alternative, qui t’emmènera au bon endroit.

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande peur concerne souvent la santé, élément qu’on ne maîtrise pas. La santé pour mes enfants, ma famille, puisque j’ai perdu une très jeune cousine il y a de cela 2 ans. J’ai beaucoup de craintes…


Des projets futurs ?
J’en ai TOUT LE TEMPS. Je ne peux pas rester sans en avoir. Le proche c’est l’évolution et le développement du Form’aka et du Sokafit au niveau national et international avec notamment la formation de coachs. Il y a un autre projet très proche, mais je ne vous en dirais pas plus pour l’instant (rires).

INSPIRATION

Qui est votre modèle dans la vie ? J’en ai plein…Mon premier modèle est ma mère. Chaque enfant s’inspire souvent de ses parents. C’est le premier contact que l’on a, ce sont les premières personnes à qui l’ont fait confiance. Je suis vraiment admirative de ma mère… puis de mon frère encore plus. Il y a aussi ma maman de cœur, Jacqueline Cachemire-Thôle. En fait tous les gens qui m’entourent m’inspirent sont des modèles… J’aimerais d’ailleurs qu’ils le sachent.

Si vous étiez une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Solitude car c’est une femme charismatique. Elle s’est sacrifiée pour son peuple et les gens qu’elle aimait. Je pourrais en faire autant aisément…

Quelle est votre principale source d’inspiration ? Ma maman, Jacqueline Cachemire-Thôle…ce sont mes mentors.

MESSAGE

"Ayez la foi quoi qu'il arrive"

Que diriez-vous aux jeunes et moins jeunes martiniquais/caribéens pour les motiver? Ayez la foi quoi qu’il arrive…peu importe ce que la vie vous montre et vous apprend ne doutez jamais, il y a un plan de vie. Vous n’êtes pas seuls. Il faut croire en soi et surtout en ses capacités. N’oubliez pas que lorsqu’on est créateur de pensées, cela signifie qu’on est capable de les réaliser.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société? La foi, l’unité et le respect.

Quelles actions positives de compatriotes admirez-vous ? Quand les gens aident leur prochains je suis admirative…J’ai déjà assisté à des actions menées pour venir en aide aux sinistrés de catastrophes naturelles, je trouve cela très beau. Il est tout de même vrai, que ce sont les petits gestes du quotidien qui me font chaud au cœur. Aider quelqu’un qui est tombé à se relever, porter les courses d’une personne âgée, etc.

Un mot pour la fin ? VIVE LA VIE! Il faut vivre la vie comme on l’entend, dans le respect de l’autre, dans la progression de son être et dans la foi au quotidien tout en préservant sa santé. Et surtout de l’amour au quotidien dans ce petit cœur qui bat chaque jour pour nous permettre de vivre.

Avant de se quitter, découvrez Jenny plus en détails: 

PORTRAIT

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Souriante, spontanée, aimante, dévouée… J’aime les gens et surtout aider, me sentir utile.

Peux-tu te décrire en un mot ? Vraie.

Que fais-tu de ton temps libre ? (Rires) Le si peu de temps que j’ai..soit je danse soit je le consacre à ma famille, mes enfants. 

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Pour la situation positive, je suis démonstrative: j’exclame ma joie ou je m’agenouille pour remercier le Seigneur. Pour la situation irritante, j’ai d’abord un instant de choc. Puis dans la minute qui suit, je retrouve mon dynamisme et cherche des solutions!

Dans ta playlist, on trouve qui ? Il n’y a QUE Machel Montano, je suis fan de lui (rires). Il est poétique dans sa façon de chanter et il est dynamique, ce qui va bien avec ma personnalité. Pour la Guadeloupe, on trouve aussi Krys (qui est aussi un ami) et la Martinique c’est JmaX avec notamment son titre “An pa tou sèl”. C’est vraiment une playlist caribbéenne. J’écoute de la soca depuis très jeune car mon aïlleule vient de la Dominique. On avait d’ailleurs un ami de la famille qui avait une boutique de musique. Il me faisait toujours des compilations de sons qui n’étaient pas encore sortis en Guadeloupe.

Ton artiste préféré ? Machel Montano (et un peu KES aussi).

Ton repas préféré ? Concombre, chicktay de morue et avocat. Je peux manger ça 3 fois par jour…J’adore la saison des avocats. Ils se marient avec tout!

Un voyage mémorable ? A la base, dès que je voyage c’est mémorable! Un restera extraordinaire: c’est le Sénégal, le lac rose, l’île de Gorée… En plus, c’était un voyage que j’ai partagé avec mon père!

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascine et pourquoi? Je trouve vraiment toutes les cultures fascinantes, je vois le positif partout. Néanmoins, j’ai un coup de coeur pour l’Inde. Mon grand-père est d’ailleurs un indien d’Inde. Les indiens me fascine pour leur joie de vivre, patience, douceur, spiritualité. Même si ils connaissent la misère, on ne sent pas d’agressivité.

Des habitudes bizarres? Mon côté maniaque. Je peux être fatiguée et déjà couchée et me dire “mince il y a des chaussures sur le tapis”. 

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir en général? Ma foi. Dieu remet toujours qq chose dans mon petit coeur. Et il y a aussi les gens qui m’entourent avec de l’amour, ça me redonne de la force et de l’espoir. 

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je vis mon rêve déjà…plus grand ce serait d’aller encore plus loin dans ce que j’ai entrepris. Sinon il y a un temps, je rêvais d’être DJ (rires).

La talentueuse Jenny PAULIN débarque demain à Paris avec ses musiciens, pour proposer un cours de Form’aKa du tonnerre au Studio MRG!
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Romuald Seremes, Chorégraphe, metteur en scène & fondateur de Djòk

Romuald Seremes traduit la nature en mouvements TRANScendants. Qu'il espère résonneront assez fort pour participer à la mondialisation du gwoka.

Chorégraphe, metteur en scène et fondateur de la technique de danse KA KWE, Romuald Seremes nous offre une expérience unique à chaque représentation grâce à sa démarche holistique!

Nom: Seremes  Prénom: Romuald 

Age:  49 ans   

Couleur: J’aime toutes les couleurs mais il y des couleurs qui viennent plus à moi. C’est le bleu.

Profession: Chorégraphe, metteur en scène

Lieu de résidence: Abymes, Guadeloupe

Contact: Facebook, Youtube

PORTRAIT

"J’utilise la tradition pour faire ma révolution"

Peux-tu te décrire en quelques mots ? J’utilise la tradition pour faire ma révolution, j’ai mon inspiration de la nature et les grands. J’étudie beaucoup la spiritualité, l’Égypte Ancienne, l’esclavage de différents pays (Brésil, Haïti, Guadeloupe). J’aime beaucoup l’humain, la nature et j’y crois.

Et en un mot ? Ka kwè.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je me repose, je me libère, j’essaye de m’envoler, je vais à la mer, dans les bois, je fais de la méditation.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Je vais de l’avant et je regarde qu’est-ce qu’on peut faire pour aller plus loin. 

Et irritante? J’essaie de contrôler mon émotion et transformer mon énergie négative en positif, si c’est possible, pour trouver un équilibre. 

Dans ta playlist, on trouve qui ? J’aime toutes les musiques. Notamment, celles par rapport à la colonisation et ce que nous sommes aujourd’hui. J’écoute les musiques du monde. J’écoute aussi beaucoup de gwoka ancien. Il y a des artistes qui m’inspirent plus que d’autre ça dépend du style que je travaille.

Ton artiste préféré ? Guy Konkèt, Robert Loyson, Cab Calloway, Michael Jackson.

Ton plat préféré ? Je n’en ai pas.

Un voyage mémorable ? Cuba NYC et Inde. Le festival de Carifiesta à Cuba et Trinidad (années 90). C’est là que j’ai compris ce que je dois faire avec le gwoka pour faire ma révolution.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? Ancienne Egypte. Car pour moi c’est le début c’est la 1ère civilisation. La civilisation chinoise me fascine également.

"J’aime tout ce qui est étrange"

Des habitudes bizarres ? Je suis assez bizarre par rapport à la société. Il y a des trucs qui me vont pas et je me retire.

Un talent étrange ? J’aime tout ce qui est étrange. Si le monde me propose un pays, je l’étudie par rapport à ma culture, j’aime l’étrange pour prendre je vais chercher ce que l’on comprend pas pour qu’on puisse le comprendre. Ce que l’on ne voit pas avec l’œil on peut le voir avec l’esprit, l’âme car on n’est pas habitué avec.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? La respiration.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Pour moi rien ne s’arrête car même si on fait rien dans le passif on voit encore autre chose à faire, on peut progresser et aller encore plus loin. Rien ne s’arrête tout continue.

Ludovic Bibeyron, Romuald Seremes et Nelson Rogier
Ludovic Bibeyron, Romuald Seremes et Nelson Rogier (de gauche à droite)

PARCOURS

Djok Romuald Seremes Adéola Bambé
© Adéola Bambé

Quand as-tu décidé de devenir danseur? Et chorégraphe? J’avais une énergie. Cela a commencé quand je regardais des show variétés, des films de danse classique à la TV à 7 ans. J’essayais d’imiter tout ça avec euphorie. Et quand j’allais voir les films de karaté au cinéma Plaza (NDLR: ancien cinéma situé à Pointe-àPitre), je reproduisais tous les gestuels à la fin du film dehors. Les gens m’entouraient et me regardaient. Mon frère dansait aussi. Et de là c’est parti, on faisait des chorés et on montait sur scène. Puis, avec les clips de Michael Jackson, Lionel Richie, James Brown,… j’ai commencé à bosser plus des danses de rue.

Quelle a été ta formation ? J’ai commencé en tant que danseur de rue. Puis j’ai fait la formation pour obtenir mon Diplôme d’Etat. Ensuite, j’ai continué à l’école de danse Deshauteurs, à l’école de danse Scherrer et aussi chez Léna Blou. J’ai également reçu une formation professionnelle à Paris. reda puis J’ai gagné une bourse pour me former chez Alvin Ailey à NYC. Mon premier groupe a été celui avec Tony Mumba.

Avec la danse, que cherches-tu à transmettre ? La danse, en partant de l’Afrique, c’est quelque chose de noble. C’est thérapeutique, c’est un message, c’est quelque chose de divin. C’est être habité par quelque chose qui est invisible. Tu es obligé d’apporter un message à quelqu’un qui te voit à l’œuvre. Cela dépasse un truc social, c’est quelque chose de divin.

"Quand tu danses tu sors de toi [...] Dans la danse il y a tout. La danse peut transformer un peuple, les mentalités."

Comment te viens l’inspiration pour créer ? J’ai appris à regarder la nature, un arbre et comment le faire bouger. La transformation! Quand quelqu’un parle, observer comment son corps bouge, ses mots. Elle vient aussi de la poésie pour que la danse ait une expression qui peut tracer les mémoires, des trucs qui ont disparus, pour avoir un repère. Par exemple, les jeunes qui n’ont pas vu certaines choses, quand tu répètes certains mouvements c’est un truc ancestral, c’est la mémoire enfouie.

Quand tu danses tu sors de toi, tu vas chercher quelque chose?! Je libère mon corps, je fais des choses que je ne contrôle pas. Mon corps l’enregistre et après je fais un code avec. Je vais vraiment au fond de l’être. Dans la danse il y a tout. La danse peut transformer un peuple, les mentalités.

Comment est née l’association Djòk ? Il y a la compagnie Ki 3D Ka et il y a l’association Djòk.

  • Association Djòk

Pourquoi Djòk? Car je suis resté pendant longtemps sans rien faire, j’étais dans l’incapacité de faire des choses. Ce qui veut dire que même si je suis allongé, malade mon esprit doit rester djòk. C’est être courageux, être debout, c’est la verticalité. Un gwoka vertical..pou nou pa ka lagé. Djòk c’est rester créatif. L’association a été créée en 2007.

  • La compagnie Ki 3D Ka

C’est l’énergie du ka en 3D. Je prends les bases du gwoka traditionnel, la gestuelle stérétoypée, un gwoka improvisé/instantané et je le transcende. Je prends un truc à partir de la diversité car le gwoka c’est l’Inde, l’Afrique et l’Europe. Alors je cherche un pas par rapport au passé des ethnies, la yo soti, jan yo té yé. Je prends les 3 peuples, je fais des recherches an ka bay nivo grafik, nivo a ko ay. Je fais un mélange!

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Faire transmettre toute cette philosophie aux danseurs. Le gwoka n’est pas seulement une danse de rimé bonda. C’est une manière de vivre, c’est être véloce. Le gwoka c’est une transformation. Quand on souffre et qu’on danse/chante on transforme l’être pour être bien équilibré pou i pa soufé twop an lanm ay é an lespri ay. Il n’y a rien de difficile, il faut travailler. Si i fèt i bon ,si i pa fèt sé on dòt ki ké fèy. Gwoka sé on biten universèl, sé pa tradisyonèl, i pa ni fren i pa ni bayè i ka-y odela dè tout pansé, form. (Longue respiration) « J’utilise la tradition pour faire la révolution ». José Marty.

"Le gwoka n’est pas seulement une danse de rimé bonda. C'est une manière de vivre, c'est être véloce. Le gwoka c'est une transformation"

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Comment les as-tu surmonté ? Par rapport à un choix, on a toujours des obstacles. Moi c’est de sublimer le spectacle gwoka il suffit de rassembler les éléments. Fò-w travay an kachèt é soti an sèl kou.

Quelle est ta plus grande peur ? Des peurs j’en ai plein. La plus grande : la perfection. Puis j’ai compris que la perfection me mettait trop de barrières. Par exemple quand tu as des références comme des américains alors qu’il te manque du parcours pour faire comme eux. J’ai compris une chose: ne pas me battre pour la perfection mais me battre pour faire les choses.

Des projets futurs ? Faire connaître le gwoka à travers le monde entier. 

© IDLineStudio

INSPIRATION

Djok Romuald Seremes Adéola Bambé
© Adéola Bambé

Qui est ton modèle dans la vie ? J’aime bien Gandhi, Martin Luther King, le Christ, Cheik Anta Diop.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui ? Pourquoi ? Les Mawons, ceux qui ont bati, osé car c’était interdit. Yo ozé !

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Le visible (la nature).

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© Facebook Djok Asosyasyon

MESSAGE

Djok Romuald Seremes
© Facebook Djok Asosyasyon

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Rêver c’est bien c’est la moitié d’une existence, s’asseoir réfléchir et agir. Réfléchir, regarder comment emmener l’action et ne pas lâcher. Faire une chose à la fois. Ne pas faire que rêver. Ne pas aller trop vite. Ne pas vouloir faire les choses en grand comme à la TV. Rester soi et ne pas lâcher, vivre sa vie. Choisir son rêve. L’action c’est beaucoup. Quand tu agis, pa palè onlo.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne ? Je suis guadeloupéen et français par la colonisation. Je dois vivre avec mes plantes et mes arbres. Papa yaya, vélo tous les intellectuels guadeloupéens., travailler société pour y ay pli lwen.

" Je suis guadeloupéen et français par la colonisation"

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Quand il y avait des cyclones à l’époque on était vraiment fraternels. Il y avait des groupes qui se battaient contre l’injustice. On était plus compatriotes : sé an lanmen ka lavé lot. Aujourd’hui c’est l’individualisme et l’argent qui priment. La fraternité n’est plus pareil. Mais, ill y a quand même de l’espoir…

Un mot pour la fin ? Travaillons tous ensemble pour une économie guadeloupéenne, pou lè moun rèkonnèt nou, an nou travay tout ansanm, mantalité a kroch pa no plas a-y la. An nous amblé!

(Il rajoute) Fouté égo la an bwè car i pa ka méné nou pon koté.

"Travaillons tous ensemble pour une économie guadeloupéenne"

Qu'est-ce que le Kakwè ?

Le KAKWÈ est une Technique de Danse hybride originale et typiquement Guadeloupéenne. Créée par Romuald SEREMES à l’issue de ses nombreuses années de recherches et d’observations, cette danse gagne perpétuellement en maturité.

À l’instar du jazz, qui a pris naissance de la symbiose de différentes influences artistiques : jeux de jambes, claquettes, “Bounce”, et autres danses de rue, il fait naître une sorte de filiation entre la danse traditionnelle et la danse moderne, s’inspirant du courant Américain dans sa globalité.

Le Chorégraphe Romuald SEREMES va de fait cibler 5 pistes de recherches:

  • La Nature (la Faune et la Flore) et les Danses sacrées (Spiritualité, Postures du Yoga Egyptien)
  • Les Danses Sociales ou Populaires : La Biguine, le Gwo ka traditionnel, le Jazz, Le quadrille, les Danses de combat, les Jeux dits « de société » …
  • La Danse moderne
  • Le Théâtre et la Poésie créole
  • Les codes de la vie quotidienne (Gestuelle de travail, postures, manières typiques…)

Il découle du mariage de ces Danses, Pratiques spirituelles, Guerrières, Martiales et Populaires, une Danse Gwo ka plus riche, revigorée, dont le vide cognitif est comblé et dont la noblesse qu’elle mérite est réattribuée.

LA TECHNIQUE DE DANSE: Le Kakwè de Romuald SEREMES dépeint un Gwo ka en perpétuel mouvement. En effet, avant de récolter pléthore d’éléments du milieu culturel, le chorégraphe s’est construit sa propre « matrice » de réflexion. Il a commencé par faire du “Rapport au sol” le principe élémentaire de son travail: Trépignements, sauts, transferts de poids du corps, changements de niveaux etc.

Ces éléments vont lui permettre d’explorer d’autres constructions graphiques mettant en jeu distinctement le corps dans sa globalité et ses différentes parties : le bassin (siège de l’utérus chez les femmes, il est l’élément moteur de tout mouvement), les hanches, le buste, le port de tête etc. Cependant, le fondement de son travail, même s’il passe par des exigences techniques de base anatomique d’alignement et de connexions articulaires, il va au-delà de tout formalisme et touche ce qui nous relie au plus profond de nous-même, c’est à dire à une véritable énergie ancestrale : “le Ka ancestral” ou ce qu’il appelle encore la “Mémoire enfouie”.

LE CONCEPT DU “KA ANCESTRAL”

LA MÉMOIRE ENFOUIE C’est le paroxysme, l’état d’ivresse, d’improvisation, de spontanéité où le danseur est habité et entre dans une sorte de « transe » sans exécuter de pas stéréotypés ou acquis. Au-delà de toute exécution préméditée ou chorégraphiée, il s’agit ici d’une Résonnance des origines et de l’environnement qui sont propres à l’individu. C’est l’écho même de nos racines. « La Mémoire enfouie ressurgit de façon inconsciente dans le mouvement du corps. » Romuald SEREMES.

© Facebook Espace Danse Wargnier


Carol Thorin, Danseuse

Carol Thorin alias Speedy Gwadalez est une Danseuse de Hip-Hop qui évolue sur la scène artistique depuis de nombreuses années. Du fitness à la compagnie Djòk, en passant par le Cirque du Soleil, elle dégage une énergie singulière et remarquable. En exclusivité, découvrez son portrait avec Talan An Nou. 

« Toujours y croire et de ne pas se contenter de ce qu’on lui demande en général, le travail personnel est à fournir »

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© Carol Thorin

 

Nom: Thorin    Prénom: Carol    Âge34 ans       

Couleur préférée: Marron   Dicton: « Je vis ma danse comme je danse ma vie!»

Activité professionnelle: Danseuse Hip-Hop   Lieu de résidence: Baie-Mahault, Guadeloupe

Prix: Championne de France catégorie « Hip-hop chorégraphie », 4ème au niveau mondial catégorie « Hip-hop chorégraphie », Mickael Jackson Girl Dancer

Contact: Son Facebook (Speedy Gwadalez), sa chaîne Youtube (Speedy Gwadalez) et sa chaîne Viméo (Speedy Gwadalez)


PORTRAIT


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© Carol Thorin

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Souriante, professionnelle, enthousiaste, enjouée, determinée, yo! (Speedy)

Et en un mot ? Guerrière!

Que fais-tu de ton temps libre ? Je m’occupe de mon fils, je m’entraîne et je fais des montages vidéos.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ?  Je remercie Allah pour la situation positive, pour la négative après mon petit coup de colère je cherche la solution car il y en a toujours une, et il y a toujours une raison à toutes choses. 


Dans ta playlist, on trouve qui ?
Michael Jackson, James Brown, En vogue, d’autres Hip-hop, de la soul, en tout cas du « old school ».

Ton artiste préféré ? Michael Jackson

Ton plat préféré ? Dombrés.

Un voyage mémorable ? La tournée internationale avec le cirque du soleil.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? La nôtre !

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Oui j’en ai mais je vous dirai pas quoi ! Mon aérophagie me donne un talent de rots incroyables !

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© Lenny Ladal

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Mon fils.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je le vis déjà tous les jours hamdulillah ! mais si je devais arrêter la danse, je me consacrerai à trouver un moyen que d’autres vivent ce rêve là!


PARCOURS


 

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© Carol Thorin

Quelle a été ta formation ? Bac comptabilité et gestion, puis BPAGFF musculation et fitness.

Quand as-tu décidé de devenir danseuse ? Professionnellement parlant depuis 2008.

Quelles sont tes participations artistiques ? 

Danseuse pour l’association « DJOK », compagnie « Ki3DKa » de Romuald SEREMES

J’ai participé à différents spectacles et des prestations en plein air en Guadeloupe tels que le spectacle « Apocalypse » en Mai 2015. Je fais partie de l’équipe de Romuald SEREMES depuis l’époque où la compagnie s’appelait « Ethni Savat’ka », remontant aux années 2010 avec la création du spectacle « LOLO 67 ».


Professeur de danse Hip-hop (avant le cirque du soleil)

J’ai enseigné dans les écoles de danse Scherer à Jarry, Kamodjaka à Morne à l’eau, Wargnier à Basse Terre, différentes associations comme « Razin à lyanaj » au Lamentin, foyer extra scolaire au collège du Raizet en 2005 quand j’étais enceinte, à Petit Bourg et autres… avec présentations de spectacles de fin d’année. J’aime donner des cours et des stages. et m’entraîner avec ceux qui aiment la danse au point d’avoir la même volonté, un acharnement sur un entraînement régulier et personnel, ou comme on dit en danse: « à ceux qui en veulent quoi ! ».

Animations de rue au Carnaval

Avec d’autres danseurs de hip-hop, on débarquait entre les parades des groupes pour mettre notre musique et montrer au public de notre île nos free styles. Une fois que le groupe de carnaval arrivait, on partait dans un autre coin de rue pour un autre public, toujours ravi par nos exploits.

J’écris cela parce que je suis surtout une danseuse de rue. J’étais encore à Las Vegas en Octobre 2015 pendant 3 mois,. J’évoluais avec plusieurs équipes de danse de rue. J’ai pris plaisir à danser en dessous de la tour Eiffel et à New York aussi.

Réalisation de vidéos (depuis le début du cirque du soleil)

J’ai commencé à faire des vidéos de danse qui peuvent être regardées sur Youtube (Chaîne Speedy Gwadalez) et Viméo (Chaîne Speedy Gwadalez). Chaque vidéo a un thème. La plupart concerne la visite des pays qui m’ont marquée par la beauté de la nature, comme la Nouvelle-Zélande ou la Nouvelle-Calédonie… Elles peuvent avoir des thèmes et être en plusieurs épisodes également comme celles du Moyen-Orient (trois vidéos: « être une femme arabe », l’Egypte concernant l’histoire du peuple esclaves des pyramides, et la pauvreté du pays). Il y a également quelques vidéos sur la pollution dans le monde (Ex: « témoin de mon époque »).

Mais surtout, chaque vidéo représente une ou plusieurs danses particulières de Hip-hop. Elles peuvent aussi être basées sur des rencontres et les découvertes de la culture telle que « YINNNNN », vidéo de la Thailande ou encore « France » où j’échange la danse avec plein de danseurs de France, « MJIWTour Life » qui m’a permis de réunir les danseurs du casting pour un dernier souvenir de la tournée du cirque.

Cela m’a permis d’acquérir beaucoup de connaissances techniques en l’audiovisuel. Maintenant, je fais aussi des réalisations et des montages vidéos pour ceux qui le souhaitent et qui ont un talent à montrer.

As-tu un projet en cours ? Que défends-tu à travers lui ? J’en ai un, mais je le dévoile jamais tant qu’il n’est pas sûr.

Comment te viens l’inspiration pour danser ? Un spectacle favori ? La musique et la nature! Pas de préférence pour les spectacles.

Michael Jackson THE IMMORTAL World Tour du Cirque du Soleil – Vidéo officielle de YouTube

Comment s’est déroulée la tournée « MJ : The Immortal World Tour » du Cirque du soleil ? En 2010, j’ai eu la chance d’intégrer le cirque du soleil pour le show en hommage à Michaël JACKSON. La tournée mondiale a duré 3 ans. En restant tenace et à 200% pour chaque spectacle, ça s’est très bien passé.

Et le casting dans tout ça ? J’ai pris connaissance des auditions internationales du cirque du soleil alors que les dépôts de candidatures pour l’audition la plus proche de la Guadeloupe (soit à New York) étaient déjà clôturés. Mais par mon côté acharné et l’audition ne s’étant pas encore déroulée, je me disais que rien n’était impossible. Je n’avais rien à perdre à demander sur Facebook (en annonce sur la page d’accueil) qui connaissait quelqu’un connaissant un artiste travaillant pour le cirque du soleil. Et par chance, une amie en connaissait une.

En écrivant à cet artiste, elle m’a juste donnée un contact. J’ai tout de suite envoyé mon CV et une vidéo de 2 minutes de danse hip-hop (faite dans un coin de Jarry à l’arrache le soir). Ce contact m’a mis en relation avec les responsables des castings. Ils m’avaient répondue qu’ils avaient apprécié mon talent mais avait remarqué que je vivais en Guadeloupe. Ils disaient qu’ils culpabiliseraient de voir que je paye un billet d’avion juste pour passer l’audition car si ça fonctionnait pas je serais bien triste. Mais je leur ai confirmé que je préfère dépenser toutes mes économies pour tenter ma chance, que de rester en Guadeloupe à regretter de ne pas l’avoir fait. Car il ne s’agissait pas de n’importe quelle audition, cette fois c’était en l’honneur de « Michael JACKSON », le chanteur sur lequel j’ai grandi pratiquement avec sa musique et ses clips. Et là, ils ont validé ma demande et m’ont mis dans l’audition de New York.

Premier jour

Le casting s’est fait sur deux jours. Plus de 500 danseurs étaient présents. 8h du matin, l’heure de convocation. Séparés en 5 groupes, j’étais dans le premier. Une fois les 100 personnes alignées en 5 grandes lignes dans la grande salle, Travis Payne avec sa partenaire Stacy Walker sont arrivés pour nous apprendre 8×8 de chorégraphie mixées de Michael Jackson. Une fois la chorégraphie montée, ils nous ont fait sortir le temps de la montrer au deuxième groupe. Cela nous laissait le temps de la réviser personnellement et de préparer notre passage. Mon groupe est rentré à nouveau dans la salle quand le deuxième est sorti. 5 par 5, un seul passage de la chorégraphie chacun, suivie de 2×8 d’improvisation. Nous avons attendu que tout le monde passe dans mon groupe pour savoir qui avait réussi la première étape du casting. Il y a eu deux autres étapes l’après midi, chaque fois des personnes étaient éliminées.

Nous avons fini à 16 candidats le premier jour. De plus, ils sont très doués à créer le suspens car depuis le début de l’audition, ils disaient à voix haute les numéros des candidats sélectionnés pour la prochaine étape, alors qu’à la dernière étape du premier jour, ils ont fait sortir les numéros qu’ils avaient appelés. Vous n’imaginez pas la sensation éprouvée quand ils ont été appelés et que vous les voyez partir. Tu te dis que c’est fini, ça y est. Et c’est là que le chorégraphe nous dit que c’est nous qui avons été retenu. C’était un soulagement accompagné d’un bonheur inexplicable. Le premier jour s’est terminé à 20h.

Deuxième jour


Le deuxième jour, rendez-vous 8h du matin. Nous nous sommes retrouvés avec des danseurs qui étaient déjà passés et retenus aux auditions en Europe. Plusieurs autres étapes avec éliminations ont été faites: apprendre une chorégraphie de Jazz à la première, atelier de duo à la deuxième (préparer une chorégraphie à deux avec des portées), ambiance battle à la troisième incluant des improvisations. Une journée intense remplie d’émotions, de suspens et de fatigue à contrôler.
Nous avons fini la journée par une photo de groupe avec tous ceux qui ont été retenus jusqu’à la fin. Et nous devions attendre la réponse par courriel dans les semaines ou mois à venir.
L’audition à New York s’est déroulée en fin décembre 2010. Certains danseurs m’ont dit qu’ils ont reçu leur réponse en mars 2011. Moi, j’ai eu la mienne 3 jours après.

Résultat

C’est en rentrant de ce voyage que j’ai su. Je n’avais même pas déballer mes bagages que je consultais déjà mes mails. Et c’est là que j’ai vu le message. Mon coeur battait tellement fort que j’ai pris deux minutes avant d’ouvrir le mail. Ma mère et mon fils parlaient à coté de moi, je n’avais encore rien dit. C’est en lisant silencieusement que mon souffle a été comme coupé quand j’ai lu qu’il me proposait trois ans de contrat et de partir en tournée mondiale. Et quand j’ai demandé à ma mère de le lire pour confirmer si je rêvais pas, qu’elle m’a dit : « mais, mais… », moi qui réponds « c’est bien ça, je rêve pas ! » et mon fils de 6 ans qui me dit « maman, tu as gagné ! », et c’est là que j’ai réalisé en lui répondant et le serrant dans mes bras « ouiiiiiii, j’ai gagné ! ».

Ce n’était que le début d’une nouvelle ère, et d’émotions enchaînées. Je suis partie en Mai 2011 pour le début de la création au siège du cirque du soleil à Montréal au Canada. Seulement 3 mois et demi pour créer le spectacle de 2 heures. Nous tous, les danseurs, les acrobates, les musiciens et les chanteurs étions tous en résidence au cirque. Un des chapitres incroyables et l’un des plus durs de cette aventure de 3 ans et demi.

Avec la danse, que cherches-tu à transmettre ? Le message que la danse n’est pas un loisir, mais un vrai travail. Danser toujours pour Dieu car c’est Dieu qui donne les talents, danser pour faire plaisir à autrui et si faire passer des messages de paix et d’aide.

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser tes rêves ? Toujours mettre de l’argent de côté pour m’y investir.

Quelle est ta plus grande peur ? Ne plus danser. 

Des projets futurs ? Seul Dieu le sait.

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© Cirque du Soleil

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© Cirque du Soleil


INSPIRATION


Vidéo « Slave to the dance », © Carol Thorin

Qui est ton modèle dans la vie ? Michael Jackson.

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui? Pourquoi ? (Rires) Aucune idée.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Les hommes.

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© Pitchfork


MESSAGE


© Soul

© Soul

« Jamais perdre espoir autrement l’espoir tombera à jamais! » 

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Toujours y croire, et de ne pas se contenter de ce qu’on lui demande en général, le travail personnel est à fournir.

Quelle direction devrait-on suivre, en faveur de notre société guadeloupéenne ? Le système américain. Penser que le travail n’en est pas un, mais c’est notre vie. Si tu aimes le travail que tu fais, alors tu ne travailleras plus jamais. 

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© Carol Thorin

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? Les actions de nettoyage contre la pollution et les récoltes de fonds pour les démunis! 

Un mot pour la fin ? Jamais perdre espoir autrement l’espoir tombera à jamais !

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© Lenny Ladal


Stella Moutou, Danseuse

Stella Moutou est une danseuse, chorégraphe et enseignante de danse. À travers son mouvement authentique, elle évoque la liberté et la beauté du corps.

« Vous êtes tous uniques, précieux, respectez vous et ayez confiance en votre potentiel! »

© Philippe Hurgon

 

Nom: MOUTOU  Prénom: Stella

Âge: 33 ans                  

Couleur préférée: Je n’ai pas de couleur préférée

Dicton: Feel good, be good, do good

Activité professionnelle: Danseuse, Professeur de danse, Chorégraphe

Lieu de résidence: Les Abymes, Guadeloupe

Contacts: Son Facebook


PORTRAIT


 

Peux-tu te décrire en quelques mots ? Exigeante, Maternelle, Calme, Perspicace.

Et en un mot ? Eau.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je le passe avec mes fils, ma famille, à la plage, à la rivière, ballade en forêt et lecture.

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Quand des évènements positifs surviennent je rends grâce à l ‘univers et tous ceux qui ont contribué à leurs réalisations. Pour les situations fâcheuses, je m’indigne tout en essayant d’en comprendre le sens et la leçon à en tirer, même si la clarté arrive quelque fois bien après.

Dans ta playlist, on trouve qui ? 7SON@TO, Indestwas Ka, Jean Max Mirval, Christine and the Queens, Stevy Mahy, Etta James, Ibrahim Maalouf, Prince, Camille, plusieurs compilations de reggae réalisées par DJ Dalton de Jah Kingdom tapes. Ma playlist est en fait très variée car j’utlise la musique tous les jours pour travailler…

Ton artiste préféré ? Il est difficile de répondre à cette question, je n’ai pas un artiste préféré. Plusieurs personnes m’inspirent par leur engagement, de plus, en fonction des périodes, j’ai différent coup de cœur, aujourd’hui, j’aime beaucoup le travail chorégraphique d’Akram Khan, britannique originaire du Bangladesh qui allie danse contemporaine et danse kathak. 

Un repas préféré ? Morue et racines (ignames, madères, bananes vertes) marinées à l’oignon avec un morceau de piment.

« Je suis fascinée par la culture guadeloupéenne, elle est riche et mérite d’être valorisée encore et toujours »

Un voyage mémorable ? Paris avec mes fils, ma sœur, mon frère et une amie sœur accompagnée de ses enfants en décembre dernier.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? Sans vouloir être nombriliste, je dirai que je suis fascinée par la culture guadeloupéenne, elle est riche et mérite d’être valorisée encore et toujours.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? Non.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Mes enfants, les enfants, la beauté de la nature que nous devons préserver !

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je vis mon rêve, je danse tous les jours !

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© Daniel.B – Spectacle Ephémère


PARCOURS


 

Quand as-tu décidé de devenir danseuse ? À 17 ans. En 2000, après l’obtention de mon baccalauréat littéraire, je prépare en alternance un B.T.S Tourisme et loisirs et travaille dans un hôtel pendant 3 ans. Le feu de la danse ne pouvant plus être contenu, je décide de me consacrer entièrement à la danse. En 2003, j’entame la formation du Diplôme d’Etat en danse Jazz, que j’obtiendrai en 2006.

Quelle a été ta formation ? Dès l’âge de 3 ans j’ai commencé le gwo ka, puis à 6 ans j’ai fait de la danse classique. J’ai exploré plusieurs techniques différentes par la suite, danses de caractère, samba, Funk, Jazz… J’ai eu une période fitness, aérobic artistique.

Avec la danse, que cherches-tu à transmettre ? La liberté d’être qui on veut, de ressentir des palettes d’émotions différentes, de se faire confiance.

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© Christian Vignes

Comment te viens l’inspiration pour créer ? Une lecture, une situation, une rencontre,un morceau…

Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Pas de difficultés en particulier.

Quelle est ta plus grande peur ? Me blesser.

« La clef est en nous et en notre capacité à toujours rebondir »

Quels principaux obstacles as-tu rencontré dans ta vie ? Je pense que j’essaie de cultiver la positivité et de tirer le meilleur, même dans les situations à priori insupportables, afin de réussir à les surmonter. Étant déterminée, je fonce quelques soient les embûches. Comme l’a dit Victor Hugo: ” il n’y a pas de situation désespérée, il n’y a que des gens qui désespèrent. ” La clef est en nous et en notre capacité à toujours rebondir.
Toutefois, je pense que mon plus grand obstacle vient de l’instabilité financière de mon activité. Comme beaucoup d’artistes qui vivent exclusivement de leur passion, les périodes de vaches maigres sont dures et il est arrivé que le découragement s’immisce dans mon parcours. Heureusement, de nouveaux projets permettent de prendre un nouveau souffle, un nouvel élan pour continuer à donner ce que je pense avoir de meilleur à partager. Vivre de sa passion est un engagement total quelque fois dénué de raison…

Des projets futurs ? Voyager, créer. 


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? Mon père et ma mère, des parents aimants, attentionnés qui me soutiennent aveuglément, mes trésors, ma force, mes piliers!

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© 7 sur 7

Si tu étais une personnalité qui a marqué notre histoire, ce serait qui? Pourquoi ? L’histoire s’écrit aussi au présent, je parlerai de quelqu’un qui est jeune et qui laisse des traces intéressantes à mon sens, Christine Kelly. Sa détermination, sa rigueur lui ont fait conquérir des sphères peu accessibles aux femmes. Elle s’engage notamment dans des actions humanitaires.

Quelle est ta principale source d’inspiration ? L’immensité de la nature.

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© Compagnie L’essens


MESSAGE


 

« Vous avez tous des choses à réaliser […] « essayer c’est une obligation », oser entreprendre pour se réaliser et réaliser »

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© Jimi Kelly – Concert Akiyo, 02/02/2013

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ? Vous êtes tous uniques, précieux, respectez vous et ayez confiance en votre potentiel! Vous avez tous des choses à réaliser, comme le dit souvent un homme important dans ma vie: « essayer c’est une obligation », oser entreprendre pour se réaliser et réaliser.

Quelle direction devrait-on suivre en faveur de notre société guadeloupéenne ? le travail du docteur Henry Joseph et de toutes les personnes qui oeuvrent avec lui, c’est méritant et remarquable. Apprendre à vivre avec ce que notre environnement immédiat nous donne, être conscient de l’espace abondant et généreux qui nous entoure.

Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? depuis peu de temps un collectif « Pli bèl la ri » réhabilite plusieurs maisons de l’ancien Pointe-à-Pitre.

Un mot pour la fin ? Limyè.

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© Daniel.B – Spectacle Ephémère

 

Propos recueillis en Juillet 2015


Megguy Bordée, Chorégraphe

Megguy Bordée est chargée de projet, chorégraphe de gwoka et fondatrice de la Compagnie l’Essens. FEMME Talentueuse, découvrez-la…

“Chercher la difficulté pour devenir courageux” 

 

Nom: BORDÉE Prénom: Megguy

Âge: 28 ans Couleur préférée: Rouge

Dicton: « C’est lorsque l’homme parle en son nom qu’il est le moins lui-même donné lui un masque il vous dira la vérité » Oscar Wilde

Activité professionnelle: Chargée de projet

Lieu de résidence: Baie-Mahault, Guadeloupe

Contacts: La page Facebookle site

 


PORTRAIT 


 

Peux-tu te décrire en quelques mots ? J’ai espoir en demain, je mets ma volonté au service de cette cause future. Je suis une femme claire et déterminée.

Et en un mot ? Précise.

Que fais-tu de ton temps libre ? Je prépare mon temps plein !

Face à une situation positive, comment réagis-tu ? Et une situation irritante ? Je suis ravie des situations positives, mais je les trouve plus ou moins fausses, car après le beau temps il y a la pluie, je pardonne mais je n’oublie pas, je crois qu’il est important de rester sur ses gardes, surtout après la victoire et durant les moments joyeux. Les situations irritantes sont la raison de mon combat, ce pourquoi je travaille. Il n’y aura de véritables situations positives que quand nous aurons fait disparaître toutes les situations irritantes.

Dans ta playlist, on trouve qui ? London Grammar, Kolo Barst , Edith Lefel, Withney Houston, Schubert, Mozart, l’Opéra Rock de Mozart.

Ton artiste préféré ? Edith Lefel, car je trouve passionnante sa vision artistique : elle a une manière élégante d’aborder de la vie, une musicalité parlante, un art de dire les choses. J’apprécie également sa présence féminine, son imposante éloquence. 

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Edith Lefel, 1992

Ton repas préféré ? Malgré les grands plaisirs que j’ai à déguster certaines spécialités, le repas que je pourrais manger tous les jours est simplement à base de bananes jaunes, patates douces et court-bouillon de poisson.

 

“Il y a en moi une force, une Megguy non palpable, qui se souvient de tout et m’apporte une aide nouvelle au moment opportun.”

Un voyage mémorable ? Mon voyage en Italie fut marquant car il m’a permis d’apprécier une architecture flamboyante, et de me plonger véritablement dans un cadre historique. Ce fut un voyage d’art très parlant pour moi, me permettant de revisiter et d’imaginer cette conquête de l’Homme, qui est celle du travail, de la grandeur, du pouvoir, et sa recherche de la beauté.

A travers ton expérience personnelle, quelle culture te fascines et pourquoi ? J’ai une profonde fascination pour la culture nippone. Les japonais sont vraiment marqués par une sagesse dont ils ne se vantent pas, et que personne n’oserait mettre en cause. J’apprécie son rapport à la matière et l’exclusivité de leur culture artistique.

Des habitudes bizarres ? Un talent étrange ? J’ai l’habitude de donner, et l’habitude bizarre de ne pas comprendre le souhait de l’autre, quand il veut me donner en retour. Je perçois ce geste assez difficilement à vrai dire, et j’émets souvent une réaction de rejet. Parfois, quand mon moral est à zéro, après des moments durs ou de grandes difficultés, une période d’errance de l’esprit s’impose et il s’opère en moi, comme une régénération, au cours de laquelle apparaît une nouvelle personne, qui a pardonné, et se retrouve au final, à remercier ces moments qui lui ont permis de grandir davantage. 

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©Kafé Foto – Spectacle de danse l’Apocalypse “La fin de rien…”, Mai 2015

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir généralement ? Il y a en moi une force, une Megguy non palpable, qui se souvient de tout et m’apporte une aide nouvelle au moment opportun.

Si demain tu décidais de tout arrêter pour vivre ton plus grand rêve, tu ferais quoi ? Je referai ma vie, car au final je fais ce que je veux vraiment, et quand je voudrais autre chose, je me donnerai les moyens pour y arriver.


PARCOURS


Quelle a été ta formation ? Je ne conçois pas la formation d’une manière identique à la plupart des gens : pour moi il s’agit d’un état d’esprit, voire plus que cela, c’est un plan qui existait bien avant moi et dont je ne suis que le produit. C’est quelque chose qui me dépasse, le chemin par lequel je « deviens », et je m’ « accomplis » avec le temps. 

Comment est née ton école de gwoka Kleth-Nika ?  L’apparition de Kleth-Nika est due à une histoire de destin : on peut dire qu’elle marque le franchissement d’un pallier dans ma vie. J’ai ressenti que le moment était arrivé pour réaliser ce projet.

Comment te vient l’inspiration pour créer ? Il est important de savoir que je suis solitaire, tout en appréciant le contact à l’autre. Ces moments passés avec moi-même sont très importants, ils me permettent d’entendre la voix de mon corps, j’ai d’ailleurs écrite une pièce nommée « La voix du corps ». C’est cette errance de l’esprit, semblable à un voyage indispensable, qui me permet de percevoir ma musicalité essentielle, et qui m’invite à partir dans une dérision artistique, qui échoue aux rives de la nature humaine. Cette nature humaine que je pense parvenir à percevoir par ma sensibilité, et ue je retranscris dans mes œuvres.

Avant le milieu associatif, que faisais-tu ? Pendant ma jeunesse, à huit ans, j’étais à la chorale de mon église, ma voix s’est mise à la disposition du chant et au service des autres. A onze ans j’étais chef de chœur de cette même chorale, où j’ai pu observer les différentes voies de la musicalité. Ce sont ces souvenirs qui résonnent encore dans mes démarches, de manière anachronique on peut dire que ce fut véritablement une expérience bénéfique pour mon art actuel. Du chemin a été fait, je ne le nie pas. Mais quand je vois la place qu’on propose aux musiciens de gwoka, les cachets parfois indécents, le fait que les gens s’en tapent. Le fait aussi que ça paraisse normal à ces mêmes gens de payer une fortune et de remplir un stade pour un artiste national ou international en vogue, alors qu’il leur est inconcevable de supporter leurs artistes locaux. Je ne tire pas que sur le peuple guadeloupéen, c’est un phénomène mondial. Mais chez nous, il faut aussi compter avec l’aliénation culturelle qui fait encore des ravages.

“Mes actions s’insèrent dans la continuité de mon art : c’est mon devoir, je ne fais que les dire.”

Que défends-tu à travers tes projets ? Je ne défends rien. Si c’était le cas je serai déjà dans un rapport conflictuel avec un point de vue émis, et avec lequel je ne suis pas d’accord. Plutôt que de m’y opposer, je cesse juste de lui donner vie dans mon existence. Se défendre, ce serait accepter d’être sous l’emprise, d’être soumise à cette justice que je trouve inadaptée. Je peux juste dire que mes actions s’insèrent dans la continuité de mon art : c’est mon devoir, je ne fais que les dire.

La reconduite de ton spectacle L’apocalypse, ta collaboration avec Romuald Seremes, Directeur artistique de Djòk … comment cela s’est passé ? J’observais Romuald Seremes silencieusement, je crois que le moment n’étais pas encore arrivé pour que nous puissions collaborer, mais peu à peu nous nous sommes rapprochés, et c’est sur le projet l‘Apocalypse que nous avons pu véritablement débuter notre travail ensemble. Aujourd’hui les choses prennent forme, il y a des hauts et des bas. Les choses sont juste ce qu’elles sont, et plutôt que d’entrer dans une logique de « norme », je fais tout pour m’adapter à la situation.

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Suivant ton expérience, quelle a été la chose la plus difficile à accomplir pour réaliser ton rêve ? Dire que j’ai atteint mon rêve serait me limiter à mon passé. En réalité j’ai un plan de vie dans mon esprit, qui évolue, il est immuable tout en étant changeant, et vice versa, je m’adapte aux aléas de la vie mais je ne crois pas à la notion d’ « arrivée », juste au « chemin ».

Quelle est ta plus grande peur ? Ma plus grande peur vient d’autrui : lorsque je rencontre des personnes, je me trouve rapidement imprégnée de leurs problèmes et je suis alors parfois bien trop investie.

Des projets futurs ? Les choses viennent à moi, de plus je ne pense pas qu’il soit bon de parler des choses encore immatérielles, il vaut mieux attendre leur réalisation.

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©Photo Alain – Romuald Seremes, Megguy Bordée et Stella Moutou (De Gauche à Droite), Spectacle de danse l’Apocalypse “La fin de rien…”, Mai 2015


INSPIRATION


Qui est ton modèle dans la vie ? C’est celui qui a accepté de me conter mon moi en me révélant des choses que j’ignorais, et en me rappelant des choses que j’oubliais à mon propos ; celui qui m’a donné confiance en moi : il vient équilibrer l’atmosphère qui m’entoure, compléter mon être, tout en étant opposition, il est idéal.  

Quelle est ta principale source d’inspiration ? Il est parfois bon d’aller à l’essentiel, ainsi, je reviens sur la question précédente en la définissant en un mot : ma moitié.


MESSAGE


 

“Profiter des difficultés, des personnes qui nous barrent la route, et de tous les obstacles, pour viser encore plus haut”

Que dirais-tu aux jeunes et moins jeunes guadeloupéens pour les motiver et les pousser à vivre leurs rêves ?  Je leur dirai de chercher la difficulté pour devenir courageux. Je pense qu’il faut avoir un plan dans sa vie, se fixer des objectifs, puis mettre toute notre force et notre sérieux (sincérité) à les mettre en œuvre. Je pense qu’il faut voir les choses avec un point de vue constructif, et qu’il faut profiter des difficultés, des personnes qui nous barrent la route, et de tous les obstacles, pour viser encore plus haut, travailler encore plus. Tout ce travail passe par une foi certaine, et une conviction pour la mettre en forme. Tout dans la vie répond à une logique d’organisation, de gestion, et ne pas agir de la sorte, c’est avoir un destin semblable à une boule qui dégringole jusqu’au néant.

Quelle direction devrait-on suivre pour améliorer notre société guadeloupéenne ? Maryse Condé est pour moi un véritable exemple de l’investissement ; à travers ses œuvres on a clairement pu reconnaître une rythmique antillaise : en plus d’ouvrir le monde à nous, elle nous ouvre au monde, j’ai envers elle une grande admiration.

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Quelles actions positives de compatriotes admires-tu ? J’admire le déroulement de l’histoire haïtienne et le courage dont fait preuve le peuple de cette île, et ce malgré toutes les difficultés auxquelles il est confronté.

Un mot pour la fin ? Je n’aime pas parler de fin, je suis la première à parler de la « fin de rien », parce que selon moi, les choses s’inscrivent dans une chronologie qui se bonifie à chaque instant davantage. Chaque seconde nouvelle, remplie d’espoir et de l’expérience que nous apporte l’histoire passée, nous pouvons tout changer, ce qui est un véritablement cadeau. Pour moi, il n’y a pas de problème, que des solutions, pas de fins, que des débuts. Il est important de ne pas accepter tous les cadres que l’on nous propose, et véritablement s’inscrire dans l’unicité, tout en étant dans l’harmonie, et d’avancer sereinement vers la continuité, demain, l’éternité…

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COMPAGNIE L’ESSENS

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Propos recueillis en Avril 2015